Une plume

Quand Mme Cavalli avait demandé sa demi-baguette, comme à l’accoutumée, la boulangère l’avait bizarrement regardée. Une guirlande électrique clignotait au-dessus des rangées de bûches piquées de sapins verts et de bonshommes rouges… la boulangère avait de gros yeux gris étonnés, qu’écarquillait un début de pitié.

Mme Cavalli avait bafouillé, gênée… : « Et… une bûche aussi, bien sûr… une petite bûche… »

Sur l’étal il n’y en avait que des grandes, des six, des huit, des dix, des douze et des vingt parts. La boulangère parut s’agacer. 

« Enfin, je voulais dire… assez petite… pas trop grosse… une bûche pour deux… « 

Finalement, la boulangère était allée chercher dans l’arrière-boutique une bûchette de la veille, qu’elle avait soigneusement emballée cependant, dans un carton orné de flocons argentés et noué d’un ruban rouge et vert. Déjà elle souriait au client suivant : « Monsieur Ledru ?… « , sans plus s’occuper de Mme Cavalli. On faisait queue. 

Au-dehors le froid était vif. Heureusement, Mme Cavalli avait pris son écharpe de laine et ses gants. Le petit paquet de la bûche ballotait à son bras droit, tandis que du gauche elle serrait sa baguette. Elle ne pourrait pas passer à la charcuterie prendre sa tranche de jambon, avec ce chargement qui l’encombrait, et puis, après la dépense de la bûche…

Il allait falloir se priver de jambon pendant quelques jours, et rattraper les 12 euros cinquante que le gâteau avait coûté. C’était ridicule, évidemment, de n’avoir pas pu soutenir le regard surpris de la boulangère, cette sotte compassion qui commençait à y germer. Ridicule d’avoir cédé à cette sorte de honte qui l’avait saisie, en prenant sur le comptoir sa demi-baguette toute terne et maigrelette dans son papier grisâtre, sa demi-baguette solitaire et sans grâce, dans le clignotement criard des guirlandes et des dépenses de la fête.

Des gens seuls à Noël, pourtant, il y en avait tant.

Surtout à son âge.

Et c’était bien normal.

Il avait toujours semblé à madame Cavalli que la vie – du moins ce qu’elle considérait comme la vie normale – se partageait en deux : un temps pour grandir dans une famille, puis pour avoir soi-même une famille. Un autre temps, pour être veuve, et, dans le pire des cas, si ce temps durait trop, voir aussi mourir ses enfants.

C’était ainsi, cela avait toujours été ainsi.

Elle avait perdu son mari. Puis le temps lui avait trop duré, et elle avait perdu sa fille. Elle avait perdu ses quelques amies, et presque toutes ses connaissances, au fil des déménagements et des décès. Elle était entrée lentement dans le temps de la solitude, où l’on se recouvre de noir avant de disparaître dans l’ombre. Qu’y avait-il d’étrange à cela ? Elle l’acceptait comme une loi de nature dont elle ne pouvait songer à se plaindre.

A son âge, être seule à Noël, c’était d’ailleurs si commun, que la municipalité se sentait obligée d’organiser un repas de « cheveux blancs », tous les ans.

Mme Cavalli soupira. Cette année, malheureusement, elle n’irait pas aux « cheveux blancs », où elle aurait pu retrouver les deux ou trois connaissances qui lui restaient encore. Non, elle n’irait plus, à cause de ses jambes qui devenaient si mauvaises et qui peineraient trop à grimper les hautes marches de l’autobus, à se tenir en équilibre jusqu’à ce qu’elles parviennent à la place assise qu’une bonne âme, peut-être, lui aurait libérée, puis à descendre sans tomber, ensuite, une fois parvenue à son arrêt.

Ce n’était plus pour elle, ces longues expéditions en autobus. Et certainement, il y avait eu, parmi les destinataires de l’invitation, des dizaines de vieux qui avaient décidé comme elle de rester seuls chez eux. La pie de l’étage du dessous, tiens, elle n’y allait jamais, elle, par exemple…

Franchement, être seule à Noël, à son âge, il n’y avait rien là de surprenant ni d’anormal, pensait Mme Cavalli, encore moins de quoi se sentir honteuse. D’ailleurs, est-on jamais vraiment seule, quand les souvenirs vous pressent et que les fantômes du passé murmurent sans cesse autour de vous ? 

Mais la boulangère, avec ses gros yeux pâles, l’avait regardée d’un air si… enfin, voilà, elle s’était cru obligée, pour donner le change, d’acheter cette bûche dont certainement elle n’aimerait pas le goût sucré, d’emporter ce paquet qui maintenant l’encombrait, et dont l’absurde dépense grèverait son budget pour la semaine entière. Quelle sottise, avec ces minimums qu’ils vous donnent…

Pour se distraire de ses réflexions fâcheuses, et pour fuir les rues qui la fatiguaient, avec leurs décorations aveuglantes, leurs musiques trépidantes, et leurs foules d’acheteurs endiablés, si pressés de faire emballer les cadeaux pour le soir, Mme Cavalli décida de rentrer par le parc.

Il était obscur et désert. Au moins elle pourrait s’installer sur son banc favori…

Celui du rond-point central, sous le grand sequoia. Sempervirens. Celui qui était si bien situé, face à la petite fontaine, et qui était si rarement libre.

Elle posa son paquet sur le banc. Les flocons argentés du papier d’emballage luisaient dans la pénombre. Après tout, cette bûche, même si la crème, comme toujours, se révélait trop sucrée, éclairerait peut-être sa soirée. Elle se détendit un peu.

Elle aimait cette place, face aux chemins qui s’ouvraient en étoiles… comme des fleurs de vie… pensa-t-ellec’était curieux cette expression qui lui était venue. Elle n’était pas poète, pourtant, elle avait fait si peu d’études. En ce temps-là, dès le certificat, allez hop, on vous cherchait une place, avant que le mariage ne vous attache à un homme et à un foyer.

On ne discutait pas, en ce temps-là. Et on ne songeait pas à se plaindre non plus. Et c’était bien normal.

Pourtant, ici, sur ce banc… à l’ombre de Sempervirens

Ici, elle avait toujours eu l’impression que les chemins s’ouvraient, s’offraient à deviner et à choisir, tranquillement vous parlant de carrefours et d’embranchements, de commencements et de recommencements, de demi-tours et de retours.

C’était, décidément, le banc qu’elle préférait. Pour la vue. Et pour les chants aussi, au printemps. Car l’arbre immense vous faisait de ses branches un toit semé d’oiseaux. Mais par ces jours d’hiver, ils restaient silencieux, à attendre.

Elle retira l’un de ses gants, cassa délicatement le croûton de la baguette, l’émietta, et répandit sur le sol un petit tas qui attira aussitôt une troupe de pigeons. C’était interdit, elle le savait bien, de nourrir les pigeons, mais dans les parcs le règlement n’était guère appliqué, et du reste il n’y avait personne pour l’observer – ça vous changeait, quand même, de la pie du dessous, toujours à tout surveiller, à vous espionner… 

Mais les pigeons n’avaient pas eu, cette fois, le temps de picorer grand chose. Voilà qu’ils s’enfuyaient déjà. Une petite fille en manteau vert passait comme un éclair sur une trottinette d’un rouge très vif.

Les boucles de la petite fille volaient autour de son petit chignon, la trottinette fonçait comme un bolide, propulsée par ses pieds agiles, c’était une joie de la voir passer.

Madame Cavalli se souvenait très bien d’avoir eu, enfant, une trottinette du même rouge. Et même, en y réfléchissant, un petit manteau de ce modèle très court, vert également, qui laissait voir la jupe plissée grise… et… oui, et aussi un chignon dont les boucles s’échappaient toujours. Les enfants ne sont-ils pas toujours les mêmes ?

Deux ou trois pigeons étaient revenus. Et même un petit pinson qui n’avait pas encore osé s’approcher. Madame Cavalli tenta de leur offrir encore quelques beaux morceaux de son quignon. Peine perdue :  la petite fille repassait déjà, volant sur sa trottinette, avec son manteau vert déboutonné et ses boucles au vent, de plus en plus ardentes à s’échapper du chignon étroit qu’on avait posé sur sa tête comme un petit couvercle.

Sa mère, autrefois, madame Cavalli s’en souvenait fort bien maintenant – et pourtant c’était un de ces petits détails qu’elle aurait cru avoir oubliés – mais oui, sa mère, elle s’en souvenait parfaitement, lui attachait toujours les cheveux de cette façon, haut et serré, et elle, sous ce chignon étrange, avait toujours l’impression qu’on l’avait chapeautée d’une sorte de couvercle.

Les mères sont ainsi. Elles ont toujours été ainsi, et les petites filles, chevauchant leurs trottinettes, leurs vélos ou courant de toutes leurs forces sur leurs jambes nues, rêvent de s’envoler dans leurs boucles défaites, vers on ne sait quel ciel, sur on ne sait quelle route.

La petite fille repassa encore, si vite, si vite. Ces routes en étoiles, finalement, ne vous offraient que l’illusion du choix, et vous ramenaient toujours au même point… Madame Cavalli se pencha, essayant de distinguer le visage de l’enfant, mais il faisait déjà si sombre, et la trottinette galopait endiablée, au rythme accéléré du petit pied qui la propulsait, hop, hop hop ta ka tak ! Quand elle revint, encore, ta ka tak, hop ! Mme Cavalli lui aurait bien fait un petit signe, mais l’enfant n’avait pas le temps, pas le temps… 

On entendit une femme appeler au loin, puis le gardien sonna la cloche. Il était presque cinq heures, le parc fermait. Madame Cavalli se leva péniblement. Elle s’efforçait de rajuster sur son bras droit le carton de la bûche, et de serrer sur son bras gauche la demi-baguette, sans perdre l’équilibre, quand sur le sol, à ses pieds, elle aperçut une plume. Une plume très longue. Elle se pencha avec peine, et, de ses doigts glacés qu’elle avait de nouveau gantés, difficilement, la ramassa.

Elle fut surprise de sentir sous ses doigts raidis, à travers l’épaisseur de la laine, la tiédeur de la plume… comme si elle venait à l’instant de tomber du corps ardent d’un oiseau.

Un oiseau. Mais quel oiseau ? Les pigeons qui s’étaient attroupés tout à l’heure paraissaient si ordinaires. Et le pinson était si petit, si timide. Y en aurait-il eu un, pourtant, un oiseau bien plus grand que les autres, que dans l’obscurité elle n’aurait pas remarqué, et qui aurait été doté de ce plumage merveilleux, capable d’irradier dans le froid de décembre tant de douce chaleur ?

Madame Cavalli n’avait pas fait d’études. Elle n’était pas habituée à trouver des réponses à ses questions. Aussi se contenta-t-elle de garder dans ses mains, serrée par les deux bouts, la longue plume tiède qu’elle venait de trouver et, de son pas vacillant, elle s’efforça de gagner la sortie. Le gardien avait déjà refermé le portail à clé. Elle secoua la grille.

De loin, il l’entendit, et vint rouvrir en grommelant, se plaignant d’être retardé, un soir comme celui-là ! une veille de Noël ! Madame Cavalli n’osa pas lui parler de l’oiseau. Quant à la petite fille, elle l’aurait volontiers interrogée, car elle devait en savoir long, mais elle avait disparu.

Elle avait deux étages à monter. Ce n’était pas rien, deux étages.

Elle rassembla ses forces. L’escalier résonnait de musiques et de voix. On entendait tinter les casseroles, et des portes claquaient. Des odeurs de volaille rôtie et de chocolat fondu se mélangeaient à des odeurs plus âpres de cannelle et de rhum.

Un jeune couple portant un gros bouquet d’oeillets blancs la doubla d’un pas léger. Des oeillets… elle avait offert un bouquet d’oeillets, elle aussi, aux parents d’Albert, quand elle étaient venue, pour la première fois, les rencontrer en fiancée, un autre soir de Noël. Un  bouquet d’oeillets blancs, fragiles et menus, qu’on avait posé sur le buffet, près du grand vase empli de plumes de paon.

Sur le palier, elle s’arrêta pour souffler un peu, et entrevit l’appartement des Foucher, avec son sapin clignotant, son grand ficus escaladant les plafonds, et ses guirlandes accrochées aux lustres, tandis qu’on faisait entrer en l’embrassant le jeune couple au bouquet. Et cette odeur de dinde rôtie, cette chaleur grasse et cette rumeur de bavardages qui s’échappait dans la lumière.

Le deux pièces lui parut froid et inhospitalier lorsqu’elle poussa la porte. Ce silence. Cette odeur de renfermé… elle posa son petit chargement sur la table de la cuisine, retira ses gants, et, prudemment, effleura la plume de ses doigts nus.

C’était, décidément, une plume bien étrange, aussi tiède qu’un corps, et qui paraissait ronronner sous les doigts, comme un animal vivant. Et si longue, et si belle, dans ses teintes irisées, si extraordinaire qu’on aurait dit qu’elle était tombée, non de l’aile d’un oiseau, mais de celle d’un… Voyons, quelle idée ? Qui donc croyait encore à de telles sornettes ? Mme Cavalli n’avait pas fait d’études, mais elle savait parfaitement qu’il y avait des choses possibles et d’autres impossibles, et que c’était comme ça, qu’il fallait éviter de rêver et d’imaginer des choses qui ne pouvaient pas être. 

C’était dommage, tout de même, que le gardien ait été de méchante humeur, et que la petite fille ne se soit pas arrêtée. Ils auraient su, eux, certainement, de quel oiseau il s’agissait. Le parc renfermait tant d’oiseaux magnifiques. Ces faisans d’Amérique, par exemple, qu’on avait lâchés à l’automne, et qui étaient dans les massifs comme des fleurs dorées…

Elle les avait tant admirés, cet automne, redoutant que des chasseurs les aperçoivent et les abatttent – comme s’il avait pu se trouver des chasseurs dans les parcs, quelle idée ! Y avait-il encore des chasseurs, d’ailleurs, maintenant que tout le monde habitait en ville ? 

Soudain, elle fut frappée par l’odeur… cette odeur de résine, soudain… est-ce que pourtant la pièce ne sentait pas le renfermé, tout à l’heure, quand elle était entrée ? Cette odeur de pin frais, qui maintenant s’imposait… c’était la même odeur, exactement, qui emplissait, autrefois, le soir de Noël, la grande pièce du bas, dans la maison de ses parents.

Son père choisissait dans le bois voisin, chaque année, un sapin qu’il marquait, puis qu’il venait cueillir au matin de Noël, avant l’aube, dans la longue nuit du solstice, quand le garde forestier n’était pas encore levé, et que personne n’osait s’aventurer entre les arbres sombres. Et il le rapportait à la maison, dans son odeur de sève et d’aiguilles vertes. C’était une senteur si puissante et si fraîche qu’elle l’emportait sur toutes les autres – sur l’odeur de salpêtre qui se dégageait des murs poudreux, sur l’odeur de cendres qui montait de la cheminée, les jours de pluie, sur l’odeur de soupe qui imprégnait les vêtements et les cheveux de la mère. La senteur même de la vie, s’écoulant de la sève de l’arbre qu’on avait arraché à ses racines, mais qui n’avait pas encore pu comprendre qu’il était mort. Qui s’élançait toujours dans ses veines battantes vers le grand ciel où tant d’oiseaux l’attendaient. Et qui peut-être – oh, chaque année, elle l’avait tant espéré – ne sècherait jamais dans ses aiguilles vaincues, au sommet du bûcher, dans l’appentis chapeauté de lauzes.

Cependant, la plume paraissait luire dans l’obscurité, comme si elle avait possédé une lumière propre. De quel oiseau avait-elle donc tissé l’aile ? C’était, finalement, un beau cadeau, que les pigeons du parc qu’elle nourrissait avec persévérance, étaient venus lui faire… Elle qui croyait ne plus jamais recevoir de cadeaux…

Elle était fatiguée, cette sortie l’avait épuisée…

Elle s’assit à la table, défit le paquet de la bûche, observa le gâteau qu’elle avait commandé en hâte et sans désir… il paraissait appétissant, cependant, particulièrement appétissant même, à la lumière dorée de la plume…

Elle posa un doigt dans la crème, le lécha…

C’était dommage, c’était vraiment dommage que la petite fille en trottinette ait disparu si vite. Elles auraient pu, ensemble, s’asseoir devant la bûche, y plonger les doigts et se les lécher. Et rire, ensemble, parce que c’était si bon. Et, ensemble encore, dessiner sur leur cahier d’école cet oiseau merveilleux, venu d’Amérique ou peut-être de bien plus loin encore, qui avait laissé tomber pour elles deux cette plume.

Madame Cavalli se sentait de plus en plus fatiguée. Son coeur… son coeur… il lui semblait … qu’elle allait… s’endormir… Son corps penchait. La plume sur la table, la regardant de ses grands yeux de paon, irradiait comme la braise, autrefois, quand le vent respirait au-dessus du feu mourant de la cheminée.

Lorsqu’elle s’affaissa tout à fait, une longue caresse souple effleura ses cheveux dépeignés, dorant ses mèches blanches dans un souffle d’air tiède.

Et si personne ne la vit s’envoler, sous l’aile immense et lumineuse qui l’entraînait là-haut, très haut, si haut, par la fenêtre mal fermée qui venait de s’ouvrir d’un coup sec – hop ta ka tak hop !  

Et si personne n’arrêta son élan d’un cri d’horreur et d’incrédulité,

c’est parce que les voisins étaient tous occupés à préparer la table de Noël pour la famille qui sonnait déjà à la porte, 

que les enfants rappelés par leurs mères ne jouaient plus qu’à guetter l’invité de la nuit,

et, surtout, surtout, parce que la pie de l’étage du dessous, la vieille qui passait sa vie derrière son rideau à espionner le monde entier, ayant finalement décidé d’inviter sa voisine du dessus, glissait déjà dans l’escalier, légère de sa générosité revenue, comme une jeune hirondelle.

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7 commentaires pour Une plume

  1. jill bill dit :

    Ce monde a t’il encore une place pour nos grands « aînés », qui ne consomment plus ou peu… ce monde de profits qui n’a plus de coeur… madame Cavalli sans famille, que personne ne regrettera, un fait divers, qui passera comme passe la nuit de Noël… merci, JB

  2. Quichottine dit :

    J’attendais cette fin, même si je ne l’avais pas vue ainsi.
    Toute sa vie qui défile dans ton récit, les souvenirs, les pensées, l’environnement qui ne voit pas ce qui se passe…
    Tu m’as fait pleurer, Carole, mais j’aime énormément cette page.
    Passe un bon Noël. Je t’embrasse fort.

  3. Pastelle dit :

    Tes histoires sont toujours bouleversantes, et si bien écrites…
    J’espère qu’elle ne s’est pas vraiment envolée, juste endormie, que sa voisine va la réveiller, et qu’elles vont passer une bonne soirée ensemble.
    Un doux Noël à toi….

  4. almanito dit :

    Trop tard pour la pie, la belle plume irisée a emporté madame Cavali..
    En te lisant je me disais que la vraie misère, c’est d’ignorer que des choix sont possibles et de passer sa vie à subir. pourtant Il suffit parfois de presque rien, une plume…
    Merci Carole pour ce conte très émouvant, belle fin d’année.

  5. Alain dit :

    C’est un très beau conte de Noël que vous nous offrez, Carole. Une vie n’espérant plus rien qui s’envole emportée par une plume. Je repense aux derniers mots d’un poème de Lorraine qui est partie, elle aussi, en début d’année :

    « Je fermerai les yeux. Et mon coeur allégé
    Suivra sans hésiter l’appel vibrant des cloches… »

  6. Francis dit :

    Quitter ainsi les affairés de noël, partir en tandem sur la trottinette d’une fillette aillée, rejoindre là-haut le repos éternel… Était-ce de mauvais augure ?
    Merci Carole pour ce bon moment passé à te lire

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