La rétrécicine

Vous en avez peut-être entendu parler… le mal-logement, on appelait cela… en ces années lointaines…

Une maladie des temps passés. Une maladie éradiquée désormais, grâce à notre gouvernement, et à notre chère rétrécicine…

Moi, par exemple, je mesurais un mètre 89, en ce temps-là, et je vivais, comme aujourd’hui, dans mes 5 mètres carrés. Juste 5, avec une petite rallonge sous mansarde qui me permettait d’étendre un peu mes pieds sur le lit, la nuit. Vous pouvez vérifier ! Prenez la toise, allez-y, mesurez ! Juste 5 mètres carrés à 2 mètres 20 de hauteur sous plafond… On a du mal à y croire, mais c’étaient les règles d’alors. Nous avons changé cela, bien entendu… Car, si vous mesurez à la hauteur aujourd’hui réglementaire de 1,05 mètre sous plafond, vous atteindrez, calculez vous-même si vous ne me croyez pas, mais vous atteindrez, je vous assure, réellement un peu plus de 8 mètres carrés. Un beau logement, n’est-ce pas ? un agréable studio…

Mais à l’époque, 5 mètres carrés pour un grand gaillard comme moi d’un mètre 89, quel cauchemar c’était ! Imaginez seulement… les sacs pendus au mur et au plafond, parce qu’il n’était pas question d’installer de vrais meubles, en-dehors du lit pliant fixé contre la lucarne bloquée – et du réchaud oscillant sur le petit évier… imaginez, les sacs de plastique accrochés partout sur les murs et sur le plafond, le système de ficelles pour les monter et les descendre, les uns après les autres, quand j’avais besoin d’un mouchoir ou d’un pantalon… et les casseroles en équilibre sur le réchaud oscillant, perpétuelle menace d’incendie… le lit que je dépliais chaque matin pour en faire une table munie de son petit siège (on vendait de ces lits spéciaux, en ce temps-là !), puis que je repliais chaque soir pour en refaire un lit… Et le pire, le plus torturant parmi tant de tortures : mon dos tordu, qui avait fini par prendre l’angle exact de la mansarde… une vie à 45 degrés, voilà ce qui m’était échu, alors, une vie rétractile, comme les ailes de certains insectes, que je pliais pour qu’elle tienne dans mon antre, et que je dépliais de plus en plus difficilement, quand j’en sortais, parce que mes vertèbres, à force, vrillées et rouillées… mais je vous fais grâce des détails…

Alors, quand il a frappé à ma porte, l’inspecteur du mal-logement, vous vous doutez que je l’ai bien accueilli.

C’était un homme grand, large, qui emplissait l’appartement. Je me tenais devant lui, collé contre l’évier, pressant le réchaud instable heureusement encore éteint à cette heure matinale.

—Vous nous avez adressé une réclamation… Je viens pour mesurer, a-t-il déclaré de sa voix ferme et forte. Et il a tout vérifié au mètre-ruban.

—5 m2 à 2 mètres 20 sous-plafond : j’ai le plaisir de vous annoncer que vous êtes éligible.

—Eligible ? ai-je répété, un peu surpris, car j’ignorais que les mal-logés risquaient de perdre, en plus des heures innombrables qu’il leur fallait consacrer à se plier et à se déplier, le droit fondamental et citoyen d’accéder un jour aux nobles fonctions d’élu… Je suis… éligible ?

—Oui, bien que célibataire et sans enfants. Mais si vraiment mal-logé que vous êtes pleinement éligible au programme de rétrécicine dont nous mettons en place la première phase.

—Le programme de rétrécinine ? Mais… c’est déjà si petit, ici, vous ne voulez pas dire, au moins, que…

—Non, rassurez-vous. Il s’agit tout au contraire de redonner à chaque mal-logé une certaine quantité d’espace à vivre. Le double ou le triple, selon les options. Mais j’ai le plaisir de vous annoncer que vous êtes éligible au programme maximal, soit un doublement net à deux mètres 20 au sol de la surface de votre logement, et, à 1,05 mètre – qui deviendra la nouvelle hauteur minimale dans la future réglementation – une multiplication par 2,8 environ – ce qui fera de votre actuel mal-logement de 5 mètres carré un confortable studio d’une surface relative – tout est dans cette notion de relativité, bien entendu – d’une surface relative, donc, d’environ 14 mètres carrés. Ce que nous conviendrons d’appeler, selon la nouvelle réglementation, un « équivalent-14 ».

—On va me reloger, alors, c’est ce que vous êtes en train de me dire ?

—Vous reloger… ? Non, bien sûr que non ! On ne relogera personne. Personne, vous m’entendez bien ! Nous n’en avons pas les moyens. Il s’agit de toute autre chose. Il s’agit, en réalité, de modifier les proportions. Tout est affaire de proportions, vous l’admettrez, en matière de logement comme en tout autre domaine. Vous, par exemple, vous mesurez… 1 mètre 89, selon les mesures que vous avez vous-même fournies à l’Office national d’identification.

—1 mètre 89, en effet. Lorsque je parviens à me tenir droit…

—Naturellement. Mais vous êtes assez mince en revanche : en aucun point de votre corps vous n’atteignez plus de 32 centimètres de largeur, toujours selon les mesures que vous avez vous-mêmes transmises et qui, à vue de nez ou d’oeil, me semblent justes. Si bien que dans un espace exactement égal à 5 mètres carrés, la surface de votre seul corps correspond approximativement (vous me pardonnerez d’arrondir) à un neuvième de la surface du logement. L’idée est de ramener cette proportion à un vingt-troisième, ce qui transformera votre actuel mal-logement en ce qu’on pourra à juste titre appeler un logement décent. A condition, bien entendu, de modifier légèrement la porte et la fenêtre actuellement bloquée par le montant du lit pliable, et d’abaisser l’évier – mais tous ces petits travaux seront entièrement pris en charge par l’Etat – du moins pour les bénéficiaires de la première phase de notre programme de rétrécicine… Ensuite, je tiens à le préciser, lorsque le programme sera devenu obligatoire, après observation des résultats des tests de la première phase… ensuite, ce ne sera plus le cas, évidemment, et les bénéficiaires devront prendre en charge eux-mêmes ces frais…

— Alors là, vous prenez tout en charge… ?

—Tout. Et nous vous verserons en sus une prime d’état qui couvrira le montant de votre loyer pendant six mois…

—Une prime ? vous dites bien une prime ? de « six mois de loyer » ?

—Exactement. La prime est calculée en fonction du loyer, et pondérée selon le montant des allocations déjà perçues par le bénéficiaire. Mais votre dossier faisant apparaître que vous êtes chômeur et que vos droits ont expiré, vous pourrez solliciter le montant maximum, soit six mois.

Là, je dois m’interrompre pour préciser qu’à cette époque, étant, en effet, comme l’inspecteur venait de le rappeler cruellement, au chômage et bien au-delà de ce qu’on appelait alors la « fin de droits », il y avait deux mois que je n’avais pas réglé mon loyer. J’en étais à attendre les huissiers. Alors ce mot magique, « prime »… Ah, ce mot « prime », qu’il était doux à entendre ! – et ces « six mois » – six mois !  -, ils ont beaucoup fait, je dois le dire, pour m’aider à surmonter mes quelques réticences…

—Et comment pensez-vous… procéder ?

—Procéder ?

—Pour la… rétrécicine… Je vous avouerai que je ne comprends pas très bien de quoi il retourne et ce que vous entendez par… rétrécicine

— C’est bien simple pourtant. Vous êtes un mal-logé. Notre nouveau gouvernement ayant décidé d’éradiquer définitivement le mal-logement, honte d’un pays moderne, a élaboré un plan d’une extrême simplicité et d’une impeccable modernité.

Tout d’abord il s’agit de ne reloger personne. Il ne sera PAS question de relogement. En plein programme d’austérité et d’anti-assistanat, on ne relogera évidemment pas ceux qui ont accumulé tant de faiblesses et d’erreurs qu’ils ont fini, dégringolant d’emplois précaires en chômage, et de chômage en revenus minimaux, par être des mal-logés – ce qui suppose pourtant, je vous l’accorde, une énergie supérieure à celle des sans-logis, et vous rend d’ailleurs, je le répète, éligible.

Si on ne reloge personne, comme je viens de vous l’expliquer, il n’y a plus, vous l’admettrez, que deux solutions pour résoudre le problème du mal-logement. Deux, pas davantage.

La première, qui a déjà été testée au début du siècle dernier dans l’ex-Union Soviétique, serait la superficine. Un produit dont on enduit les murs pour les élargir et les repousser. Mais les conséquences des traitements à la superficine se sont avérés si funestes, si terrifiantes (je ne peux que vous renvoyer à ce sujet à l’étude détaillée rédigée en 1922 par le professeur Krzyzanovski), que nous avons tout à fait abandonné cette piste au profit de la rétrécicine.

La rétrécicine donc, notre deuxième solution, la seule viable, consiste – à l’inverse de la superficine – à rétrécir la taille des mal-logés, afin de ramener à un vingtième la surface relative de leur corps et de leur mal-logement, ceci afin de leur procurer l’espace de vie décent minimal calculé par les services du Ministère. Et ce sans le moindre inconvénient pour leur santé, la rétrécicine ne présentant strictement aucun danger pour l’être humain, bien au contraire, puisque le traitement divise par deux les besoins vitaux des individus traités. Et, bien sûr, sans peser aucunement sur les finances publiques, puisque les frais engagés dans la prime de réaménagement sont d’une part limités aux volontaires de la première phase du programme, et d’autre part seront très largement compensés par les économies qu’engendrera mécaniquement le volume plus faible occupé par les individus traités, qui n’encombreront plus que deux fois moins les transports en commun, par exemple, et, d’une manière générale, coûtant deux fois moins à nourrir, verront leurs allocations et autres subsides d’assistance publique réduits de moitié…

La rétrécicine ! Quelle drôle d’idée… mais pourquoi pas… je souffrais tant du dos, ce matin-là… d’ailleurs j’avais bien remarqué, depuis peu, que les rues de la ville s’emplissaient de créatures naines, charmantes, alertes et gaies… qui semblaient tout à fait enchantées de leur sort… et puis l’air me manquait. A deux dans mon mal-logement, on étouffait… la tête me tournait…

Ils devaient compter là-dessus aussi, dans les services du ministère : au volume d’air respiré par un inspecteur du mal-logement aux poumons de stentor, dans le mal-logis sans aération dont il aurait pris soin de fermer la porte d’entrée, et à l’étourdissement qui finirait immanquablement par s’emparer du mal-logé – généralement mal-nourri -, obligé de subir de longs discours administratifs et techniques… Surtout, il y avait cette histoire de prime. L’inspecteur avait bien insisté sur ce point : seuls les volontaires de la première phase du programme pourraient la toucher, et seuls ces volontaires bénéficieraient du réaménagement gratuit à leurs nouvelles dimensions de leur mal-logement devenu logement décent… Pourquoi résister ? Ensuite, le programme serait de toute façon obligatoire, et de plus obligatoire à mes frais…

Que dire d’autre ? J’étais bien un peu réticent à l’idée d’abandonner ma prestance de bel homme, mais je n’étais plus à l’âge où l’on croit qu’une silhouette élancée suffit à se frayer un chemin dans la vie. J’étais plutôt arrivé à celui où l’on rêve de se glisser quelque part dans un trou de souris, pour échapper aux soucis et aux créanciers. J’ai cédé assez vite. J’ai signé, et l’inspecteur est sorti de mon mal-logement avec son papier dûment rempli, me renvoyant en échange une grande bouffée d’air froid, en ouvrant la porte sur palier.

Deux jours après, une ambulance venait me prendre. On me fit à l’hôpital une petite piqûre, et l’intervention eut lieu en quelques minutes, pendant que chez moi s’activaient plombiers et menuisiers.

A mon retour, je ne mesurais plus que 0,89 centimètres, pour une largeur maximale de 12,4 centimètres, et mon mal-logement avait, proportionnellement à mes nouvelles dimensions, multiplié sa surface. La nouvelle surface habitable se calculant désormais pour moi, comme on m’en avait informé à l’hôpital, à 1,05 mètre sous plafond, j’étais, pour la première fois de ma vie, presque grandement logé ! Imaginez ma joie, à évoluer dans mon nouvel espace vital, à étendre mes jambes et mes bras ! Oubliés, les sacs de plastique suspendus au plafond et le lit pliant ! Oubliée, la vie rétractile et sans air, une fois retirés les montants du lit qui obstruaient la lucarne ! Oubliée, la vie de souris dans son trou. J’étais petit, certes, bien plus petit qu’auparavant, mais, chez moi, j’étais grand, j’étais roi…

Non, je n’avais pas à me plaindre.

—Mais, me direz-vous, mais l’ennui d’avoir rétréci ? Ce devait être bien plaisant, pourtant, d’être grand, d’être un Grand, autrefois ? Voilà ce que vous pensez, n’est-ce pas, et que vous n’osez pas dire, de peur de m’humilier…

L’humiliation ? Pensez-vous… Grand de taille, j’avais toujours été un Petit en esprit – comme il y a dans l’Evangile des Simples en esprit... Et puis, on avait dû en envoyer partout, de ces inspecteurs du mal-logement aux poumons d’acier et aux contrats pré-remplis, car en quelques semaines on ne vit plus dans les rues de la ville, dans les métros et les autobus, que des hordes de nains.

Nous nous reconnaissions aussitôt entre nous, non seulement à notre petite taille, mais à notre joie à nous mouvoir, à aspirer l’air dans nos poumons enfin dégagés : « les Petits », voilà comment nous nous appelions en riant. Et les « Petits », tous les relogés de la rétrécicine… ils étaient déjà des milliers… des dizaines de milliers, bientôt des centaines de milliers, puis des millions… L’écrasante majorité… ! c’était tellement évident, aux heures de pointe des transports en commun, qu’ils constitueraient pour toujours, désormais, l’écrasante majorité, que tous en éprouvaient une forme de réconfort, de satisfaction, presque d’allégresse.

Les autres, les Grands, ah, les Grands… on les voyait passer, un peu raides, installés dans leurs taxis et leurs voitures de sport. Ils évitaient les transports en commun et les trottoirs, mais lorsque parfois ils étaient malgré tout contraints de nous croiser, ils marchaient tête basse, évitant de nous voir, gênés d’abord, puis de plus en plus anxieux. Car nous, nous étions les plus nombreux, nous le savions, les plus nombreux… et eux, les Grands, on les aurait presque plaints, car leur vie n’était plus qu’un immense effort pour se maintenir à la hauteur – selon une expression ancienne qui connut alors un grand regain de popularité – : qu’ils fassent seulement une mauvaise chute, qu’ils perdent leur emploi considérable, qu’ils cessent de payer leurs beaux loyers de bien-logés, et, hop ! on les passerait aussitôt à la rétrécicine… Car la rétrécicine, ainsi que l’avait annoncé l’inspecteur, était, après la première phase de test, très rapidement devenue obligatoire, et bientôt nul mal-logé ne fut plus en mesure d’échapper au nouveau règlement sanitaire…

Voilà, vous savez tout maintenant : c’est comme cela que la population a entamé son grand rétrécissement, dans ces années lointaines et dont ne se souviennent plus aujourd’hui que des vieux comme moi. A cause de cette terrible maladie des hommes et des murs, qu’on appelait alors le mal-logement, que la rétrécicine a totalement éradiquée.

Le monde est devenu petit, voilà tout. De plus en plus petit, à mesure que les logements perdaient encore en volume, tandis que la rétrécicine gagnait encore en efficacité. Mais qu’importe, car, petit, le monde ne l’avait-il pas toujours été, au fond ? Il est devenu ce qu’il devait devenir : le petit univers où s’affairent les Petits. Et les Grands – comment aurait-il pu en aller autrement ? – les Grands… ils sont devenus l’élite visible, la noblesse, les dirigeants naturels et cependant tourmentés de ce monde nouveau.

Une multitude de Petits, de plus en plus petits. Une infime minorité de Grands, de plus en plus Grands (puisque tout est question de proportions, comme l’avait sagement énoncé l’inspecteur), de plus en plus inquiets, veillant par-dessus tout avec leurs armées de banquiers et de gardes du corps à se protéger de ces aléas de la fortune et de la vie qui auraient pu les vouer à la rétrécicine : tout cela était beaucoup plus clair, beaucoup plus rationnel, tellement plus moderne.

Un vrai progrès.

D’ailleurs qui, je vous le demande, qui donc voudrait aujourd’hui revenir à l’époque qui précéda l’invention décisive de la rétrécicine ?

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20 commentaires pour La rétrécicine

  1. almanito dit :

    Moi!
    Parce que ce ne sont pas que les corps qu’on a rétrécis, mais les cerveaux, les volontés, l’esprit de révolte, les libertés. Terrible fable car si proche de la réalité,

  2. Cendrine dit :

    Magnifique texte où la rage sourd entre les mots, avec l’absurde de normes inhumaines et un constat si malheureux… On a rétréci tant de choses, espérons que l’espérance et la générosité n’en font pas partie!

  3. Aloysia* dit :

    En voilà une idée fantastique !! Oui, c’est une fable grinçante, dans un genre où tu excelles comme toujours.

  4. jill bill dit :

    Eh bien tu nous en diras tant…. le logement reste, on change la personne, fallait y penser, bravo…

  5. Remarquable « conte philosophique », Carole.
    Un « conte » ? Pas si sûr ! Disons une réalité maquillée en « conte ».

    De ce récit, je me demande ce que Boris Vian en aurait pensé !

  6. Pastelle dit :

    Ca donne des frissons, bravo…

  7. Géhèm dit :

    Djis, c’est beau comme chez nous !
    Bravo Carole ! ma parole, tu as tout d’une grande. 😉

  8. Quichottine dit :

    Euh… si je te dis que j’ai appréhendé la fin une bonne partie de ma lecture… tu me crois ?
    En tout cas, je ne voudrais pas que l’on me rétrécisse, en fait, je ne voudrais pas qu’on invente ce système qui rendrait le rétrécissement plus facile.
    Le monde de l’élite a déjà tant de pouvoir, il ne faudrait pas lui en donner davantage….
    Ta fable, comme toujours, est magnifiquement écrite, j’adore !

  9. mansfield dit :

    Une jolie fable qui explique à la fois l’incompétence de certains face aux problèmes sociaux et l’impossibilité de se faire entendre dans bien des domaines! Les dialogues de sourds devenus des rétrécissements de pensées ne sont pas près de s’achever!

  10. Bonjour Carole,

    Avant toute chose, félicitations pour votre beau petit coin de littérature ! Quel plaisir de lire vos récits très ancrés dans notre réalité et actualité.
    J’aurais aimé pouvoir vous écrire un message privé mais je n’ai pas vu l’icône « contact », ou c’est moi qui suis une piètre utilisatrice de wordpress, tout simplement !

    Voilà, je me présente : je suis Sonia Ferreira et je fais partie d’un séminaire de traduction dont la responsable de projet est Caroline Lepage, professeure des Universités, en France.
    Sur Tradabordo, http://tradabordo.blogspot.mx/, nous traduisons aussi bien de l’espagnol vers le français que du français vers l’espagnol.

    L’idée est donc de traduire en espagnol des auteurs francophones contemporains et, c’est tout naturellement que nous nous tournons vers la France, à la recherche de textes de qualité à traduire afin de faire connaître aux hispanophones la littérature contemporaine de langue française.
    Forts du succès rencontré avec la traduction en français de nombreux auteurs hispanophones, http://lecturesdailleurs.blogspot.fr/?view=magazine, nous aimerions faire de même avec des auteurs francophones ! Cette anthologie est déjà née et n’attend plus qu’à être enrichie grâce à l’aimable collaboration des uns et des autres : http://lecturesdailleurs.blogspot.fr/2014/03/lecturas-francofonas.html?view=magazine.

    Ainsi, j’aimerais vous demander si vous acceptez de nous faire parvenir quelques-unes de vos nouvelles que vous aimeriez voir traduites (ou je peux les choisir ici dans votre blog), l’une d’entre elles sera sélectionnée pour être traduite en espagnol.
    Ce travail de traduction étant réalisé gratuitement, nous vous demandons votre autorisation pour ce faire. Nous ne recherchons d’autre but que d’enrichir le monde au moyen d’un partage bénévole.

    J’espère avoir le plaisir de vous lire bientôt !

    Bien à vous,

    Sonia Ferreira (soniafigo@hotmail.com)

    • carole dit :

      Tout d’abord je vous remercie de m’avoir lue aussi attentivement. Je suis très (très !) honorée de votre demande, et ravie à l’idée d’être traduite en espagnol, langue que j’aime beaucoup et que je peux lire (un peu) même si je ne la maîtrise pas complètement. Je vous laisse choisir vous-même les textes, ne sachant lesquels pourraient convenir à vos lecteurs. Je serai ravie de découvrir votre blog à l’occasion de ce travail de traduction ! Je le note d’ores et déjà dans mes « favoris ».

      • Génial ! Je vous remercie infiniment pour votre enthousiasme ! Je vais prendre grand plaisir à sélectionner quelques textes et vous tiendrai au courant concernant le choix final. Aussi, je vais avoir besoin de votre nom d’auteur. Je sais déjà que c’est Carole, mais pour Ch.-B, je sèche.
        Si vous préférez maintenir l’anonymat, il n’y a pas de problème, vous pouvez me l’envoyer par mail à soniafigo@hotmail.com

        Un abrazo,

        Sonia

      • carole dit :

        Je vous ai répondu… en démasquant mes initiales sur l’en-tête de mon blog. Je l’avais anonymé à la suite d’un petit incident, mais cette précaution n’est plus nécessaire.
        Vous êtes ici chez Carole Chollet-Buisson.

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