Le banc – Petite fantaisie de Saint-Valentin

—Excusez-moi, madame, je vois que vous êtes assise sur ce banc…

—En effet, monsieur.

—Cela vous dérangerait-il si je m’y installais aussi ?

—Non, monsieur, je vais me pousser un peu…

—Je sais qu’il y a d’autres bancs libres…

—En effet…

—Qu’il y a même de nombreux autres bancs restés libres, que la plupart des bancs sont restés libres…

—Vous l’aviez remarqué ?

—Cependant, excusez-moi… si cela ne vous dérange pas…

—…

—Je me mettrai tout au bout… là, tout au bout…

J’en ai pour un instant seulement, rien qu’un instant, juste le temps de…

—Je vous en prie…

—Voyez comme c’est étrange… ce banc… où nous sommes assis, on vient de le repeindre…

—En vert-feuille. C’est curieux, dans ce parc où tous les bancs sont bruns-boue.

—Oui, tout à fait curieux : on l’a repeint en vert-printemps.

—C’est ce que je disais, en vert.

—Et pourquoi justement lui ? et rien que lui ?

—Je ne sais pas monsieur, je viens seulement de m’asseoir… Peut-être qu’on n’avait pas le temps de les repeindre tous ? Ou que celui-ci est un banc spécial…

—Spécial, vous l’avez dit. Ce banc est tout à fait spécial, j’ai de bonnes raisons de le croire…

— Ah vraiment ? En effet moi aussi je l’ai trouvé spécial, quand je suis passée. Et c’est ce beau vert, qui m’a amenée à le choisir, lui, plutôt qu’un autre… cette couleur si fraîche…

—Si fraîche… vous ne pensez pas si bien dire, la peinture était encore toute fraîche hier midi, et figurez-vous que justement… je songeais…

Si l’amour était un rêve, j’en serais le dormeur.

—Pardon monsieur ?

—Madame ?

—C’est vous qui venez de parler, monsieur ?

—Ah non, je vous assure… j’étais en train d’examiner, muet d’étonnement, la peinture étrangement intacte, la surface parfaitement luisante de ce banc… et je songeais… enfin je réfléchissais… car figurez-vous qu’hier, précisément…

—Cependant, c’était une voix masculine…

—Alors ce doit être mon téléphone… ou le vôtre, peu importe… un de ces instruments qui parlent à notre place…

—Vous voulez dire que la phrase que nous venons d’entendre se serait échappée, toute seule, d’une émission de radio, d’une chanson, d’une publicité, peut-être ?

—Avec cette Saint-Valentin qu’on veut partout nous vendre…

—Oui, tous ces slogans murmurants, ces injonctions au bonheur, ces insupportables mots d’ordre amoureux qui voudraient nous faire croire qu’on ne peut qu’être deux…

—Ou être seul, oui madame. Mais force est de constater que non seulement ce banc a été repeint hier… mais qu’il l’a même été au moins deux fois !

—Cependant cette phrase, que nous venons d’entendre – je ne me risquerais pas à la répéter, mais vous l’avez entendue comme moi – cette phrase a résonné seule. Rien ne la précédait, rien ne la suivait. C’était une phrase toute ronde, qui avait l’air… D’être lancée exprès entre nous deux. Comme une balle…

—Comme un volant, plutôt, un de ces volants avec lesquels jouent les enfants, un volant léger, aérien, emplumé comme un oiseau…

—Peu importe. Je vous dis que cette phrase ne s’est pas échappée par hasard d’une émission ou d’un slogan publicitaire. Je vous dis que quelqu’un l’a prononcée exprès.

—Exprès ?

—A dessein, si vous préférez.

—A dessin, comme vous y allez ! Les phrases ne dessinent rien, que des possibles. Des possibles que nous pourrions cueillir…

Si nous l’osions…

Sur la branche de mon baiser, cueille cueille ce jour la rose des passions.

—Comment cela, madame, vous vous y mettez vous aussi ?

—M’y mettre ? Et à quoi, monsieur ?

—Au jeu de volant… au jeu des mots qui chuchotent et qui volent, rebondissant comme des balles…

—Ah non, moi je ne dis rien… comment pouvez-vous croire ? c’est… je ne sais pas qui c’est, d’ailleurs cela ne m’intéresse pas.

—Cependant, c’était une voix féminine !

—Féminine, en êtes-vous sûr ?

—Absolument. Une voix féminine. Soprano. Vous êtes bien soprano ?

—Non, pas du tout, je suis alto.

—Alto ? J’aime beaucoup les voix d’alto… Je suis moi-même, figurez-vous, ténor…

—Ah vraiment ? Vous chantez ?

—A mes heures…

—Moi aussi… comme c’est curieux…

—Ah ? vous aussi… comme c’est curieux…

—Les voix d’alto s’accordent si bien aux voix de ténor…

—Les voix de ténor s’accordent si bien aux voix d’alto…

—C’est très curieux…

—Vraiment curieux…

—Mais cette voix que nous venons d’entendre, cette voix… si ce n’était pas la vôtre ?

—Ah non, monsieur !

—Comment expliquez-vous ?

—Je ne sais pas… Cela pourrait venir du kiosque à musique ?

—Il est fermé… à l’abandon ! Et puis cela venait de tout près. D’ici même.

—Alors… vous êtes peut-être ventriloque ?

—Ventriloque ! qu’allez-vous donc imaginer !

—Imaginer ? je n’imagine rien :  vous m’aviez dit que vous n’en aviez que pour un instant… et je vois qu’à ma montre il est déjà…

Oublie ta montre mon amour, à l’horloge de mon coeur, c’est ton talon aiguille qui affole les heures.

—Vous voyez bien, cette fois, c’est une voix masculine ! Je vous prie de cesser, monsieur. De cesser absolument. Et de changer de banc…

—Mais je vous jure que ce n’est pas moi !

—Pourtant, il me semble bien que si.

—Comment me justifier, madame ? Regardez-moi plutôt : ces cernes de chien battu, cette calvitie naissante, ce ventre mou, et ces lacets usés… ai-je l’aspect d’un séducteur ?

—L’aspect, monsieur, bien sûr que non, vous n’en avez pas l’aspect… mais vous en avez la voix… vous en avez les mots ! Sachez que ce ne sont pour moi que de gros mots…

—De gros mots, les mots d’amour… ? J’aimerais pouvoir vous convaincre qu’il y en a de bien doux, pourtant… Mais… non, malheureusement, ce n’est pas moi qui ai parlé.

—Alors qui est-ce, si ce n’est ni vous, ni moi, ni le grand nuage aux yeux sombres et à la barbe noire qui penche au-dessus de ce banc…

—Et si c’était… lui ? enfin je veux dire elle… le… enfin la…

—Le la la le lala ?

—Le la la le… lalala… enfin le micro, la cassette ou le disque, un de ces appareils high-tech, une voix, quoi, une voix mécanique, enregistrée, qu’on aurait cachée… par ici… ou par là ?

—Par là làlà… Vous voulez rire, monsieur !

—Non, pas moi, madame. C’est lui, sans aucun doute. C’est lui qui veut rire. Et qui veut rire de nous ! Ces bancs sont si malicieux. D’ailleurs, savez-vous qu’on les appelle des centaures ?

—Des Centaures ?

—Oui, penchez-vous, regardez, c’est écrit. « Le Centaure ».

—En effet. Et alors ?

—Et alors ? Alors il faut s’attendre à tout. Oui, madame, sachez que tout est possible, et qu’il faut tout attendre, puisque même les bancs ne sont pas ce qu’ils ont l’air d’être. Tenez, figurez-vous qu’hier midi, je m’étais endormi ici même, sur ce banc exactement qui n’a l’air de rien, et quand je me suis relevé, j’avais sur le dos six grands barreaux de peinture verte…

—C’est absurde, comment auriez-vous pu les voir, puisque c’était sur votre dos ?

—Mais c’est que dès que je me suis levé, j’ai senti les regards derrière moi, accrochés à chacun des barreaux de peinture de ma veste. Et puis je voyais les gens assis sur les bancs se lever, vérifier leurs habits… j’ai retiré ma veste et j’ai compté : six barreaux ! sur ma veste grise… Stupéfait, je suis revenu vers le banc, je me suis incliné pour vérifier… Alors – pouvais-je seulement imaginer cela ? – le banc avait déjà été repeint ! Je me suis penché, un peu plus près, un peu trop près, pour mieux voir, et paf ! six autres barreaux verts par-devant !

—Un vrai costume de bagnard, monsieur.

—Dites plutôt que j’étais comme un oiseau en cage !

—En quelque sorte.

—Prisonnier, je l’étais, mais prisonnier, je ne le suis plus, car j’ai trouvé la clé. Et je suis revenu librement pour m’asseoir sur ce banc… juste pour un instant… Tout prêt à m’envoler. Posé là près de vous comme l’oiseau sur la planche.

—C’est absurde, parfaitement absurde. Monsieur, vous me racontez des craques.

—Non, madame, écoutez mieux, c’est l’air qui craque ! Ecoutez donc… ça craque et ça grésille… je vous dis qu’il y a quelque chose, ici, là, là là, qui parle à notre place.

Sous la pluie enlacés nous marchons en dansant comme font les amants.

—Là, vous voyez bien. Puisque nous sommes assis.

—Que nous nous surveillons…

—Chacun à l’un des bouts du banc.

—Et puisqu’il ne pleut pas.

—En êtes-vous certaine, chère madame… Je viens de sentir sur mon front une goutte de pluie…

—Nous parlions de ce craquement… de ce grésillement…

—Que couvre maintenant le crépitement de la pluie…

—De cette voix venue d’ailleurs…

—Non, de votre côté…

—Dites plutôt du vôtre…

De cet arbre !

—Ce sequoia sempervirens…

—Eh bien, voyez, madame, ce que je viens de cueillir, sur la branche de ce sequoia sempervirens…

—Comment ? C’est donc vous qui aviez caché je ne sais quelle machine… ?

—J’en suis bien incapable…

—Alors qui ?

—Cela pourrait bien être… Lui.

—Qui ça lui

—Lui ? eh bien, Lui, voyons ! Ou l’Autre. C’était peut-être l’Autre.

—Vous parlez par énigmes. Montrez-le moi plutôt, ce petit appareil, que vous avez… que vous prétendez avoir… cueilli… là, sur l’arbre…

—Prenez, madame. Non, n’ayez pas peur… il ne vous mordra pas… je lui ai coupé le sifflet.

—Qu’est-ce que c’est ?

—Un petit haut-parleur, tout simplement.

—Crr crr… Aujourd’hui mieux qu’hier et plus belle que demain css, css…

—Vous l’avez entendu, cette fois, le coupable, le tentateur ?

—Je ne comprends pas.

—Qu’est-ce que vous ne comprenez pas ?

—Pourquoi on a pris la peine de le cacher, tout près de nous…

—De l’accrocher sur le vieux sequoia sempervirens…

—Ce petit appareil… stupide !

—Le trouvez-vous vraiment stupide ?

—Oh, monsieur…

—Je vois que vous ne croyez pas à l’amour, chère madame…

—Ce n’est pas à vous, monsieur, de vous mêler de savoir si je crois ou non à l’…

—Amour toujours toujours l’amour.

—Voix androgyne, cette fois, notez-le bien, ni féminine, ni masculine…

—Vous l’avez rallumé, votre appareil idiot !

—Ce n’est pas le mien, madame, c’est aussi bien le vôtre. Puisqu’il se trouvait derrière notre banc. Mais n’ayez crainte, je vais le faire taire définitivement. Lui couper tout à fait son petit sifflet. Il ne vous ennuiera plus, il n’insinuera plus…

—C’est le mieux à faire. Maintenant que vous l’avez trouvé, éteignez-le. Ou jetez-le plus loin, si vous ne savez pas l’arrêter…

—Oh ! pardon, chère madame !

—Vous l’avez fait exprès !

—Quoi donc, madame ?

—De me le lancer…

—Vous m’aviez demandé de le jeter. 

—Et vous me l’avez lancé. C’était pour que je le ramasse… comme une balle… que je vous le renvoie…

—Vous voyez, vous avez été tentée…

—Pas du tout. Vous avez agi si maladroitement…

—Je ne le nierai pas. C’était maladroit. Je ferais aussi bien de vous inviter sans détour. A prendre un verre, ou à dîner ? Si vous êtes libre, bien entendu. Et si vous n’êtes pas de ces Liliths…

—Lili ? Non, je ne m’appelle pas Lili, monsieur, pas du tout ! 

—Il y en a tant, de ces Liliths qui s’ignorent. La dernière fois que j’ai invité une femme à dîner… c’était pour la Saint-Valentin. Elle était si jolie, si bien maquillée… entre ses lèvres rouges elle engloutissait… des huîtres, des pâtés, une pintade entière… le gras dégoulinait sur son rouge à lèvres, mais ne faisait qu’en renforcer l’éclat rouge. Elle mangeait, mangeait, mangeait tant, que j’ai fini par comprendre que c’était moi qu’elle mangerait, à la fin.

—Et moi, monsieur, la dernière fois qu’un homme m’a invitée à dîner…. C’était justement pour la Saint-Valentin. Un vendeur de roses s’est présenté à notre table. L’homme a acheté une rose – une seule, le pingre, une rose dont on n’avait pas écaillé les épines – et il me l’a tendue par la tige. Mon doigt s’est percé aussitôt. Cruellement. Et je suis restée droite, silencieuse, à tenir ma rose, une épine fichée dans le doigt, pour que le sang de mon coeur meurtri ne se répande pas partout, tachant ma robe, ma vie, et ma joie à venir.

—Tant d’amourettes sont des échecs.

—Des comédies.

—Des bouffonneries.

—Des caprices.

—Des drames.

—Des tragédies !

—Des opérettes. 

—Des chansonnettes.

—Mais cela n’empêche pas de se donner la main.

—C’est qu’il pleut maintenant si fort… Le sequoia ne nous protège plus et la pluie tombe en seaux. 

—La pluie n’est rien. Nous le réenchanterons, madame, ce grand parc solitaire et glacé !

—En attendant, monsieur, ne restons pas ainsi, sous ce nuage qui s’acharne… comme s’il voulait nous punir !

—Nous punir, mais de quoi ? Oubliez-les, ces idées nuageuses. Ce que je vous propose, c’est que maintenant tous les deux…

—Avant d’aller dîner…

—Ensemble…

—Nous nous levions…

—Que nous allions faire dans le parc chacun de notre côté…

—Un petit tour…

D’Eden…

—Pour tout recommencer…

—Tout recommencera…

—On repeint bien les bancs…

—En vert-feuille en vert tendre…

—Oh, regardez, madame !

—Mais regardez, monsieur : ce panonceau, au beau milieu des narcisses… !

—Des jonquilles, madame…

—Ce panonceau ! Tout est donc expliqué.

—C’est donc une oeuvre d’art.

—Ou du moins l’ouvrage d’un artiste.

—Une installation…

—Comme on dit…

—C’est bien ce qui est dit : 

Le banc des amoureux.

Au centre du tableau, un banc vert-pomme. Derrière le banc, un grand sequoia sempervirens qui parle en poésie pour ceux qui s’aiment ou s’aimeront... (installation de Jacub Savary)

—Mais alors monsieur, c’est un crime de l’avoir jeté !

—Quoi donc ?

—Ce petit appareil qui parlait, ce petit appareil aussi rond et vert qu’une pomme, tout à l’heure !

—Ah pardon, madame, c’est vous qui m’avez demandé…

—Mais c’est que je ne savais pas !

—Et comment aurais-je su davantage ?

—Si, vous, vous saviez. Vous m’avez dit que vous étiez déjà venu hier. Et au moment précis où l’on repeignait le banc en vert-serpent !

—Ai-je dit cela ?

—Et qui sait même si ce n’est pas vous, vous-même, l’artiste, l’auteur de cette blague de très mauvais goût ?

—Dans ce cas j’ai bien fait de jeter la pomme aux orties !

—Non, vous n’aviez pas le droit. On ne peut pas se permettre de jeter comme cela les oeuvres d’art. Même lorsqu’elles sont un peu trop… disons… 

—Modernes. Je n’aime pas l’art moderne.

—Ce n’est pas la question. Une oeuvre d’art est une oeuvre d’art.

—Mais si elle parle ? Si elle est indiscrète, cette oeuvre, si elle veut s’imposer à nous ?

—Comment, monsieur, refusez-vous que l’art nous parle ? N’admettez-vous pas qu’il s’impose ? N’est-ce pas pourtant la vocation de toute oeuvre que de nous révéler…

—Il faut le retrouver, alors, ce trognon bavard.

—Cherchons-le sans tarder… Je suis sûre qu’il appelle, quelque part !

—Vous avez raison, chère madame, il faut le retrouver, il appelle, il murmure, il sifflote, il me semble l’entendre.  Malgré le bruit de la pluie tambourinant sur les feuillages… Il me semble… Est-ce que cela ne vient pas… d’ici ?

—Non. De là.

—D’ici.

—De là.

—Ne nous disputons pas. Ce n’est pas le moment. Nous avons, ne l’oublions plus, un objectif commun.

—Retrouver cette pomme…

—Cette balle perdue…

—Ce volant disparu...

—Il ne faut pas perdre de temps.

—Cherchons chacun de notre côté.

—Et si nous ne trouvons rien ?

—Nous chercherons encore.

—Encore, encore ! Mais c’est qu’il pleut si fort.

—La pluie est merveilleuse, elle chasse les passants…

—Elle nous laisse à nous-mêmes…

—A notre quête…

—Nous nous croiserons dans les allées.

—Nous nous croiserons encore… courant sous la pluie comme on danse…

—Chantant sous la pluie tous les deux…

What a glorious feeling...

—Pardon, que disiez-vous ?

—Je crois que c’était lui…

—Vous voulez dire : elle ?

Elle, lui… you, too… doo, doodoo doo…

—Nous nous rencontrerons…

—Par hasard…

—Nous nous regarderons…

—Surpris…

—Et nous nous parlerons…

—Nous nous écouterons…

—Nous nous retrouverons…

—Etonnés…

—De chercher tous les deux…

—Nous nous regarderons…

—Sous l’orage…

—Nos voix se croiseront…

—Sous la pluie…

—Comme nos mains…

—Par hasard…

—Alors peut-être…

—Alors, c’est sûr…

—Nous nous rencontrerons…

—Enfin.

.

.

 

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9 commentaires pour Le banc – Petite fantaisie de Saint-Valentin

  1. ecrimagineur dit :

    Un très joli conte, charmant et émouvant tout à la fois. Envoûtant. Merci !

  2. Pastelle dit :

    Ils sont bien compliqués, ces deux là. J’espère qu’ils vont retrouver la pomme et puis la croquer. Merci pour ce joli conte. 🙂

  3. Aloysia* dit :

    Un petit sketche époustouflant qui tient à la fois de la chanson et du tableau de peintre, de la comédie musicale et du poème… Une belle évocation de Saint-Valentin qui n’est pas cependant sans me rappeler les vers de Verlaine :
    « Dans le grand parc solitaire et glacé
    Deux formes ont tout à l’heure passé… »

  4. Quichottine dit :

    Ils se rencontreront, c’est certain. 🙂
    Merci pour ce dialogue, j’ai beaucoup aimé.

    Passe une douce journée.

  5. Certes, cela s’imposait. Mais sous votre plume, Carole,ce qui devient banalement banal dans les journaux ou magazines, prend ici une dimension poétique hors du commun …

  6. jill bill dit :

    Sourire, il n’y a plus qu’à imaginer un visage sur ces deux personnages, merci Carole, bonne soirée du 14

  7. Cendrine dit :

    J’ai été emportée par cette fantaisie… Comme si une giboulée de mots feuilles passait sur moi, toute pimpante et pleine d’émotions intemporelles et nouvelles. Un très joli pas de deux littéraire qui me ravit… J’aime beaucoup la petite voix…
    Merci Carole

  8. Dalva dit :

    J’aime beaucoup. Beaucoup beaucoup. J’ai pris énormément de plaisir à lire ce texte.
    « Réenchanter le monde » sont les mots clés de ce texte. Ce n’est pas cela que l’on appelle la mise en abyme ?

  9. mansfield dit :

    J’avais l’impression d’écouter un air d’Opérette du style »Poussez l’escarpolette! » Il y a de la musique, des couleurs, de la joie, de la légèreté, très réussi! Merci pour ce tournis bien significatif l’amour…

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