Trains fantômes

Lorsque j’étais enfant, dans le garage de mon grand-père, sous la maison où nous vivions heureux, tournaient chaque dimanche des trains minuscules et parfaits, des trains qui se croisaient, des trains qui se doublaient, des trains qui s’accordaient, en rond, en ovale, en ellipse, pour s’écarter puis se rejoindre, selon la délicate chorégraphie que leur dictaient les lois impeccables et subtiles de la raison, de l’harmonie céleste, et du bonheur terrestre. De gare en gare, traversant des villages aux vitrines pimpantes, escaladant des montagnes vert forêt, traversant des rivières bleu de ciel, saluant aux passages à niveaux des enfants aux joues roses en tablier d’école, des dames chapeautées qui promenaient leur chien, et des facteurs en uniforme qui distribuaient leurs lettres comme de petits bouquets, sur leurs rails ajustés ils s’en allaient en rond, en ovale en ellipse, abolissant le hasard et son cortège de menaces.

C’était un monde entier qui tournait là bien rond. Un monde parfait, un monde en paix. Où tout, dans le moindre détail, était joli, pensé et maîtrisé. Un monde sans cimetières et sans larmes, sans guerres et sans désastres. Où les trains ne déraillaient pas. Où ils ne transportaient, dans leurs mignons wagons de métal coloré, que d’invisibles et légères marchandises, et des voyageurs souriants qui faisaient signe par la fenêtre aux chefs de gare qui saluaient. Un monde d’où avaient fui les fantômes et les ombres.

Je me souviens si bien de ce garage, sous la maison d’enfance. Mon grand-père s’y rendait chaque dimanche, descendant de son pas vieillissant l’escalier de ciment. Il soulevait la housse, et les trains endormis le regardaient, tranquilles, secouant dans l’obscurité leur poussière somnolente. Puis il posait le doigt sur l’interrupteur, et la lumière coulait à flot, et les locos soudain, rappelées à la vie par l’index créateur, se cabraient s’élançaient galopaient se doublaient s’évitaient se rejoignaient courant dansant en rond en ovale en ellipse, tandis que mon grand-père, maître de tant d’agitation parfaite, comme un Vulcain paisible dans le fracas des moteurs, réglait les aiguillages pour que les trains se croisent et jamais ne se heurtent, dans son meilleur des mondes…

Nous emportons nos souvenirs comme des fleurs aplaties et déteintes entre les pages éparses de nos vies successives. Mon grand-père est mort depuis longtemps, et le circuit des trains a disparu avec tous ses santons et ses paysages de plastique, et ses gares si proprettes – donné, vendu, jeté, cassé, perdu, nul ne sait plus vraiment.

Nous emportons nos souvenirs comme des fleurs fanées. Et tant de souvenirs, qui ne sont pas les nôtres, qui nous viennent des autres, feuilles obscures et mortes, viennent coller leur boue sur les pages jaunies de nos herbiers défaits.

Je me souviens des trains de mon grand-père, que si souvent j’ai vus, tournant joyeux dans son petit garage. Je me souviens bien mieux encore des trains fantômes, que je n’ai jamais vus.

En ce temps-là, c’était il y a longtemps, si longtemps, très longtemps avant ma naissance, mon grand-père était chef de gare. Toute la famille vivait à l’étage d’une petite gare blanche toute encadrée de cerisiers à balançoires, à Château-du-Loir.

Et puis. Et puis, vous savez bien, c’était au temps de cette guerre. Les avions se sont mis à bombarder les gares trop blanches, avec leurs cerisiers à balançoires, jetant à terre tous les enfants posés au bord du ciel. La famille courait se réfugier dans les fossés des champs voisins, emportant toujours dans une petite valise trouée la plus jeune des filles, qui n’aurait pas pu courir assez vite, petite comme elle était encore.

Et puis. Et puis, vous savez bien, elle avait continué, cette guerre, elle avait étendu ses décombres sur tout ce qui vivait. Elle avait tout occupé. Tout recouvert des cendres qui stagnaient dans son ciel. Les villes et les villages, les esprits et les gares. La gare de Château-du-Loir avait fini par être entièrement détruite, et la famille avait trouvé refuge dans une cave, sur le coteau du Loir.

Au début, à vrai dire ce n’était pas tout à fait une cave. C’était encore une maison, bâtie sur son tuffeau de vignes, petite bâtisse blanche parée de mysosotis très bleus et de soucis très jaunes, toute fragile, peureusement adossée sur une grotte emplie d’ombres brunâtres et de champignons vert-de-gris.

Mais un jour, une bombe avait fait tomber toiture et plancher. Ma grand-mère, occupée dans sa cuisine, au lieu de s’enfuir avec la petite valise, était passée à travers les planches. En se relevant, toute couverte de plâtre et de sang, elle avait ronchonné : « Quand je pense qu’on aurait pu avoir du beurre ». La crème du lait qu’elle barattait à coups de fourchette, en effet, s’était répandue dans les débris, et elle, pauvre Perrette de la guerre, au lieu de se réjouir de ne pas être morte, elle pleurait sur sa crème.

C’était une époque comme ça, où un morceau de beurre valait bien plus cher qu’une vie.

Où les refuges s’écroulaient sous les bombes et les tirs pour qu’on bâtisse avec les ruines des prisons et des camps, des gibets et des fours.

La famille s’était terrée tout au fond de la grotte. Privés de fleurs, de lumière et de beurre, enfants et parents avaient continué à vivre, essayant de survivre, avec les ombres et les champignons verts-de-gris.

Un autre jour, un matin de printemps, mon grand-père s’était levé avant l’aube, pour aller en vélo jusqu’à Jargeau, près d’Orléans, chercher les pommes de terre de primeur que lui avait gardées sa belle-mère. A Jargeau où se trouvait un immense camp de gitans cerné de barbelés, et des petits jardins regorgeant de légumes, à Jargeau où des humains pourrissaient dans le camp des gitans, mon arrière-grand-mère Dussud – celle qui avait la main si verte et la langue si pendue qu’elle parlait aux plantes – faisait pousser dans son jardin, derrière la haie, des pommes de terre savoureuses et clandestines. En ce temps-là les pommes de terre étaient pour les Allemands. On pouvait être fusillé pour des pommes de terre. C’était une époque comme ça, où les pommes de terre valaient bien plus cher que les hommes.

Mon grand-père avait pédalé toute la journée. Au soir, épuisé, il avait longé sans rien voir les baraques des gitans. Puis il avait mangé la soupe avec les beaux-parents et il avait chargé les pommes de terre en remerciant. C’était pour les enfants. Les cinq petits enfants. Le lendemain, avant l’aube, il était reparti, en faisant un détour pour éviter les palissades gardées de miradors.

Ensuite, il avait eu beau faire des zigzags et de savants détours, il avait forcément croisé une escouade vert-de-gris. Les soldats étaient jeunes, ils s’amusaient d’un rien, et ils avaient bien ri en le voyant si fatigué et si chargé. Ils l’avaient obligé à déballer son sac, ils avaient fait rouler ses pommes de terre sur le chemin de boue, et ils s’étaient bien amusés à le voir à quatre pattes, quand ils lui avaient demandé de les remettre dans le sac. Ils l’avaient fait danser comme un ours maigre, avec ses mains tendues qui dessinaient avec leurs doigts la faim des cinq petits enfants. Mais ils ne l’avaient pas fusillé. Et ils n’avaient pas pris toutes les pommes de terre.

Mon grand-père était rentré chez lui, exténué, humilié, mais riche d’avoir vaincu, pour quelques jours, la faim. Tous les enfants avaient repris du poids.

Devant la gare en ruines, entre les aiguillages intacts, les trains avaient continué à passer, imperturbables.

Des trains qui emmenaient au loin des wagons pleins de pommes de terre.

Des trains aux vitres sales qui transportaient des voyageurs moroses.

Et puis des trains fermés, sans vitres et sans destination connue, qui ne s’arrêtaient pas, de longs trains silencieux, sombres et épais comme des secrets, qui se glissaient dans le monde obscurci avec des manières de fantômes.

Les gens baissaient les yeux à leur approche. Ils s’écartaient, ils détournaient la tête, et quand enfin s’éloignait le panache de fumée noire, ils étaient presque sûrs de ne pas avoir vu. 

Seuls les enfants voyaient.

Ma mère me l’a si souvent dit : lorsqu’elle était enfant, elle regardait passer les trains, les yeux ouverts. Quand passaient les fantômes, sa mère la grondait pour qu’elle baisse les yeux, et qu’elle rentre aussitôt, et qu’elle cesse aussi à la fin nom d’une pipe en terre de s’agripper comme ça à elle, puisque bien sûr elle n’allait pas se perdre. Pas se perdre ? Il y en avait, pourtant, en ce temps-là, des enfants qui se perdaient, des enfants que les rats emportaient sans tambour et sans flûte. Une fois, elle avait vu, elle avait très bien vu, ma mère qui ouvrait trop les yeux, sur le quai, des enfants juifs qu’on arrachait à leurs parents.

Avait-elle vraiment vu cela, ou avait-elle seulement ouvert trop grand ses yeux d’enfant en regardant les trains, les longs trains qui passaient, lentement, sans jamais s’arrêter, avec leur chargement obscur ? Devinant, de ses grands yeux si verts, derrière les parois brunes et sans fenêtres tout ce que les adultes, sur les quais, faisaient semblant d’ignorer ?

Nous emportons nos souvenirs comme des fleurs d’automne, sur les pages séchées de nos herbiers furtifs. Nous emportons comme des feuilles mortes les souvenirs d’hiver qui nous viennent des autres.

En ce temps-là, dans un autre village, où habitait mon père, et où mon grand-père tentait de poursuivre son commerce de grains, d’autres trains s’en allaient, chargés de blé, de tout ce beau blé blond de Beauce qui partait pour l’Allemagne. Tout ce grain parfumé d’été qui glissait dans les mains doux et chaud comme un chapelet de promesses… le voir partir vers le froid tout escorté de mitrailleuses, c’était insupportable. Alors une nuit, une nuit sans lune, accompagné d’un de ses employés, mon grand-père était allé ramper sous un wagon, avec un sac de jute, pour récupérer quelques kilos de bon grain. Ils avaient tous les deux des enfants à nourrir et on n’allait tout de même pas…

…mais ils montaient la garde, ils les avaient entendus, ils les avaient mis aussitôt en joue. Mon grand-père avait réussi à s’enfuir dans la nuit. L’autre portait le sac, il n’avait pas pu courir aussi vite, il avait été arrêté. On l’avait frappé, torturé, il n’avait pas dénoncé son patron. Il était parti seul à Mauthausen. Dans un train soigneusement vidé de son grain.

Quand l’employé était revenu de là-bas, mon grand-père de Beauce avait un peu grossi et avait racheté une traction aux Américains qui partaient. L’autre était aussi maigre que la mort, et il était devenu communiste. Mon grand-père était allé le chercher à la gare. Il n’avait rien demandé, l’autre n’avait rien dit. Ils s’étaient seulement serré la main. Puis mon grand-père avait gardé les yeux fixés sur le volant, pour ne pas voir les os du fantôme d’à côté, et il avait démarré la traction. Ils étaient tous deux de braves gens, après tout, et, même communiste, le fantôme de Mauthausen aurait toujours une place chez l’homme à la traction.

Nous portons nos souvenirs comme des feuilles mortes, parmi les fleurs boueuses et pourrissantes des souvenirs des autres.

En ce temps-là, les gens évitaient de les voir, les trains fantômes qui partaient pour l’enfer, les gens baissaient la tête quand s’approchaient les locos gémissantes, et les enfants aux yeux toujours ouverts portaient en eux la peur et les cauchemars que leurs parents repoussaient pour survivre.

A Château-du-Loir, un jour de 42, mon grand-père en avait eu tout de même assez de ne pas regarder passer les trains qui grondaient dans sa gare, et il avait rejoint un réseau de résistants. Les yeux enfin ouverts il avait caché dans sa cave bien des gens qui auraient dû monter dans les trains.

Mais ça n’avait pas empêché les fantômes de poursuivre leurs routes, sur les rails qui grinçaient. Ça n’avait pas empêché le chef de gare de lever son petit drapeau, au passage des fantômes, tout en baissant les yeux.

En ce temps-là, ils passaient si nombreux et si lourds, les trains fantômes, dans les gares en ruines. Quel chef de gare aurait bien pu les arrêter, avec son petit drapeau, son sifflet, et sa casquette à galons ?

Ils passaient si nombreux, si noirs et si plombés, parmi tant de décombres, qu’on n’en finirait plus jamais de reconstruire, ensuite, au fond de milliers de garages, des milliers de petites gares pimpantes et de wagons proprets, de chefs de gare de plastique et de voyageurs souriants comme de jolis santons pour effacer les ombres et gommer les sanglots.

En ce temps-là, tous regardaient ailleurs quand s’approchaient les trains fantômes, parce que regarder, c’est savoir, et que savoir, c’est souffrir, ou bien c’est devenir complice. Parce qu’il faut choisir, si on ouvre les yeux, et que personne ne veut choisir, si ce n’est les enfants qui deviennent fantômes sans qu’on n’y puisse rien.

En ce temps-là, c’était une époque comme ça. En ce temps-là, comme en tous les temps de ce monde. Car ce temps-là c’était hier, c’est encore aujourd’hui, et ce sera toujours demain. Il n’y a pas d’époques sans trains fantômes.

Demain, hier et aujourd’hui ils passent ils sont passés partout, ils passeront sans fin, les trains fantômes qui ne sont pas toujours des trains. Qui sont aussi ces armées qui brûlent et violent et tranchent les vies que leur tend le démon tout au bout de ses fourches. Qui sont aussi ces navires pansus aux doux prénoms de femmes, remplis de cargaison humaine, et voguant vers les îles. Ou bien ces canots de plastique traversant égarés des mers constellées de cadavres. Et tant de camions tressautants chargés d’ombres tassées. De longs convois voûtés s’en revenant des camps revenant aux massacres. Silhouettes répugnantes qui fouillent nos poubelles et dorment sur nos seuils.

Guerres et famines. Génocides et traites. Misères et migrants. Malheurs et malheureux. Cortèges dénudés des âmes qu’on arrache. Le diable les enfourne sans trêve dans ses longs trains  fantômes, et ils grincent et se heurtent, et ils hurlent et ils saignent, et ils brûlent et ils pleurent, s’en allant sous nos yeux, entassés de travers, vers tant d’enfers variés, dans ce monde affolé où rien ne tourne rond, tandis qu’il nous faut essayer de vivre. 

Ils passent avec leurs ombres qui se traînent en rampant, et les bizarres dessins vert-de-gris que la mort leur tatoue sur la peau se remplissent de nuit. Ils traversent nos vies, parcourant nos écrans, glissant dans l’encre noire des pages des journaux, s’échouant, avec les feuilles mortes et les bouquets jetés, dans la boue de nos villes.

Les trains fantômes. Lourds et sombres, inexorables et longs comme les jours sans espoirs, et nous, nous sur le quai attendant qu’ils s’en aillent plus loin loin de nous nous qui toujours baissons les yeux nous tous qui voulons vivre encore et ne pouvons choisir, tandis que les enfants regardent, et qu’une vague angoisse, comme une ombre qui mord, nous grignote le coeur.

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10 commentaires pour Trains fantômes

  1. almanito dit :

    Une évocation que tu as certainement longtemps portée en toi, qui a mûri, qui s’est affinée pour devenir en quelque sorte une mémoire collective. Car ce récit, et c’est pour cela qu’il est bouleversant et fort, ces émotions, cachées au fond des coeurs, héritées du passé, nous les avons tous ressenties même si elles ne sont pas les nôtres, mais sans savoir les exprimer. Et nous savons bien que nous fermons les yeux, que nous détournons la tête des trains fantômes du passé, du présent et de l’avenir.
    Faut vivre, chantait Mouloudji…
    Je me suis sentie en communion avec ce texte, à la virgule près, merci Carole.

  2. Quichottine dit :

    Ce récit…
    Tu sais, il arrive que je ne sache pas quoi dire tant mes mots seraient vains alors que l’émotion est si forte.
    Merci pour ce trains, tous les trains, ceux qu’on ne pourra pas oublier non plus.

  3. jill bill dit :

    Ceux qui ont subi 14/18 et ou 40/45 sont restés marqués par ce qu’ils ont vécu… même sans guerre, de part le monde il est encore de ces choses vilaines vilaines faite aux hommes… nous savons, nous soupirons espérant que plus ça à nos portes… ! Que dire d’autre après cette lecture qui retourne… merci !

  4. prouteau dit :

    C’est un très beau récit dont le sujet, la guerre, me touche beaucoup. Carole, tu as su trouver la tonalité juste, très personnelle, entre lyrisme, ironie, méditation. Et puis il y a cette reprise musicale tout au long du texte, « Nous emportons nos souvenirs comme des fleurs d’automne », d’une grande force émotive et poétique. Oui, nous avons en nous, enfouis, des souvenirs et des douleurs qui nous viennent de plus loin que nous. Merci de les avoir fait renaître.
    Marie-Hélène Prouteau

    • carole dit :

      Merci Marie-Hélène ! Je te l’avais un peu promis, ce récit.
      Quant aux refrains, ils tournent en nous – comme la mémoire, cette chanson étrange dont les paroles nous reviennent en désordre tout au long de la vie – ou comme les trains…

  5. eMmA MessanA dit :

    Arrivée depuis la page « Coups de coeur » chez Almanito, je suis bouleversée par la lecture de cette page profondément sensible et extrêmement bien écrite.
    Sujet universel et à jamais, hélas, inscrit dans un mouvement perpétuel.
    Merci,
    eMmA MessanA

  6. Dans une gare autre que la vôtre, Carole, dans un pays autre que le vôtre, un autre grand-père décida de mettre sa famille en grand danger en refusant de continuer à exercer son métier d’ « Ouvreur de chemins » aux bords de rails sur lesquels les convois allemands passaient … peut-être remplis d’hommes, de femmes et d’enfants qu’il soupçonnait de n’être jamais à même de revoir leur sol natal.

    Quelques années plus tard, un petit garçon écouta avec passion les histoires que lui racontait ce « héros » devenu bûcheron par nécessité : des alentours des chemins de fer qu’il avait coupés devant l’avancée des Nazis dans les Ardennes belges, il avait choisi de couper les arbres aux fins de réchauffer ses amis villageois démunis, durant l’hiver 1944, lors de la terrible offensive on Rundstedt …

    Trop vite devenu vieux, jamais il ne sut que son petit-fils choisirait pour sa part d’ouvrir lui aussi des chemins, d’autres chemins, ceux de la Connaissance ; de cette Connaissance qui devrait nous amener tous à bannir l’innommable rejet de l’homme par l’homme.

    Quel beau texte que le vôtre Carole … qui a réveillé en moi tant de souvenirs fièrement racontés il y a bien bien longtemps par ma Maman …

  7. mansfield dit :

    De beaux souvenirs cruauté, dureté, moqueries, et la vie va, blessante, celle des uns hantée par la mort des autres! Et on avance toujours, le passé rasé par le présent et plus le temps passe plus on oublie, hélas! On recommence…

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