La malle

Quand il avait hérité de la maison, il avait immédiatement eu la sensation d’un voile sur ses épaules. Quelque chose de léger, de doux et d’un peu agaçant, qui s’obstinait à être là, et ne le lâchait plus.

Puis peu à peu, à mesure qu’avançaient les formalités, chez le notaire, ce voile s’était alourdi en cape. Une de ces vieilles capes de grosse laine, qui enveloppent en hiver les bergers, quand ils s’assoient sous les étoiles.

Une carapace, maintenant, c’était devenu comme une carapace. Rien de vraiment désagréable, d’ailleurs, au contraire, juste cette sensation de pesanteur. Et cette autre impression encore, comme de quelque chose d’ombreux où il aurait fait bon se lover, s’endormir. S’oublier.

C’était la maison de ses parents. La maison de ses grands-parents. La maison de ses arrière-grands-parents. La maison des arrière-grands-parents de ses parents. La maison des arrière-grands-parents de ses grands-parents. La maison des arrière-grands-parents de ses arrière-grands-parents.

Il ne savait pas exactement quand cela avait commencé. Qui avait posé la première pierre ou le premier torchis. Mais la maison avait toujours été dans la famille. Et, l’un après l’autre, les héritiers l’avaient prise sur leurs épaules pour la faire aller un peu plus loin, jusqu’à la génération suivante.

Tous avaient ainsi avancé en tortues dans le temps qui s’accélérait autour d’eux. Ralentis eux aussi par le poids de la maison, posée sur leurs épaules en carapace.

Et il ne savait pas – pas encore – si ce poids était de ceux qui écrasent et déséquilibrent le pas d’un homme. Ou s’il était de ceux qui lestent et protègent une vie.

Il avait hésité. Il aurait pu la vendre, après tout, la vieille maison. Est-ce qu’on s’encombre ainsi de vieilles maisons, de nos jours ? Nos vies liquides, nos vies mobiles, ne doivent-elles pas s’écouler comme des ruisseaux libres, suivant leur pente ? Ces anciennes maisons de pierre, lourdes et prêtes à s’effondrer… à quoi bon ? 

Quand il avait rouvert la porte, longtemps après, il avait hésité sur le seuil. Puis il avait de nouveau senti ce poids sur ses épaules, qui le poussait. Il était entré, déjà las. Le vestibule étroit, sombre et glacé, menait à d’autres pièces étroites, sombres et glacées.

Il avait frissonné.

Il aurait été temps alors de partir. De refermer la porte.

Mais tout de suite il avait ouvert les volets qui s’étaient repliés sur le mur comme des ailes grises. Et il avait pensé qu’il allait les repeindre. En bleu, en vert, ou en blanc. Ou même de plusieurs couleurs. Pour qu’ils aillent mieux avec le ciel. Ce gris… c’était parce que les parents n’ouvraient plus les volets, que le gris s’était mis sur le bois. Lui, il les ouvrirait tous les matins. Et le soir il attendrait longtemps avant de les fermer, pour que la maison soit dans la nuit, tout au bout du chemin qui venait du village, comme une lanterne attentive.

La maison aux volets ouverts s’était remplie de soleil et il avait été surpris de l’avoir trouvée si froide, tout à l’heure, en entrant. Comme l’air y était bon maintenant. Tiède. Comme dans ces pièces parfumées de rôtis et de rires et d’haleines joyeuses, où se tiennent les réunions de famille.

Il s’installa sur le « Voltaire rouge ». C’était un fauteuil Voltaire, en effet, mais il n’était plus bien rouge, mais plutôt d’un rose incertain et jaunâtre, tant le velours avait déteint et s’était râpé. Cependant, on l’avait toujours appelé « le Voltaire rouge » et il continuerait à l’appeler ainsi. Il étira ses jambes sur le vieux « pouf » de fausse fourrure, posa sa tête sur le napperon de têtière brodé de myosotis. Il aimait cette place, face à la vieille horloge qui fauchait les secondes, implacable et tranquille, jusqu’à en faire des gerbes d’heures et de jours dorés comme son balancier de cuivre. Des gerbes de vie qui finissaient toujours par se coucher parmi les morts du petit cimetière, là-bas, posé en blanc de chaux et en noir d’if, sur son champ de colza, mais qu’elle ressemait sans cesse, inlassable ouvrière. Il aimait se sentir posé là, dans le temps qui allait. Voyageur immobile et tranquille. Calme comme dans ces trains où la route se fait, tocatoc, tocadoc, tandis que somnole l’esprit.

Il soupira en pensant à tout ce qu’il allait devoir faire. Ranger et nettoyer. Vider les placards et les tiroirs emplis de vieux papiers, de photos effacées et de poussière obstinée. Les vieilles gens sont si enclins à entasser les choses. Les journaux, surtout, s’étaient accumulés partout, depuis quelques années. Les parents avaient adoré recevoir chaque jour le journal, et détesté en jeter les exemplaires démodés. Chaque journal avait pour eux la fraîche couleur d’un jour nouveau. Et chacun de ces jours se mettait aussitôt à jaunir et à s’empoussiérer dans la pile des autres. Mais ils ne les jetaient jamais. Après un certain âge, on ne jette plus les jours qui passent. On les laisse jaunir, entassés et informes, et ils se remplissent de poussière et de ces bizarres petits cocons d’insectes dont on ne sait jamais quelle bestiole rampante s’extraira un matin, conquérante.

Il se leva, poussa les piles qui obstruaient le buffet, ouvrit la porte, n’eut que le temps de sentir glisser les assiettes et d’entendre tinter le verre, referma sur le désastre. Soupira encore. Et de nouveau sentit le poids sur ses épaules. Plus lourd. Si lourd qu’il commençait à se voûter.

Il verrait plus tard, finalement, pour les buffets et les placards du rez-de-chaussée. Les parents y avaient vécu, serrés l’un contre l’autre, tant d’années de vieillesse, à entasser les quotidiens, à refermer les portes sur des effondrements, à couvrir de napperons la poussière et les cocons d’insectes… Il allait d’abord s’attaquer à l’étage. Ils n’y montaient plus depuis longtemps. L’étage serait plus simple.

Il caressa de la main la boule, au bas de l’escalier. Tiens… elle était donc revenue… il l’avait cru cassée. On avait dû la retrouver quelque part et la replacer sur son support. C’était une boule de verre à facettes qui le fascinait tant, autrefois, lorsqu’il n’était qu’un enfant, qu’on avait pris l’habitude de l’appeler « la boule de cristal ». Son visage s’y multipliait étrangement en des dizaines d’autres qui lui semblaient si proches et si étrangers à la fois. Peut-être qu’en effet il s’y disait quelque chose du destin. Savait-on jamais ce que c’était que le destin, et sur quelle eau fuyante il s’écrivait… ?

Son pas grinça sur le bois fatigué. Il faillit tomber sur une marche branlante qui se déroba sous lui, se rattrapa sur la rampe qui se décrocha et tomba dans le vide avec un grand bruit sourd. Continua à grimper, à tâtons, sans se décourager, la vis qui le guidait dans l’ombre. C’était curieux, il ne se souvenait pas d’un escalier si haut, si haut. La vis tournait et retournait dans l’ombre de plus en plus épaisse. Cela semblait sans fin.

Pourtant, au bout d’un long moment, après avoir monté ce qui lui avait semblé les centaines de marches d’un clocher, puis d’un phare, et enfin d’une tour immense, il s’était trouvé, essoufflé sur un palier, face à une porte verte qu’éclairait une fente de lumière tombée du toit.

Un escalier si haut, si haut… Curieux qu’il ne se souvienne pas de cela. La maison avait dû grandir avec le temps, s’étirer vers le ciel. Et cette porte verte… un vert si délicat, si ravissant… Les parents avaient dû la faire repeindre. Ou même la faire changer. Cependant la clé de la porte était dans sa poche, dans le trousseau des vieilles clés qu’il avait toujours gardé. Il la tourna dans la serrure, ouvrit. C’était un grenier. Un tout petit grenier qui prenait le soleil par une lucarne. Le grenier. Il se souvint… enfant, c’était là qu’il venait pour rêver. Souvent, il montait avec un livre, un cahier, des crayons… Un vieux hibou empaillé se tenait là, les yeux ouverts et fixes, tandis que les vers le mangeaient.  

Il y avait, surtout, sur le plancher envahi de cadavres de mouches, une grande malle où s’ouvrait une fente obscure. Il avait plus d’une fois essayé de regarder à l’intérieur, mais on n’y distinguait pas grand chose. Jamais il n’avait pu ouvrir la serrure. Et quand il lui en avait parlé, sa mère lui avait assuré, avec une sécheresse inhabituelle, que la clé en était depuis longtemps perdue.

Dans la fente, un jour, mû par un élan irrésistible ou par un insurmontable dépit – il ne savait pas alors distinguer entre ses sentiments – il avait fait glisser un certain carnet… un carnet presque neuf, orné d’une jolie couverture qu’il avait fabriquée lui-même avec le papier d’argent d’une tablette de chocolat.

Il avait monté le carnet au grenier, cet après-midi-là, désireux d’y inscrire quelque chose. Un poème, un roman, un dessin, peu importait, mais quelque chose qui aurait marqué le commencement d’autre chose. Il avait lancé le premier mot : « Je », comme un filet… « Je… Je… » Mais il n’avait rien attrapé, s’était lassé. Comme à la pêche, quand le grand-père l’emmenait avec lui, et qu’il n’avait pas la patience.

Le carnet avait disparu, happé par la malle. Il l’avait entendu tomber avec un bruit doux, une sorte de chuchotement d’eau noire.

Et, c’était si curieux, vraiment… si curieux… mais justement il s’aperçut en tâtant sa poche qu’il avait aussi dans sa poche la clé de la malle. Une grande clé rouillée, qui paraissait pouvoir s’adapter à l’antique serrure.

La clé entra sans peine en effet. Il la tourna lentement dans sa poussière de rouille, puis releva le couvercle grinçant. La malle était remplie de lettres, de photos, de coupures de journaux, de toutes sortes de papiers. Il plongea la main, ne retint entre ses doigts que quelques grains de poussière qui s’envolèrent vers la lucarne sale, rejoindre celles qui tournaient en atomes dans le soleil du soir.

Et d’un seul coup ils furent là, tous, devant lui. Les hommes, les femmes, les enfants. Ceux qu’il avait connus, ceux qu’il n’avait jamais connus.

Tous. D’abord les Anciens. Avec leurs habits rapiécés et leurs sabots remplis de paille. Avec leurs pieds nus gercés et leurs galoches au bois fendu. Leurs minces joies, leurs vastes peines. Les femmes courbées sur leurs tâches, les vieux voûtés sur leurs faux, les enfants morts dans les bras des parents qui les apportaient jusqu’à la mairie, pour le certificat, par des chemins remplis de neige. Les jeunes gens qui dansaient au 14 juillet. Les jupes qui s’envolaient avec un chuintement de baiser dans le ventre des meules. Le crin-crin d’un violon sur le chemin des vaches. Le souffle ardent et douloureux de Zéphyr et de Zéphyrin, les deux jeunes frères tuberculeux.

Puis bientôt il y en eut d’autres. Des jeunes encore, des toujours vivants qu’on ne voyait jamais, et d’autres à venir qu’on ne verrait pas davantage. Des gens qui n’étaient plus de la maison. Des gens du village et des gens de la ville et tant d’autres de bien plus loin. Tant de ces vies sans nom qui se vivent sans grâce, attendant de mourir sans gloire. Tant de pauvres existences résignées à survivre, tapies comme des insectes dans les interstices du monde et qui le font tourner.

Tous. Ils étaient là devant lui. La maison était si haute – ne voyait-on pas le monde entier, depuis l’étroite lucarne ? – et le petit grenier devenait si vaste, à mesure qu’ils l’emplissaient de leurs vies, de leurs morts, de leur misère et de leur force, de leur asservissement, de leur patience. De leur splendide insignifiance. Et toutes ces ombres poussiéreuses chuchotaient, implorantes.

Il eut une inspiration soudaine, ouvrit d’un coup la lucarne que la poussière et les mouches agglutinées avaient rendue opaque. Les ombres s’envolèrent. Il les regarda un moment flotter au-dessus des nuages. Quelques instants de liberté et d’oisiveté, un coin de ciel, c’était si bon à prendre, pour tous ces humbles si longtemps retenus prisonniers. Et lui, cela lui laisserait le temps de réfléchir.

Il referma la lucarne. Revint vers la malle. Elle n’était pas tout à fait vide encore. Il y avait au fond, un petit carnet recouvert de papier d’argent qui luisait dans l’ombre. Son carnet. Et ce petit crayon, que dans son désarroi il avait lancé à son tour, pour qu’il se brise au fond. Il était encore intact, cependant, et comme fraîchement taillé.

Il mit dans sa poche le carnet et le crayon. Referma la malle à clé. A travers le carreau sali de la lucarne, il regarda, une dernière fois, les ombres s’éloigner, frayant leur route en V, lentes serrées comme une troupe d’oiseaux migrateurs. De ces oiseaux fatigués dont il disparaît tant, au-dessus des grands fleuves et des mers.

Quand il redescendit l’escalier, il fut surpris de ne plus le trouver ni si haut, ni si branlant. Un vieil escalier à vis très ordinaire. De deux étages tout au plus. Et dont la boule étrange, en bas, avait depuis longtemps disparu. N’était-ce pas, se dit-il, la mère elle-même qui l’avait retirée, pour qu’il n’aille plus se percher dangereusement sur la rampe, à plonger son visage dans tous ceux qui miroitaient là ? 

Pensif, il regagna le fauteuil rouge.

Au fond de sa poche le carnet, le crayon, étaient toujours là qui attendaient.

Autour de ses épaules il sentit de nouveau le poids sur ses épaules lourd et chaud, bon poids de carapace. Le poids de la maison, le poids des vies d’ici, le poids de tant d’autres lieux encore, et de tant d’autres vies. De plus en plus lourd, de plus en plus chaud, à mesure que les ombres fermant leurs ailes lasses, tombaient et se posaient sur lui.

Il soupira : qu’attendaient-ils, tous ces gens qui étaient revenus l’entourer ? Ceux qui pesaient sur lui de tout leur poids ? Qu’aurait-il pu faire pour eux ? Il avait hérité de la malle. De ce grenier couronnant en clocher la vieille maison des ancêtres, de ce grenier surmontant comme un phare les plaines incertaines d’en-bas, de ce grenier planté dans les nuages comme un chemin de ronde tout autour de Babel. Certes. Mais devait-il pour cela se sentir obligé ? Et obligé à quoi, hein, à quoi exactement ?

Les mots, chuchotaient les ombres, les mots, tu as les mots. Tu y es allé, toi, aux écoles, les mots, tu les sais, tu as appris les mots… Donne-nous seulement cela, à nous qui nous effaçons, donne-nous les mots qui font aux ombres informes une ombre plus solide. Les mots qui tracent aux vies errantes la direction qui leur manqua. Les mots qui sculptent aux vivants et aux morts leurs visages d’humains. Fais-nous des vies avec tes mots, fais-leur des vies, à tous, à tous ceux qui n’ont pas les mots… 

Les mots, les mots. Ils croient encore aux mots ? Qu’est-ce que ça vaut, les mots ? Il y avait longtemps qu’il n’y croyait plus, lui, aux mots. Longtemps qu’il avait abandonné.

Mais le poids sur ses épaules s’accentuait, lourd, chaud, ferme, si doux. Implacable.

Il ouvrit le carnet. « Je… ». Il sourit. Comme il avait été sot… Avec le bout gommé du crayon, il effaça ce « Je… » qui ne pouvait mener à rien.

Posa le crayon sur la ligne. Le lança en canne à pêche. Traça les premiers noms sur le papier comme il aurait tracé des vagues sur l’eau d’un étang mort. 

Sentit qu’ils se penchaient tous par-dessus son épaule. Florestine et Gaston, Aimée et Lucien, et toute la lignée des Noël, et tous ceux, anonymes, dont il ne savait plus rien, et tous ceux, jeunes ou vieux, qui vivaient bien plus loin, dont il n’avait jamais rien su. Les gamins qui tournaient à mobylette sur la place aux tilleuls, la femme qui attendait chaque matin le car dans le froid, tenant son petit cabas de skaï, et le vieil homme qui n’embarquera pas sur l’incertain canot où s’entassent les jeunes. Et tant d’autres, tant d’autres, sur les routes, sur les mers, dans les villes trop hautes où s’empilent les vies. Tous, il sentit qu’ils étaient tous derrière lui, l’entourant de leur souffle. Qu’ils lisaient à mesure, et qu’ils écoutaient aussi, ceux qui ne savaient pas lire, les mots qui parlaient d’eux, que les autres ânonnaient pour eux.

C’était un bon début.

Un début qui leur plaisait.

Le début d’une histoire qui aurait pu avoir un sens.

Un début, c’était toujours cela. De pris au rien.

Cela qu’ils auraient gagné, eux et lui.

Même si, au bout du compte, il le savait déjà, qu’il refermerait le carnet bien avant, bien avant d’avoir fini.

Et qu’il le glisserait un jour, là-haut, de nouveau, par la fente de la malle.  Pour qu’il luise dans l’ombre auprès des ombres. Inachevé et infini. Et de nouveau offert.

A qui viendra. A qui voudra.

.

Comme il se doit.

.

.

 

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8 commentaires pour La malle

  1. jill bill dit :

    Ah les héritages, accepter ou pas, surtout quand ils viennent de lointains ancêtres qui y ont vécu entre ces murs… oui il s’est senti comme obligé, merci Carole, très beau, comme tjs !

  2. « Fais-nous des vies avec tes mots, fais-leur des vies, à tous, à tous ceux qui n’ont pas les mots… » Ils ont bien de la chance de vous avoir pour les mettre en mots !

  3. almanito dit :

    il me semble que tu avais abordé le thème dans l’un de tes textes sur l’autre blog peut-être où tu évoquais directement un ancêtre qui ne savait pas lire et toi…au bout de la lignée. J’ai aimé qu’il se sente à la fois alourdi et rassuré par l’héritage de toutes ces ombres mais je n’ai pas compris pourquoi il les laisse s’éloigner et surtout pourquoi il jette les clefs de la malle parce que j’aimerais qu’il les fasse revivre sous davantage de mots qu’il n’en a posé sur le carnet.

  4. ecrimagineur dit :

    Un grand merci pour ce beau texte où je suis entré à fond, délicieusement. Merci pour cette plume bien travaillée, recherchée même, qui nous mène, nous guide, vers les diverses imaginations …

  5. mansfield dit :

    un beau récit où l’on se perd à plaisir dans les méandres de l’histoire, et dans la nostalgie d’un temps passé et qui passe… sur nous tous.

  6. Aloysia dit :

    Le poids du passé qui semble d’abord vous être imposé, et puis dont on devient le dépositaire, le transmetteur… Ne plus raconter sa propre histoire, mais celle des autres… Une belle méditation, Carole.

  7. Quichottine dit :

    C’est splendide !!!
    J’aurais aimé, je crois, être dépositaire d’un tel héritage…
    Même si mes propres carnets restent le plus souvent inachevés, aussi. 🙂
    Passe une douce journée Carole.

  8. ich beobachte immer deim entwikkler dagesbuch ( von facebook ) danke dar fur

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