L’étoile

Jamais vu un 24 décembre pareil. 

Jamais.

De tout l’après-midi, ça a pas arrêté.

D’abord…

… il était peut-être trois heures-trois heures et quart…

D’abord… le taxi parisien.

Il a freiné devant mon bar-tabac-dépôt de pain-agence postale. Le chauffeur est descendu, il a cogné au carreau. J’ai ouvert. Un peu. Avec la neige qui tombait, vous comprenez. Si j’avais su, j’aurais ouvert plus grand. Mais à ce moment-là, avec la neige, et la nuit qui venait déjà…

—Mon client est à la recherche de deux personnes, il a dit. Un homme très brun, avec une barbe très longue, et une femme très jeune, belle comme le ciel. Enceinte. Très enceinte, le ventre comme un ballon prêt à s’envoler. Ils sont avec un chameau.

—Un chameau ? je lui ai fait répéter…

Ça m’avait frappé, le chameau, parce que j’avais vu le jour-même, à la télé, un documentaire sur les caravanes du désert, juste après les infos de midi, et que j’avais précisément rêvé ensuite, pendant ma sieste, d’un chameau tout blanc qui serait venu dans la neige jusqu’à Mébélèthe.

—Un chameau, oui… Un très bel animal, très rare, très blanc… Mais là n’est pas la question. La question est que mon client recherche ces deux personnes… Vous avez bien dû les voir passer, au moins ? L’homme tire le chameau au bout d’une corde, et la femme se tient assise, en haut…

Vous les avez forcément remarqués. D’après mon client, ils devraient être ici, exactement ici, devant chez vous. Vous êtes vraiment sûr de ne pas savoir ? 

—Une femme enceinte ? un homme ? un chameau ? ça peut pas passer inaperçu, une caravane pareille… mais j’ai rien vu, moi.  Absolument rien.

Il avait pas l’air de vouloir me croire.

—Puisque je vous le dis…

Je me suis tourné vers les copains qui jouaient aux cartes, dans le fond de la salle. Vous avez vu ça, vous, dans le coin, un chameau, un vrai, comme dans les films, mais blanc, avec une femme enceinte dessus ?

Ils se sont tous mis à rire. Chameau toi-même !

Le chauffeur de taxi a eu l’air vraiment ennuyé. Il a parlé un moment avec son client, un homme assis à l’arrière, que je voyais mal derrière la vitre teintée. Ils se disputaient dans une langue que je comprenais pas. Mais ce qui était clair, c’est que le client n’était pas content. Apparemment qu’il comptait vraiment sur mon bar-tabac-dépôt de pain-agence postale. Le taxi est reparti. Doucement. Comme à regret. Il a tourné un moment dans le village. Pleins phares, à fouiller la neige, les jardins, les maisons aux volets déjà clos.

Un taxi parisien. Je vous jure. On voyait bien son lumineux.

Il s’est arrêté de nouveau après avoir fait son petit tour, à quelques mètres, devant chez monsieur le Maire qui est sorti sur le pas de sa porte, et que je j’ai vu faire non non de la tête. Puis il a redémarré, il a pris très vite le virage de la route de Thérasan, on a entendu les chaînes des pneus claquer dans la neige, et j’ai pensé que c’était bien imprudent, de s’en aller comme ça à la nuit tombante sur cette petite route de Thérasan pas déneigée. Fallait croire qu’il y tenait, le client, à retrouver ces gens. Fallait croire que le taxi aussi, il y tenait, pour risquer comme ça son véhicule… Fallait croire qu’ils y tenaient vraiment, tous les deux… Et j’aurais bien voulu savoir pourquoi.

C’était déjà de quoi me tracasser assez, cette histoire de chameau et de femme enceinte avec son ventre rond comme un grand ciel. J’arrêtais pas d’y penser. J’ai refusé toutes les parties de belote, tellement que ça me tarabustait, cette histoire.

Mais voilà que deux heures plus tard – la nuit était déjà bien tombée, et il neigeait de plus en plus fort. J’étais dehors, je venais de rajuster mes guirlandes électriques de Noël, des fois que la neige en s’accumulant me fasse effondrer toute l’installation, et j’étais grimpé sur l’échelle, à m’occuper de l’étoile, je voulais comme ça la déneiger et l’astiquer un peu, qu’elle brille un peu plus fort, au moins, pour son dernier soir de Noël.

Et là c’est un gars en Porsche qui s’est arrêté. Un Monégasque cette fois. Je vous jure. J’ai vu sa plaque. Une sacrément belle bagnole, qu’il avait. Même quand j’étais au garage Landry, j’en avais jamais vu d’aussi belle. Je descends de mon échelle. Et voilà qu’il s’y met aussi, à m’interroger. Poli, très très poli, le gars. Distingué. Quelqu’un de la haute, et même de la très haute. Je vous jure.

—Auriez-vous vu, cher monsieur, un jeune couple avec un chameau ? La femme est sur le point d’accoucher, elle est un peu fatiguée, et elle se tient assise sur le chameau. L’homme les conduit tous les deux.

Non ? Etes-vous bien certain, cher monsieur ? Pourtant ils sont forcément dans les parages. J’ai des consignes très précises, des renseignements minutieusement vérifiés.

—Qu’est-ce qu’ils ont fait, ces gens, que tout le monde les cherche, comme ça ? Et pourquoi ils se promènent avec un chameau ? Ils l’ont volé dans un cirque ?

—Non, non, ne vous inquiétez pas. C’est un chameau, ç’aurait aussi bien pu être un boeuf ou un âne. C’est seulement qu’on manquait de boeufs et d’ânes, cette année. Avec toutes ces crèches qu’on monte partout, maintenant… Même des chevaux, on n’en avait plus. Alors on leur a donné un chameau. C’était plus original, n’est-ce pas ? beaucoup plus poétique, finalement, vous ne trouvez pas ? avec toute cette neige… C’est si beau, un chameau blanc dans la neige blanche, marchant sous la nuit noire… oui, je vois que vous êtes d’accord… nous n’en doutions d’ailleurs pas… nous savions que cela vous plairait. Tout était parfaitement au point. Eux, ils avaient seulement à trouver la maison, on leur avait bien expliqué : à Mélébèthe, après Thérasan, l’ancienne grange rénovée et convertie en café, à l’enseigne de l’Étoile. La carte est très claire. Ils ont la même… L’étoile, le petit café, c’est chez vous… nous y sommes… ils devaient arriver ce soir… on a un peu avancé la date, vous comprenez, à cause de l’étoile… Il paraît que vous allez bientôt l’éteindre. Si bien qu’on est venu les retrouver beaucoup plus tôt que d’habitude… mais tout était convenu, la date, l’heure et le lieu… C’est insensé, ils devraient être arrivés, le rendez-vous est ici, ici même. Je ne comprends pas, ils ont dû s’égarer…

—Et pourquoi vous les cherchez comme ça ? Ils ont fait quelque chose de mal ? Vous êtes de la police ?

—Mais non voyons… qu’est-ce que vous allez imaginer ? L’étoile, le poupon dans ses langes, et les animaux… et la lumière, et les cadeaux… voyons ! Cher monsieur, voyons ! C’est une vieille, une très vieille histoire, tout le monde connaît cela, vous devez bien vous souvenir… J’ai les cadeaux dans mon coffre. Des parfums, de l’or, toutes ces sortes de choses, vous savez bien ? Vous êtes vraiment certain qu’ils ne sont pas chez vous ? 

Vraiment certain ? Puis-je me permettre… ? J’aimerais, cher monsieur, si ce n’est pas trop indiscret, jeter un coup d’oeil dans votre établissement… je ne voudrais pas me montrer importun… un simple coup d’oeil…  Si leur arrivée, par hasard, vous avait échappé… 

J’étais estomaqué. Je l’ai laissé entrer. Bien sûr il a trouvé personne, à part les copains qui ricanaient bêtement, en faisant semblant de regarder leur jeu.

Il m’a montré sa carte avant de repartir. L’étoile était bien marquée, toute dorée, juste au milieu du village, à l’emplacement de mon bar-tabac-dépôt de pain-agence postale. Et sous l’étoile c’était écrit comme il avait dit : « grange (ex) – café ».

C’était plus que bizarre, vous avouerez. Parce que c’est vrai que mon bar-tabac dépôt de pain-agence postale, il est installé dans une ancienne grange – et déjà, ça, la grange retapée, je vois pas comment le gars pouvait être au courant. Mais le plus drôle, c’était pour l’étoile : comment il pouvait le savoir le gars, que je devais l’éteindre le lundi suivant, à cause de la prise d’effet de la liquidation judiciaire ? Un gars de Monaco, comment il pouvait savoir autant de choses sur mon petit bar-tabac-dépôt de pain-agence postale ?

Quand j’ai raconté l’affaire aux copains, dans la salle, ils ont arrêté de rire. Ils ont tous été d’avis qu’il allait falloir se montrer méfiant, jouer serré. Vu qu’il devenait clair que c’était un coup monté, ces étrangers en chameau dans la neige, et toutes ces voitures de luxe, un trafic vraiment louche… Moi, j’étais tout chose, j’osais rien affirmer… c’était tellement tout comme mon rêve de l’après-midi… le chameau, la femme, tout ça… Et le gars avait été si attentionné, si poli. J’étais… enfin, je savais vraiment pas quoi penser.

C’était pas fini pourtant.

Vers six heures… disons six heures-six heures et demie… – j’étais en train de mettre au frais dans la neige les bouteilles de Crémant, pour le petit réveillon qu’on organise toujours, avec ma femme, pour nos bons clients – même si cette année c’était un peu triste, vu, comme je vous l’ai dit, qu’on devait fermer le bar le lundi d’après, et éteindre l’étoile, pour la liquidation, avant de se mettre en retraite et de s’enterrer dans ce foutu village où y a plus rien ni plus personne. Enfin plus de quoi faire vivre un commerce qui déjà était le dernier du coin.

Et là, vers les six heures et quelques donc, voilà qu’un gars en Ferrari se gare devant la porte. Cette fois, au coup de frein, tous les copains sont sortis en balançant les épaules. La voiture avait l’air de flamber dans la neige. Ça donnait comme un coup de rose au doré de mon étoile, là-haut. C’était beau à voir, mais pas un des copains la regardait, l’étoile. Le gars a juste baissé un peu sa vitre. Ouvrir la portière et descendre, il osait pas, tant les copains avaient pris leur air brutes.

—Aurrriez-vous vu, il commence à demander… très bronzé, le gars, avec un fort accent de là-bas – ou d’ailleurs – enfin, vous voyez ce que je veux dire.

—Aurrriez-vous vu…

—Une femme enceinte avec son type, sur un chameau ?

—Vous lesss avez vus, alors ?

C’est Paulo qui a répondu à ma place.

—Non, on les a pas vus et on s’en passera. Mais on aimerait bien savoir d’où ils sortent, ces deux-là… Et vous… vous avez des papiers à nous montrer, peut-être… ? Vous comprenez, nous, ici, les étrangers, en Ferrari ou en chameau, on aime pas trop.

Les copains se sont approchés encore plus près, l’air mauvais. Paulo a commencé à secouer la voiture. P’tit Louis a fait un bruit avec sa langue, pour imiter le claquement d’un fusil.

Là, le gars en Ferrari a eu tout à fait peur, il a remonté en vitesse la vitre de son carrosse et il est reparti en trombe. Tout juste si les copains ont eu le temps de s’écarter pour pas être écrasés.

Ensuite on a eu la paix. Tout ça a continué à me faire penser, à me tracasser. Mais plus personne s’est arrêté. Plus rien, dehors, plus rien, que le silence de la neige, et la nuit noire.

C’est seulement à minuit, quand on a débouché le mousseux, que Paulo nous l’a dit.

—Eh bien, je les ai vus, moi, il a fait comme ça.

Tout le monde a compris aussitôt de qui il parlait. Il y a eu un grand silence. Personne a osé le dire, qu’un ange passait. D’ailleurs c’était peut-être plutôt le contraire.

—Je les ai vus, il a repris. Devant chez moi. Un peu après une heure. J’étais en train de fermer la maison, avant de partir pour ma partie de belote. Ils tenaient un bout de papier avec une adresse, et aussi une vieille carte toute gribouillée. Ils m’ont demandé s’ils étaient bien arrivés à Mélébèthe. Ils étaient à trois pas du panneau, mais apparemment ils l’avaient pas remarqué. Deux mendiants. Sales. Déguenillés. Des étrangers, pas de doute, avec leur vieux chameau. Le genre qu’on aime pas voir traîner au village. La femme était mignonne, tout de même, un peu foncée, mais mignonne, seulement sa houppelande, fallait voir… on aurait cru qu’elle arrivait tout droit de… je sais pas d’où, mais pas d’ici, c’est sûr… Et son bonhomme, avec sa barbe de deux mille ans, fallait voir… Elle, elle était tellement enceinte qu’on pouvait pas y croire. Ronde comme la Terre, elle était… Elles font ça avec des chiffons, ces femmes-là, pour essayer d’apitoyer les gens. On connaît le truc.

Alors, moi, pas bête, j’ai fait semblant d’avoir à faire dans la maison, et je suis allé chercher le fusil. Quand je suis revenu, ils attendaient encore devant ma porte, ces idiots. Je crois bien qu’ils s’imaginaient que j’allais les nourrir, les héberger, les chauffer, les… Oh, j’ai rien dit. J’ai seulement braqué mon fusil sur eux. Et là, je sais pas, j’ai eu l’impression d’entendre un enfant pleurer. Je me suis retourné. Peut-être une seconde, deux secondes, pas plus, et, pffft, ils ont tous disparu. Comme ça. D’un coup. Tous. Disparu. L’homme, la femme, le chameau. Pffft. Plus rien. De rien. Disparus. Volatilisés. Plus personne devant moi. Plus un souffle, plus une ombre.

—C’est drôle, a dit P’tit Louis d’un air sinistre.

—Ouais. Je les ai juste mis en joue, juste comme ça, sans tirer… et eux, pffft… plus rien ! Envolés. Disparus ! Comme s’ils avaient jamais existé. Pas même une trace dans la neige fraîche. Rien.

—Connard, j’ai dit.

Peut-être que c’était juste parce que j’avais trop bu, déjà.

D’habitude, je suis pas pour les étrangers qu’on connaît ni d’Eve ni d’Adam. Mais là, à écouter ce que Paulo racontait, le sang m’est monté à la tête, j’ai dit :

Connard. On en avait jamais vu, par ici, des chameaux. Jamais. 

Et une naissance, ça doit faire presque un siècle qu’on en a pas eu non plus au village. 

Et des belles femmes, ici, est-ce qu’on en voit, hein ? Est-ce que t’en vois, toi, des fois, ici ? Est-ce que tu crois qu’elles ont envie de venir ici souvent ?

Et des Ferraris venues du bout du monde, et des Porsches remplies d’or et de parfums et de cadeaux de chez Rolex. T’en avais jamais rencontré de ta vie, hein, Paulo, jamais. Avoue. 

Mais toi, au lieu de te mettre à genoux devant eux, au lieu de comprendre la grâce qu’ils te faisaient, de s’arrêter devant chez toi, tu les as mis en joue avec ta sale carabine de sale braconnier. Parce que t’es incapable, non seulement de générosité, mais même de curiosité. Parce que la beauté, quand elle passe devant ta porte, t’es même pas capable de la remarquer. Je les aurais pris chez moi, bien sûr, il serait né dans ma salle, leur petit, puisque c’était marqué sur leur carte, puisque c’était chez moi qu’ils devaient venir. Pour mon dernier Noël à l’enseigne de l’Étoile. Mais toi, t’as juste pris ton fusil, tu m’as pas demandé mon avis, t’as rien dit à personne. T’as décidé tout seul de nous faire notre malheur.

Connard.

Tu t’en rends même pas compte, mais c’est nous tous, en fait, que t’a couchés dans la nuit, avec ton fusil. C’est moi, c’est toi, c’est moi, c’est le dernier cadeau que l’bonheur pouvait encore nous faire.

Parce que maintenant, c’est sûr, on en verra plus jamais, ici, des taxis, des Porsches et des  Ferraris, des femmes belles comme le jour, et enceintes comme des aubes, et des gamins qui naissent dans des ballons au bout des nuits de neige. Des histoires et des rêves et des chameaux qui passent comme des visions d’un autre monde, dans les petites rues noires de chez nous.

Et même si c’était pas vrai, tout ça. En admettant que ça aye été un coup monté. Du cinéma ou je sais pas quoi. Qu’est-ce que ça pouvait te faire de nous laisser les regarder un peu, à la dernière lueur de l’Étoile ? Au lieu de tout crever d’un coup avec le sale canon de ton sale fusil qu’a trempé dans toutes les boues et dans toutes les carcasses. Hein, qu’est-ce que ça pouvait te faire de les laisser venir à nous ?

Connard.

On va rester tout seuls, maintenant.

Tout seuls.

.

.

Publicités
Cet article a été publié dans récits et nouvelles. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

16 commentaires pour L’étoile

  1. jill bill dit :

    Bonsoir Carole, Joseph, Marie, Jésus, eh eh… revisité par tes soins, beau et triste à la fois, merci… et bon Noël !

  2. Le conte de Noël de Carole.
    Inattendu.

    Ils cherchaient un gîte … et l’auront probablement trouvé à Marelles, au fin fond de l’Ardèche. Délocalisé, comme ce « Thérasan » …

  3. flipperine dit :

    Noël vu à notre époque

  4. Pastelle dit :

    Surprenant, et très beau…

  5. almanito dit :

    On a beau rouler en voiture de luxe et peut-être s’appeler Balthazar, quand on a la peau hâlée, ça ne passe pas. Pourtant le petit qui va bientôt naître aura lui aussi la couleur du pain d’épice, n’en déplaise à certains 🙂

  6. Aloysia dit :

    Génial, Carole… C’est bien envoyé, et le chameau il fallait y penser…

  7. hamza dit :

    En lisant ce beau texte; cela m’a donné à réfléchir. J’ai d’abord pensé à Noél; puis je me ss dit nn car avec le nombre de migrants qui traversent l’Europe de long en large. Mais ce qui est drôle aussi c’est la présence de ce chameau. Comment a-t-il pû traversé la méditerranée ! Est ce à la nage ! est ce en bateau ! ; Cependant ce qui attire plus l’attention c’est le caractère de refus du propriétaire qui a menacé le couple à l’aide de son arme; Oh Dieu pr(éserver moi de ce genre de situation. Merci Carole

    • carolechollet dit :

      J’ai pensé à tout cela. En fait, je voulais dire que nous nous sommes beaucoup éloignés de l' »esprit de Noël », mais qu’il nous reste possible d’y revenir.
      Mais vous, vous m’apportez, Hamza, votre sagesse et vos paroles douces et réconfortantes. C’est moi qui vous remercie.

  8. M.D. dit :

    Triste mais très beau, Carole. C’est vrai que je n’ai pas pu m’empêcher de penser à tous ces migrants que certains accueillent avec la haine au coeur. L’histoire se répète inlassablement, la peur de l’étranger…

  9. Quichottine dit :

    C’est vrai, ça, qu’est-ce que ça pouvait faire de les laisser nous apporter un peu de rêve ?
    La Nativité revue et corrigée par Carole, c’est un récit qui laisse beaucoup encore à méditer.
    Merci, Carole, pour tout.
    J’ai adoré !

  10. dombouvet dit :

    Un texte admirable. Un de ceux que l’on a envie de faire lire à des gens très proche. Un grand Merci, Carole. Tant d’intelligence et de talent, ça réconforte dans notre monde de brutes.

  11. mansfield dit :

    Ah la la quand l’imaginaire n’est pas le même pour chacun, les réactions peuvent surprendre, moi, j’adore entrer dans ton univers et y plonger, franchir la frontière entre fantasme et réalité…

  12. mansfield dit :

    J’aime aussi quand l’actualité et ses drames peuvent encore susciter des contes « à réfléchir »… merci Carole!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s