L’orage

C’était l’orage qui l’avait réveillée.

Elle dormait si bien, d’habitude. Si profondément. Olivier en plaisantait souvent : Rien ne pourrait te réveiller, pas même un tremblement de terre. Tu dors à poings fermés.

À poings fermés – quelle drôle d’expression. Serrait-elle vraiment les poings quand elle dormait ? C’était bien laid, alors… et pour se protéger de quoi aurait-elle ainsi fermé ses poings ? Jamais elle ne faisait le moindre cauchemar.

Olivier se trompait… mais, vraiment, cet orage était terrible.

Par la fenêtre ouverte c’était comme si quelqu’un s’était engouffré, secouant le rideau et cognant au carreau. Une forme agitée et furieuse qui voulait qu’on l’écoute, et qui soufflait le froid et la pluie.

—Olivier, murmura-t-elle. Olivier…

Soudain, elle s’aperçut qu’elle était seule.

Elle alluma la lampe.

Olivier avait dû se lever, avec cet orage, rien d’étonnant s’il avait été réveillé, puisque même elle l’avait été.

Elle se leva, alla fermer la fenêtre. Un coup de tonnerre secoua aussitôt la maison dans un éclair brutal qui enflamma de sa fourche aiguë toute la nuit du dehors.

La petite lampe, sur la table de chevet, s’éteignit d’un coup, comme écrasée par ce fracas de lumière.

La foudre.

Debout dans l’obscurité, elle frissonna.

Olivier.

Elle descendit à tâtons. Appela. Dans la cuisine elle s’empara de la lampe de poche rangée dans le tiroir. De pièce en pièce elle promena le faisceau. Tout semblait si nouveau, à la lumière de la lampe. Elle avait l’impression de ne rien reconnaître. 

Olivier n’était nulle part. La maison semblait vide. 

Elle ferma l’une après l’autre toutes les fenêtres, tirant les volets contre le vent, luttant. Il ne fallait pas laisser entrer la violence du dehors. 

Epuisée, elle s’assit enfin au salon.

Elle aurait mieux fait de remonter, elle le savait bien, de s’enfouir à nouveau dans le sommeil. Mais sans comprendre pourquoi, elle redoutait de regagner le lit vide. L’insomnie, pour la première fois depuis tant d’années, s’était abattue sur elle.

C’était une expérience si neuve. Douloureuse, certes, mais si neuve… Fascinante, en fait. Elle comprenait, maintenant, qu’on puisse être fasciné par l’insomnie, rivé à cet éveil de la nuit comme les drogués le sont à leurs substances magiques. L’insomnie n’était-elle pas, au fond, comme le sommeil, une addiction ?

Peut-être se rendormirait-elle, tout de même, ici, sur ce canapé si coûteux qu’ils avaient acheté chez Brizé ? Elle dormait si bien, d’habitude, elle dormait tant, et si longtemps, elle avait tant besoin de sommeil. Il fallait qu’elle se rendorme. Il le fallait absolument. Quand elle se réveillerait, elle en était sûre, il ferait grand jour. Olivier serait là, de nouveau. Madame Simon viendrait faire le ménage, puis elle l’aiderait à préparer le brunch, quand le traiteur aurait livré… il y aurait tant de monde à recevoir, le lendemain, dans le jardin, tant de plats à emporter dans le pavillon d’été… Ils avaient, elle avait tant d’amis… leurs amis, ses amies…

Mais… ce devait être l’orage… est-ce qu’on ne dit pas que l’orage met de l’électricité dans l’air ? Et tout ce bruit… ce fracas de la foudre, tout à l’heure, cette furie du vent labourant le jardin… Non, elle ne pouvait pas dormir. Elle était incapable de dormir. Elle était dans un tel état de lucidité nerveuse. Elle était terriblement éveillée. Elle qui d’habitude dormait tant et si bien. Elle que rien ne pouvait tirer de ce monde du sommeil où elle s’enfouissait toute entière, sans souvenirs et sans rêves, fermée sur elle-même comme une pierre. Quelque chose, en elle, s’était intensément éveillé, et ne voulait plus s’endormir.

Olivier. Où donc était-il ? Dans l’allée, devant la cuisine, sa voiture avait disparu. Il était sans aucun doute sorti. Sorti ? Mais pourquoi ? Par ce temps, à cette heure…

Elle tremblait, vacillante, comme si son joli corps fragile et mince, délicat comme une tige d’orchidée, avait reposé sur un tuteur qui, soudain, lui aurait fait défaut, brisé par on ne sait quel accident.

Peu à peu, cependant, au-dehors, l’orage s’apaisait.

Il n’y avait plus maintenant que cette pluie lente, très douce, sur le toit, sur les fleurs du jardin, sur le monde entier.

Remettre les… plombs… remettre les choses à leur place. Mais… où donc… où donc cela se trouvait-il, ce… ces plombs ? Au fond de ce petit placard blanc qu’on n’ouvrait jamais, dans l’arrière-cuisine, non? Si elle allait ne pas savoir… si elle allait rester, comme cela, toute la nuit, jusqu’au matin… 

Elle chercha, tâtonna, finit par enclencher elle ne savait quel mécanisme. Il y eut un claquement sec.

L’électricité était revenue. Dans la maison bien éclairée, tout était de nouveau si beau, si net, si bien à sa place. Quelle jolie maison elle avait, si élégamment, si savamment décorée.

—Comme je t’envie, Bénédicte…

—Un paradis, chez toi…

—Cette maison…

—Tu as toujours du thé délicieux…

—Et ce jardin, ce merveilleux jardin, si près de Paris…

—Des citronniers extraordinaires…

—Donne-moi l’adresse de ton coiffeur…

—Ton mari te gâte…

—Et ces fleurs fabuleuses, dans ton jardin d’hiver…

—Il est vrai que vous êtes presque encore de jeunes mariés.

—Ce portrait signé Jeff Prince que tu as là… c’est un vrai ?

—C’était pour notre deuxième anniversaire de mariage…

—On dit que l’amour dure deux ans.

—Je croyais que c’était trois ?

—Il est certain qu’il gagne bien sa vie…

-… »Jeune femme aux yeux ouverts »…

—Tu as tellement de chance…

—Drôle de titre… est-ce qu’on n’a pas toujours les yeux ouverts, dans les portraits ?

—Oh, ce n’est pas comme dans la vie, alors…

—Mais qu’est-ce que tu veux dire, avec tes allusions ?

—Un peintre très doué… très coté… 

Pourquoi tenait-elle toujours sa petite lampe de poche allumée, puisque l’électricité, enfin, était revenue ?

Sur le tapis, elle aperçut, tout à coup, le morceau de papier. Un tout petit bout de papier tombé de la corbeille, certainement, quand madame Simon l’avait vidée, tout à l’heure. Elle prit le papier…

e soir 

11 heu

Ça ne voulait pas dire grand chose. Mais elle se sentit troublée.

Toute cette lumière. C’en était aveuglant, écrasant. Elle se leva, éteignit les lampes. Ferma sa petite lampe de pochegagna le jardin d’hiver – cette étroite véranda qu’elle avait peu à peu transformée en serre, y installant chaque mois de nouvelles plantes rares et délicates.

Les fleurs, c’était sa passion. Après l’art et la décoration, bien entendu. Elle passait ce qu’elle appelait ses « jours libres », à choyer ses plantes, et à imaginer des arrangements floraux qui suscitaient l’admiration générale. Elle avait tant d’activités… si raffinées… personne n’aurait pu dire qu’elle était oisive.

—Tu as une vie merveilleuse.

—Des dons d’artiste.

—Je ne supporte pas la laideur…

—Un goût si fin…

—…il faut que je sois entourée de belles choses…

—Ton élégance naturelle…

—La laideur m’indispose… c’est comme la crasse…

—Tu as tellement de chance…

—… je fuis la vulgarité…

—Je voudrais tant être à ta place.

—Etre aussi ravissante…

—Et toujours si paisible, si sereine…

—Je dors toujours si bien…

—Tu as de la chance, tellement de chance…

—Une vie de rêve…

—… comme une marmotte.

—Ce doit être si affreux, l’insomnie…

Encore une si drôle d’expression. Dormir comme une marmotte. Mais les marmottes ne traversent-elles pas en rêve les hivers et les neiges, ne réservant pour leur vie que les heures douces et lumineuses ?

Dans la demi-clarté que le lampadaire du jardin jetait sur la pièce, elle distingua que la belle de nuit  – mirabilis jalapa – était en fleurs.

Une floraison inattendue, qu’avait hâtée l’orage, peut-être. Est-ce qu’on peut savoir pourquoi, de temps à autre, il prend fantaisie à une fleur de s’ouvrir un peu plus tôt ou un peu plus tard que prévu ?

Mais cette flaque… C’était étrange. Il pleuvait dans la véranda. L’orage avait dû briser une partie du toit. Il faudrait faire réparer cela au plus vite. Olivier… dès le lendemain… s’occuperait de… bien entendu… de tout… comme toujours…

Elle ouvrit la porte. La pluie, dehors, paraissait l’inviter. Elle avança. Sentit sous ses pieds nus le sable humide de l’allée, et la douceur de l’herbe. C’était une sensation délicieuse, une sensation très ancienne, une sensation de son enfance, qu’elle avait depuis si longtemps oubliée. La fraîche caresse sur la peau du sable humide et de l’herbe trempée qui vous donnait l’impression de tracer sur la terre des chemins qui vous appartenaient vraiment.

Un chaos indescriptible s’était emparé du jardin.

Toutes les fleurs des parterres étaient effeuillées ou brisées, et noyées dans la boue. Les grands pots des citronniers avaient basculé dans le sable de l’allée et les citrons gisaient à terre, écrasés.

L’un des oliviers, déraciné, se tenait sur le flanc, agonisant, tandis que l’autre se tenait, branches pendantes, bizarrement suppliant, comme un soldat mourant encore debout qui allait s’écrouler.

Un désastre irréparable.
Elle avançait, cependant, d’allée en allée, nonchalante, pieds nus, enfonçant dans la boue, voluptueusement.

Ses cheveux dégoulinaient de pluie sur son front, et son pyjama trempé collait à sa peau.

Elle était bien. Mieux qu’elle n’avait jamais été. Réveillée, incroyablement éveillée. Décidément insomniaque, délicieusement lucide.

Dans la piscine flottaient comme des noyés des branches arrachées. Elle se pencha vers l’eau, poussa du pied un grand paquet de feuilles boueuses. Ecouta le bruit mou qu’elles firent en s’enfonçant dans l’eau. Sourit en pensant à la couleur brune de rivière qu’aurait, le lendemain, le bassin souillé.

Mais le plus grand désastre était, tout au fond du jardin, le pavillon d’été.

Il serait impossible de recevoir, le lendemain, pour le brunch.

Im-pos-sible. 

—Si on avait pu penser…

—Nous avons dû annuler. 

—Figure-toi, l’orage… 

—Tout annuler. An-nu-ler. 

—In extremis. Le traiteur… enfin nous sommes de très bons clients…

—Mon Dieu, comme tu as dû trembler…

—La foudre. Elle est tombée sur nous, imagine, tombée d’un coup…

—Quel choc, ma pauvre, quel choc.

—Tout s’est écroulé. Tout. É-crou-lé.

—Mais pourquoi ris-tu comme cela ? Ma pauvre, c’est l’émotion, sans doute…

 C’était si drôle, si incroyable…

Le bâtiment avait été comme lacéré par la foudre. C’était sur lui qu’elle était tombée, tout à l’heure, précisément sur lui. Ce pavillon ridicule… n’était-ce pas extraordinaire… ce mini Trianon de parpaings prétentieux… que la foudre l’ait choisi ? Et les parpaings éclatés gisaient partout dans l’allée. C’était un de ces blocs, sans doute, qui avait fait éclater la vitre de la véranda…

Une construction d’architecte, pourtant. Si savante. Un château de poupée à cent mille euros. Comment se pouvait-il ?

Elle s’agenouilla pour observer l’un des morceaux. A l’intérieur, cette tige rouillée… bien sûr… le ferraillage… C’était à cause du ferraillage. Elle se souvenait très bien… L’architecte lui avait expliqué cela. Il avait dit que la construction compliquée qu’il avait conçue serait trop fragile, sans ce tuteur de fer courant partout pour la soutenir.

Et c’était par le ferraillage qu’était venue la chute, en définitive.

La foudre avait suivi le fer, tout au long du mur.

Elle avait fait éclater le pavillon trop bien protégé, aussi sûrement qu’une mine.

Blottie dans les décombres, elle méditait sur son morceau de béton rouillé, fascinée…

Soudain, elle reconnut le bruit  de la voiture d’Olivier.

Les phares balayaient le jardin, l’éblouissant. Mais elle s’efforça de garder les yeux ouverts et de faire face.

Olivier.

Non, bien sûr, il ne pouvait pas la voir, accroupie comme elle était, contre ce qu’il restait de mur. Mais elle, elle avait l’impression de le regarder jusqu’au fond des yeux.

Puis tout s’éteignit. Elle entendit la portière se refermer doucement.

Ecouta son pas prudent sur le gravier. L’imagina, montant l’escalier à pas de loup, se déshabillant dans l’ombre, puis se couchant sur le lit, aussi loin que possible de ce qu’il croyait être la forme obstinément endormie de son corps. 

Il y avait plusieurs semaines, sans doute, peut-être plusieurs mois, qu’il se couchait ainsi, tout au bord du lit, évitant son contact, tandis qu’elle sombrait d’un coup dans ce sommeil profond qui l’emportait ailleurs. 

Combien ? Combien de temps ? Elle ne parvenait plus à se souvenir. Trop de sommeil. Elle avait tant dormi, tant dormi, qu’elle en avait perdu la mémoire. Pourquoi avait-elle tant dormi ?

—Tu dors encore avec lui, toi ?

—Oh non, nous il y a longtemps que nous faisons chambre à part…

Il est tellement…

—Non, moi, je ne supporterais pas…

Il l’a très mal pris, au début…

—J’ai toujours préféré les situations claires…

—Mais toi, ma chèrie, tu n’as pas encore d’enfants, tu ne sais pas…

—Et puis tu dors si bien, il ne te dérange pas, je suppose ?

Ils sont tellement… tous, oui, tous !

—Alors quand j’ai découvert que…

—Il y en a qui dorment encore ensemble et qui pourtant…

—Dès la première année de mariage, il

—Moi, je lui ai posé mes conditions…

—L’essentiel, ce n’est pas de dormir, c’est de coucher, n’est-ce pas ?

—Tu ne regardes jamais ses mails ? Son téléphone ?

—Ne sois pas si vulgaire…

—Si tu savais. C’est comme cela que je me suis aperçue…

—Ils sont tellement… tous… ah oui, tous !

—Depuis des mois…

—Je reste avec lui parce que… 

—Tout est à son nom… il a exigé un contrat… je n’ai rien à moi…

—Comme je vous envie, Bénédicte, d’être si heureuse, d’être si tranquille… comme je vous envie…

—Une véritable brute, le mien. Il me laisserait sans un sou…

—Faire semblant… hélas, faire semblant… quand on n’a pas le sou à soi…

—Non, moi, je ne m’abaisserai pas… je serai digne… je travaillerai… je ferai des ménages...

—C’est si difficile…

—Comme je vous envie, Bénédicte, comme je vous envie, de ne pas avoir à….

Quand elle revint dans la véranda, elle constata que la belle de nuit s’était déjà fanée.

L’approche de l’aube, bien sûr. Ces fleurs-là n’éclosent que la nuit, et ne supportent pas la lumière du jour.

Les pétales épars sur le sol ressemblaient aux fragments d’une lettre qu’on aurait déchirée.

Machinalement, elle les posa sur la table de fer forgé, s’efforçant de comprendre, d’effacer les bavardages et les vaines paroles si longuement accumulés, de faire venir de loin, de très très loin, les mots qui lui manquaient.

Longtemps, elle resta ainsi, à assembler, l’esprit agité, le puzzle des pétales qui ne signifiait rien. Puis, brusquement, elle se souvint : elle était descendue de son lit pour fouiller la maison obscure. Son cher jardin était dévasté, Olivier avait découché. Elle ne pouvait plus se rendormir.

Elle était entièrement trempée, son pyjama était déchiré. Le vernis doré de ses orteils était noirci et craquelé. Le pavillon d’été s’était écroulé.

Et elle était intensément réveillée. 

Son carnet de chèques était resté là-haut, sur la commode, avec son portefeuille de chevreau et sa carte bancaire, dans son joli sac Hermès. Mais elle ne remonterait pas à l’étage.

Le premier RER partait à 5 heures 38.

C’était marqué sur l’horaire que madame Simon avait laissé sur l’étagère du placard où elle rangeait ses affaires.

Elle avait encore vingt-deux minutes pour retirer son pyjama de soie rose et boueux, et enfiler le polo gris fatigué, le pantacourt informe et les vieux mocassins qui l’attendaient dans l’ombre du placard, fantômes familiers d’une autre vie possible, 

vingt minutes pour prendre dans le tiroir de la cuisine les quarante-cinq euros en billets destinés à rémunérer au noir madame Simon pour son extra du lendemain,

et se diriger,

seule,

courageuse,

seule,

démunie,

seule,

et digne, 

                         vers la gare.

Elle s’imagina, débarquant sur le quai, là-bas, dans la foule agitée des petits matins, frayant difficilement son chemin. Elle irait prendre un café quelque part. Avec des croissants. Elle écouterait, autour d’elle, la rumeur de la vie laborieuse. Où irait-elle, ensuite… ? il y avait bien… – comment s’appelait-elle, déjà ? – cette société de nettoyage que dirigeait le mari de Julia… rue… rue de Réaumur. Voilà… elle entrerait, elle expliquerait sa situation… elle connaissait un peu la secrétaire… Amélie… Aurélie… enfin, elle l’avait croisée une fois chez Julia… une jolie blonde aux jambes très longues avec un appétit féroce… Aurélie… Amélie… lui trouverait quelque chose… quelque chose de pas trop dur, au début, peut-être… et certainement elle lui prêterait… disons… lui avancerait

Tout cela était un peu vague encore, bien sûr, mais il lui restait encore… vingt minutes !

Vingt minutes.

Un petit morceau d’éternité.

Elle s’assit sur le canapé du séjour, face à la « Jeune femme aux yeux ouverts » de Jeff Prince. Réprima un bâillement. S’étira comme un chat, avec beaucoup de grâce, puis s’allongea tout à fait.

Elle était bien, vraiment, si forte, tout à fait calme, depuis qu’elle avait pris sa décision.

Si apaisée, si calme, qu’après tout, elle pouvait aussi bien, maintenant, choisir de se rendormir.

.

.

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13 commentaires pour L’orage

  1. Quichottine dit :

    Partira-t-elle ensuite ? Je ne sais pas… sans doute pas.
    Je crois qu’elle s’est fait une raison.
    Mais avec le jardin, la serre, la foudre et l’orage, c’est toute sa vie qu’elle a vu se déconstruire…

    Moi, je serais partie, malgré l’amour encore si vivant.

    Ton texte est magnifique, Carole.
    Merci.

  2. almanito dit :

    Je ne m’attendais pas du tout à la fin.
    Oui, qu’elle se rendorme, le RER de 5h. 38 n’est pas pour elle. Rien ne l’empêche ensuite d’imiter son époux en « s »échappant » quelques heures pour donner un peu de piquant à sa petite vie fadasse de belle égoïste, tout en profitant de la prodigalité d’Olivier qui ne mérite que cela. Une insomnie salutaire finalement:)

  3. jill bill dit :

    Ah comme d’habitude, lecture prenante, d’autant plus que ma fille se prénomme Bénédicte… 😉

  4. Aloysia dit :

    Toujours aussi riches de sens et d’enseignement, tes textes, Carole… Tu sais nous montrer comment un être autrefois en torpeur parvient soudain à s’éveiller et à devenir ce qu’il est en réalité, après tant d’années de mensonge. Il faut un événement puissant émotionnellement mais c’est en fait parfaitement inattendu… Tu nous montres comment on abandonne ce qui est apparence ; mais aussi superflu. C’est encore merveilleusement exprimé.
    j’espère que tu n’as pas écrit ça cette nuit, sous l’effet de l’orage ?
    Amitiés.

  5. Aloysia dit :

    Ah ! non, je découvre que ce texte a été publié hier matin, alors que je n’ai reçu l’avis que ce matin…

  6. gadgio dit :

    Dormir les poings fermés… jusqu’au jour où les réalités s’imposent à vous.
    J’aime cette histoire.

  7. ecureuil bleu dit :

    Bonsoir Carole. Ta nouvelle est très prenante et m’a tenue en haleine jusqu’au bout. Moi je serais partie, d’ailleurs je suis insomniaque… Bonne soirée

  8. Pastelle dit :

    Cette manière de raconter, petit à petit, ces choses si simples et si terribles de la vie… Fascinant.

  9. les Caphys dit :

    superbe nouvelle Carole ! Quant aux insomnies, on connaît. Bizzz des Caphys

  10. mansfield dit :

    Un texte cruel mais tellement réaliste, sur les aléas du mariage, les petits arrangements entre amis, les lâchetés, les renoncements, les choix correspondant rarement à une certaine idée du bonheur…

  11. cathycat33 dit :

    Un orage salvateur qui a cassé le bocal où le poisson tournait en rond. Mais je crois que ce pauvre petit poisson se contentera d’une petite flaque boueuse plutôt que de nager vers l’océan… dommage…

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