La voix humaine – petite comédie du réveillon

Dire qu’elle avait tout préparé si soigneusement. Tout pensé tout prévu. L’éclairage, les guirlandes, les bougies parfumées. Les cocktails aux agrumes, les canapés au crabe piqués de paprika, la trilogie de saumon fumé en pétales argentés, les petites griottes confites postées par avion du Chili. La charlotte, surtout, la charlotte qu’elle avait passé toute la soirée de la veille à confectionner, et qui attendait, au frigo, sur la dernière étagère, dans son costume de biscuits roses de Reims, cravatée de framboises surgelées.

Et la robe. La robe longue lamée chic. Très noire très brillante très classe très décolletée très chère. Et les stilettos dorés de chez Guzzi. « Dorés, forcément dorés ! prenez les dorés, ce sera plus lisible, avait dit la vendeuse, les dorés pur croco, ils sont un peu plus chers que les noirs en nubuck, mais tellement plus lisibles avec vos bas sombres… » Une folie. Le genre de chaussures qu’on ne remet jamais, évidemment. Et la lingerie. Les bas noirs à motifs d’angelots. Le porte-jarretelles. Un gâchis.

Jusqu’à onze heures, elle l’avait attendu. Depuis neuf heures jusqu’à onze heures, le bombardant d’appels de SMS et de supplications auxquels il s’était obstiné à ne jamais répondre. Enfin il avait envoyé un texto. Un message bref et glacé qui venait des plaines du mensonge et de la trahison. Balayées par le vent du mépris.

La neige, il avait dit : « La neige. Bloqué sur la route. Pas moyen de venir ». La neige le verglas le froid. Voiture immobilisée. Route paralysée. Conducteur bloqué. Pas moyen pas possible pas sa faute. Elle avait un instant frissonné l’avait plaint s’était fait du souci avait imaginé tremblante les longues files de voitures en détresse qui se sculptaient de givre sur d’immenses mers de glace. Et lui mourant de froid dans ce décor d’angoisse comme l’explorateur Scott… Menteur ! Menteur menteur menteur ! Est-ce qu’il pensait vraiment qu’elle allait le croire longtemps ? Qu’elle n’allait pas vérifier ? Découvrir qu’il avait posté en même temps sur son compte twitter : « Je m’éclate à la vodka lol » ? Il n’avait pas voulu venir, voilà. Il devait être avec une autre. Ou alors il avait préféré une soirée avec des gens qui pouvaient lui servir. Il était tellement ambitieux.

Minable.

Abominable.

Et elle toute seule à l’attendre.

Larguée.

Elle avait été larguée pour le réveillon. 

Encore au moins s’il l’avait prévenue plus tôt. Elle aurait pu aller chez Sofia. Au lieu de passer la soirée affalée sonnée comme une cloche. Mais non il avait préféré l’humilier, lui infliger l’angoisse le désespoir la solitude les larmes. Dire qu’elle aurait pu être en train de danser chez Sofia. Avec un autre. Et de boire de la vodka lol comme lui. Sofia qui la snobait d’habitude, mais qui l’avait invitée sur facebook, la semaine dernière, à son événement réveillon. C’était inespéré, cette soirée chez Sofia, elle avait hésité… mais elle avait sottement refusé : « Non, je te remercie, Sofia, c’est si gentil, mais j’ai prévu de réveillonner avec Simon, mon boyfriend. Nous préférons passer la soirée seuls, en amoureux.  » En amoureux… Incroyable qu’elle ait pu se faire des illusions pareilles. Elle avait prévu… et lui, il l’avait larguée. Plaquée. Jetée.

Sagoin sapajou salaud, sale menteur, saltigrade, salpêtre, sale tout. Pas la peine qu’il se repointe chez elle. Elle lui enverrait à la figure les stilettos dorés. Elle l’étranglerait avec les bas à motifs d’angelots, elle lui enfoncerait en travers de la gorge le décolleté profond les jarretelles les cocktails aux agrumes les canapés au paprika la trilogie de saumon fumé la charlotte aux framboises, elle le… elle le tuerait… voilà… elle le tuerait.

Mais elle avait simplement continué jusqu’à minuit à taper frénétiquement des SMS auquel il ne répondait pas, et à composer, recomposer sans fin son numéro, espérant, attendant, tombant toujours sur cette insupportable messagerie où il affirmait de sa voix la plus joyeuse ne pas être disponible pour le moment

Est-ce que vraiment c’était fini ? Les larmes charbonnaient ses joues, le fond de teint à paillettes roulait sa graisse parfumée sur le décolleté profond. Et en plus la robe serait abîmée. Une robe à trois cents euros.

Mettre un peu de musique. Du son du bruit du monde en arrière-fond de ses larmes. Tiens, ce vieux tube, « My love is snow »… ! elle avait beau pleurer, elle connaissait encore la valeur de l’ironie…

Pourtant… Non, c’était immonde, vraiment immonde.

Passer la soirée comme ça, toute la soirée, toute seule. En larmes. En robe du soir. En stilettos. A écouter de l’électroslow. Larguée.

A minuit une, le téléphone avait sonné. Le fixe.

Elle avait hésité… Simon ? Non, il n’appelait jamais sur le fixe… c’était pour les vieux, le fixe… Mais s’il était coincé dans la neige, s’il appelait d’une cabine? d’une cabane ?

— Allô ma chérie ?

Tante Monique. OMG my god. Elle aurait dû s’en douter pas répondre. Tous les ans tante Monqiue téléphonait à minuit une.

— Oui, tante Monique, oui, je m’amuse. Non, tante Monique, non, je ne suis pas toute seule. C’est ça tante Monique, oui, moi aussi je te souhaite une bonne santé. Oui, oui, tante Monique, c’est la santé qui compte, c’est la santé l’important le plus important je sais bien. Au revoir tante Monique. Bonne année bonne santé bonne année et bonne santé surtout !

Satanée tante Monique. Salopard de téléphone.

Dans les vieux films américains, c’est toujours par le téléphone que tout arrive. Tout ce qui fait mal. Et même le reste.

Elle s’était remise à pleurer. Coment avait-elle pu être aussi désagréable ? Froide. Méprisante. Pire que Simon, en fait. Tante Monique. Pauvre vieille tante Monique. Elle aussi elle avait passé la soirée du réveillon toute seule. Se forçant à veiller. Pour appeler ses neveux. Enfin son neveu et sa nièce, puisqu’elle n’avait plus qu’eux de famille.

Pauvre pauvre pauvre Monique. Elle allait la rappeler. Tout de suite. Se rattraper. Pas comme Simon. Elle avait un coeur, elle, au moins. Pleure donc, ma fille, pleure sur les autres, ça fait du bien du bien au coeur.

Mais voilà que ça sonnait de nouveau. L’iPhone, cette fois. Simon, Simon, faites que ce soit Simon…

C’était Julie. Ce serait donc comme ça toute la nuit jamais lui jamais lui mais ces gens tous ces gens. Et cette Julie, elle roucoulait avec Stephen, non ? est-ce qu’elle avait besoin en plus de venir la narguer au téléphone?

—Julie ?

—Oui, c’est moi. Je te souhaite une bonne an… année… La voix là-bas s’embrouillait de sanglots.

—T’as des ennuis, Julie ?

—Figure-toi, figure-toi, tu ne vas pas le croire… il m’a laissée toute seule. Pour le réveillon. Toute seule. Ce mufle.

—Qui donc ? Stephen ?

—Oui, Stephen. J’avais tout préparé. J’avais mis les petits plats dans les grands et ma petite robe bustier en mousseline bleu nuit, tu vois laquelle…

—Avec des stilettos dorés ?

—Oui, comment tu sais ? Et figure-toi qu’à onze heures, à onze heures seulement, tu te rends compte, alors  que je me tourmentais depuis des heures, il m’appelle, désinvolte, dé-sin-vol-te… et pendant ce temps, sur twitter et facebook, il bombardait ses amis de selfies… 

—Et il t’a dit qu’il était bloqué par la neige ?

—Exactement. C’est ce qu’il a dit, comment t’as deviné ?

—A cause de Simon. Figure-toi. Pareil. Il m’a larguée. A onze heures. Pareil. Par texto. La neige. Sale menteur. Et moi dans ma robe à trois cents euros moitié aussi chère qu’une robe de mariée et les cocktails les bougies parfumées la charlotte… effondrée, t’imagines. Et puis à minuit dring tante Monique bing comme tous les ans… bonne année bonne santé bonne santé !

—T’as une tante qui s’appelle Monique ? incroyable ! Moi c’est ma mère qui s’appelle Monique et elle téléphone aussi tous les ans à minuit précise et elle vient justement d’appeler et j’ai pas été aussi sympa que j’aurais dû même pour tout dire j’ai été vache mais tu comprends et je regrette maintenant parce qu’elle vit toute seule mais tu sais…

—Je crois qu’on est jumelles, Julie. Jumelles… Les Twins, tu te souviens, et maintenant toutes les deux larguées. Toutes seules perchées sur nos stilettos aussi larguées que nos deux Monique en pantoufles…

—Qu’est-ce que tu fais, là, dis-moi ?

—Je bois un de mes petits cocktails aux agrumes…

—D’accord. Moi aussi. Tchin tchin ! Et maintenant ?

—Je danse!

—Toute seule ?

—Ouais… en buvant mes cocktails…

—Qu’est-ce que t’as mis comme musique ?

—My love is slow…. un tube un peu snow… ouais, je l’ai fait exprès… ça me fait marrer, de passer ça, juste aujourd’hui…

—Approche ton iPphone de ta chaîne, que j’entende mieux…

—Tu danses aussi, de ton côté ?

—Oui, je danse. En buvant de la vodka.

—Avec les stilettos ?

—Oui, bien sûr… non, attends, je les retire, je me mets pieds nus, ils font trop mal…

—On est bien, comme ça, toutes les deux…

—Oui, on est bien.

—On n’a pas besoin d’eux.

—Pas du tout besoin d’eux.

—Tu sais, c’est la première fois que ça m’arrive ?

—Quoi donc ?

—De faire la fête au téléphone.

—Et alors, qu’est-ce que t’en penses ? C’est pas mal, non ?

—T’as préparé à manger ?

—Des canapés au crabe, à la mayo et au paprika…

—Et moi des petits toasts au foie gras citronné… 

—J’avais eu la recette dans Cosmo… 

—Si on les mangeait toutes seules ? Je t’offre les miens, tu m’offres les tiens…

—Mmm… ce que c’est bon… j’enfourne ça, des deux mains… si tu voyais…

—Mmm… moi c’est pareil… j’en ai plein la bouche… quand je pense qu’avant j’aurais pinaillé fait attention au rouge à lèvres…

—T’as du vin chez toi ?

—Du crémant…

—Alors verse-m’en un verre…

—Donne un peu de ton champagne, en échange ! C’est du champagne, au moins, que t’avais mis au frais, pour Simon ?

—Oui, du champagne, du Veuve Cliquot, extra, non, la Veuve ? je te tends la coupe… t’entends ? C’est du pur cristal… attention à la mousse…

—Tu te rends compte, ils nous avaient même pas invitées au restaurant…

—C’était nous qui devions tout leur préparer, pour la soirée cocooning, dans notre appart cosy, avec nos petites mains manucurées…

—Et notre temps sans compter… mon chéri yes darling mon chéri mon chéri…

—Radins, va…

—Egoïstes…

—Pas grave, prends du saumon fumé…

—Des olives…

—De la charlotte…

—Du fondant au chocolat…

—Et tant pis pour la ligne…

—C’était pour eux, la ligne, pour eux, toujours pour eux… qu’on faisait attention qu’on se serrait pendant qu’ils s’empiffraient… Tiens, reprends-en, de la charlotte…

—Et comment que j’en reprends…  vive la ligne… téléphonique !

—Quoi ?

—La ligne téléphonique, j’ai dit… vive la ligne téléphonique… tu te souviens de « La Voix humaine » ?

—Ce vieux truc avec Simone Signoret ?

—Ouais, Signoret… ou Bergman, il me semble, je sais plus… c’est repassé à la télé, y a pas très longtemps… « The Human voice », la voix humaine, quoi… on l’avait regardé ensemble, tu te souviens ? On était bouleversées, toutes les deux, on chialait… duex idiotes… eh bien, on va faire le contraire ! Tout rejouer. A l’envers !

—T’as trop bu mais t’as raison quand même. « La voix humaine »… plus question, j’admets plus, c’est fini, ces vieux trucs… on va faire le contraire, noustout le contraire !

—Remets-moi la musique… non… c’est moi qui te fais écouter ma chaîne… « Chaleur humaine ». Ça s’invente pas, un titre comme ça, c’est pour nous, hein ? …

—L’essentiel, c’est qu’on danse encore… moi aussi, j’ai enlevé les stilettos… je danse pieds nus…

—J’ai arraché la robe décolletée, tout déchiré, pffuit… j’ai juste passé un vieux T-shirt…

—Moi aussi, moi aussi… j’ai tout jeté, tout mis à la poubelle, la robe, les bas, les porte-jarretelles, qu’est-ce qu’on était bêtes avec nos tenues de soirée…

—Nos magazines féminins, nos conseils de beauté…

—Nos boyfriends aux dents longues…

—Nos paillettes dans les cils…

—… les faux cils !

—Nos décolletés glamour…

—Nos ongles faits qui se cassaient dans l’évier quand on faisait la vaisselle…

—Nos bas et nos jarretelles…

—De vraies Barbies...

—Toujours à se faire belles à vouloir plaire…

—Leur plaire…

—On savait pas vivre autrement…

—On n’existait que pour eux…

—Pour qu’ils nous regardent…

—Qu’ils nous fassent danser…

—Qu’ils nous épousent…

—Qu’ils nous collectionnent…

Et qu’ils nous larguent…

—… mais surtout pleure pas ma jolie c’est pas joli les larmes…

—Oh, yes, darling, I’m fine ! Non, mon chéri, je vais bien, je t’assure…

—On se sacrifiait…

—On croyait les aimer…

—Du vent tout ça… écoute comme ça souffle dehors… ça balaie tout !

—Des poupées…

—Toutes cassées…

—Des idiotes…

—Mon maquillage a coulé partout, si tu voyais… une tête de charbonnier…

—Oui, c’est marrant, la tête que ça te fait… si tu voyais mon chignon… effondré… des cheveux plein les yeux… même la couleur a coulé… j’avais fait des mèches rouges… tu vois le tableau…

—M’en fiche, je danse, je danse, comme j’ai jamais dansé…

—Mmm c’est bon… d’être toutes seules ensemble, et de parler et de danser comme ça, au téléphone…

—Tu crois qu’elle est si malheureuse ?

—Qui donc ?

—Tante Monique… je veux dire, d’avoir vécu comme ça sans homme toute seule toute sa vie en vieille fille quoi comme ils disaient dans le temps…

—Je sais pas… rappelle-la, passe-lui un peu de musique, qu’elle danse un peu, elle aussi, avec nous, puisque c’est réveillon…

—Et ta mère ?

—Ma mère… ?

—Elle est divorcée, non, ta mère ? Divorcée pas remise en couple à se morfondre d’après ce que tu m’as dit ? Téléphone-lui donc aussi en même temps… Sur ton fixe, qu’on perde pas la communication toutes les deux. Ferme pas l’iPhone surtout, fais attention, on reste ensemble… on appelle les célibataires et les divorcées sur le fixe, on continue à se parler sur l’iPhone, et on se fait une nuit du réveillon à quatre ! Les quatre larguées… Ensemble toutes seules, toutes seules ensemble… on danse et on mange et on boit et on danse… c’est réveillon ce soir, Julie, c’est fête, c’est joie, c’est liberté, c’est nouvel an et vie nouvelle… pour nous, pour nous toutes !

 .

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16 commentaires pour La voix humaine – petite comédie du réveillon

  1. jill bill dit :

    Eh eh…. mesdames je vous salue ! Bon 31 Carole…. ,-)

  2. zadddie dit :

    pire : ceux qui ne sont appelés par exactement personne…

    • Carole dit :

      Oui. Mais ce sera un autre récit. ici je voulais plutôt célébrer l’amitié, qui peut l’emporter sur bien des amours factices. Et aussi prendre position – mais de façon légère, en transposant le propos dans la modernité « facebook » et « cosmopolitan » – contre le « message » de « La Voix humaine », même si j’admire la beauté de l’oeuvre et la performance des interprètes (au théâtre et également dans la version opéra donnée par Poulenc, qui a été assez souvent jouée ces derniers temps) : cette abandonnée, soumise à la volonté d’un égoïste, contrainte au suicide par on ne sait quelle loi… masculine !

  3. Quichottine dit :

    L’amitié est là, la chaleur humaine aussi…
    Le reste n’est qu’apparence vite effacée…

    Ton texte est magnifique Carole.
    Merci pour ce moment de lecture plein d’espoir.

    • carolechollet dit :

      Merci Quichottine. j’ai souvent cette impression que l’amitié peut beaucoup pour lutter contre cette difficulté qu’ont les femmes à conquérir vraiment leur liberté.

  4. flipperine dit :

    de mauvais garçons mais deux amies bien sincères

  5. G.Policand dit :

    Vu du point de vue d’un vieux ronchon « non Simon, non Stephen »
    D’un côté le piège des paillettes, des porte-jarretelles , de la nourriture recherchée, hors des normes…
    De l’autre des rats qui ne se laissent pas prendre aux rets trop bien préparés… Des rats dont les traqueuses connaissaient dès les premiers instants la fragilité des élans puisqu’elles vérifient aussitôt leurs dires…
    Pourquoi les papillons cherchent-ils toujours à se brûler les ailes?
    Pourquoi les filles jettent-elles toujours leur dévolu sur ceux qui les feront souffrir?

    Après, une vraie soirée d’amitié …
    Mais je parie que le réveillon prochain sera bis repetita avec Samuel et Ronald, copies conformes des précédents.

    Allez! je souhaite à ces deux demoiselles une année au cours de laquelle elles changeront de logiciel …. Pour un réveillon heureux cette fois!

    • carolechollet dit :

      Oui, j’espère aussi qu’elles auront plus de cervelle. Après tout elles ont subi une rude leçon et ont une chance de progresser pour cette nouvelle année…
      En fait, je voulais renverser en m’amusant un peu les clichés assez insupportables qui sous-tendent (malgré la beauté de l’oeuvre) « la voix humaine » et son téléphone « meurtrier ». Mais en montrant que la liberté reste une conquête difficile pour les femmes d’aujourd’hui intoxiquées par les magazines et la pression sociale, et toujours en effet en quête d’une « réussite » qui passe par le mariage ou ses avatars modernes.
      Peu d’évolution depuis presque un siècle, je trouve. Et finalement, c’est surprenant, cette permanence des aliénations, non ?

      • G.Policand dit :

        Je crois que c’est vraiment le cas: intoxiquées par les magazines et la pression sociale.
        Le conditionnement vient de très loin et la vraie liberté pas pour demain.

  6. cathycat33 dit :

    Sauvées cette fois-ci par l’amitié ! Mais une nuit sans rêve n’aura-t-elle pas raison des bonnes résolutions ? les femmes éplorées ont tendance à toujours retourner vers leur bourreau…
    Belle année à toi Carole, pleine de joie et de bonheur …

    • carolechollet dit :

      Oui… on peut s’interroger. Une fois achevé, le récit laisse les personnages à leur « destin », qui est celui que leur prêtent les lecteurs.
      Bonne année à toi aussi !

  7. Cardamone dit :

    Bien joué les filles! j’aime beaucoup! Bonne année Carole

  8. Pastelle dit :

    Extraordinaire ! Totalement sous le charme de votre écriture…

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