L’image dans le miroir

C’était un vendredi. Un vendredi soir très ordinaire à Banalité. Je faisais mes courses dans un supermarché du centre-ville. Comme chaque vendredi soir. J’étais au rayon fruits et légumes, pour être tout à fait précise. Et même à la pesée, en train d’acheter des pommes. Des « Tentation », mes préférées. Oh, rien de vraiment luxueux, des « Tentation » de Banalité, bien sûr, importées du Chili et transportées en frigos, des « Tentation » luisantes et lisses et froides et fades, comme la vie d’ici.

Il m’a semblé que quelqu’un m’appelait – cela m’arrive, quelquefois… une impression curieuse, une illusion lancinante, quand je suis dans la foule : j’ai tourné la tête, machinalement, et, brusquement, je les ai aperçus.

Ils poussaient un chariot maigrement tapissé de produits bon marché.

Ils allaient lentement, comme font ceux qui étudient tous les prix, et ne se pressent pas d’arriver à la caisse. Comme font ceux que rien n’attend, sinon un logis froid et triste, dans un coin délaissé de la ville. Un enfant déjà grand les suivait, un de ces enfants pâles qui ont l’air de porter sur leur front trop vaste tout l’échec d’une famille. Ils avaient ralenti, alléchés, devant les pommes de terre à prix promotionnel. Déjà ils soulevaient le filet terreux pour le poser dans leur chariot à demi vide… Des mangeurs de terre… C’était bien eux pourtant.

Eux

Cela me ramenait si loin en arrière… il y avait au moins huit ou neuf ans de cela… à mes années de lycée à V…

Je les admirais tant, alors. Nous les admirions tous. Ils s’appelaient Romain et Julie, Julie et Romain, et on les trouvait s’embrassant dans tous les coins du lycée. Inséparables, plus amoureux que Roméo et Juliette, libres et si beaux l’un et l’autre, ils semblaient incarner toute la splendeur, toutes les jeunes promesses de l’amour. On disait « Romain-et-Julie », « Julie-et-Romain »… un nom pour deux, et toute la mythologie de l’amour fou pour dessiner leur vie aux contours du bonheur. Ils allaient main dans la main, épaule contre épaule et boucle contre boucle. Je les suivais du regard, fascinée, tandis qu’ils s’embrassaient derrière les portes, ou s’attardaient pour chuchoter au fond des longs couloirs vétustes. Je les admirais tant… non, c’était bien davantage, je les aimais…je les jalousais comme on aime, ardemment, d’un amour pur et fou d’adolescente… N’étaient-ils pas l’Amour ? L’Amour tel que je le rêvais, jeune, fou, éternel, indifférent à tout ce qui n’était pas lui-même ? Si seulement j’avais pu être, moi aussi, la Julie d’un Roméo, la Juliette d’un Romain… Je crois que nous éprouvions tous ce genre de sentiments, alors, cette fascination mêlée de jalousie et d’illusions, tandis qu’errait, dans les couloirs salis du vieux lycée, fantôme de nos propres désirs, ce couple rayonnant de limpide jeunesse. C’était l’année du bac, au soleil du printemps l’avenir commençait, nous récitions des poèmes d’Eluard et d’Aragon, nous discutions politique dans de petits cafés aussi bruyants que nos pensées, nous méprisions les âmes étroites qui nous enjoignaient de réviser pour l’examen, nous citions Nietzsche sans le connaître, et dans le creux de nos mains, sans jamais nous lasser, nous récrivions au crayon-bille des mots qui s’effaçaient toujours : « Deviens ce que tu es ».

Et puis dès les vacances, tous s’étaient dispersés. Ensuite ? Eh bien, j’avais fait mon Droit, évidemment. J’avais passé et réussi mes examens. Evidemment, et brillamment. J’avais toujours été une excellente élève. Une de celles qui, l’heure venue, ne gâchent pas leur chance. Je m’étais essayée quelque temps, en stages et CDD, puis j’avais trouvé sans la moindre peine cet emploi stable et bien payé dans une banque de Banalité. Qui ne donnerait tout aujourd’hui pour un emploi stable et bien payé dans une banque à Banalité ? Tout le monde vendrait ses rêves jusqu’au dernier pour se payer le voyage en CDI jusqu’à Banalité. C’est l’époque qui veut ça, sans doute, l’époque qui veut à notre place ce que jamais nous n’aurions cru vouloir.

A Banalité, j’avais presque aussitôt rencontré mon compagnon. Un collègue, un cadre comme moi… oui, je l’aimais, bien sûr que je l’aimais, c’était un compagnon très convenable, un très bon choix… pas un Roméo, bien entendu, mais je n’étais pas non plus une Juliette, après tout… enfin… qu’ajouter à cela ? Voilà… C’est ainsi qu’avait avancé ma vie, après le lycée de V., droite, précise et bien tracée, comme une rue de Banalité. 

Nous nous étions très vite installés dans un bel appartement neuf, très bien situé, que nous avions acheté à crédit. C’était pour un jeune couple un lourd investissement, mais qui ne pouvait qu’être profitable, très profitable même, à la longue. Tout se revend avec plus-value à Banalité. Et nous avions tout calculé. La banque nous avait procuré, naturellement, un taux d’intérêt très intéressant. Une décision très raisonnable, en somme. Comme toutes les décisions que nous prenions. Evidemment. 

Tout me souriait, je vous dis, tout nous souriait. Un couple dynamique, uni, ambitieux. Un bel appartement. Une automobile presque neuve. Un crédit immobilier sur quinze ans seulement. Un compte assez bien garni pour partir en vacances à l’étranger chaque été, et pour faire, chaque semaine, des courses rapides et trop abondantes dans un supermarché du centre-ville. On aurait tout de même pu sans mentir appeler cela le bonheur, non ? 

Et maintenant, ils étaient là, devant moi, eux, Julie-et-Romain, Romain-et-Julie, ils ne se tenaient plus la main, ils ne s’embrassaient plus, ils avaient pris dans le grand tas de pommes de terre économiques un tout petit filet brun et sableux qu’ils s’efforçaient de disposer dans leur chariot sans trop salir les marchandises premier prix qu’ils y avaient déjà chichement déposées… Romain-et-Julie… Julie-et-Romain… Que faisaient-ils dans cette ville de Banalité, dans ce supermarché, si loin de V. ? Eux… Cela semblait impossible, et pourtant… Pourtant, je les avais tant observés de loin autrefois, je les avais tant admirés, tant enviés, je ne pouvais pas me tromper, c’était bien eux… Après tout, pourquoi pas ? La ville de V. périclitait, rongée par le chômage, alors qu’on affluait à Banalité, métropole en expansion où chacun souhaitait vivre, ainsi que le disaient tous les journaux. Ils étaient sans doute venus tenter leur chance ici, comme tout le monde. Mais ça n’avait pas bien tourné pour eux, de toute évidence, et ils étaient désormais à Banalité de ceux qui font leurs courses à deux – il n’y a que les chômeurs et les retraités pour faire leurs courses à deux… jamais mon compagnon et moi n’aurions perdu du temps à faire les courses à deux. Je les faisais le vendredi, lui les faisait le mardi… Mais eux… eux les faisaient ensemble… en sinuant dans les allées… fallait-il qu’ils en aient, du temps à perdre et à revendre ! Ce temps perdu si vaste et vide des chômeurs longue durée… Et quelles courses ! Des baguettes de farine frelatée, des yaourts barrés de l’étiquette « -30% date courte », quelques paquets de coquillettes premier prix, un filet sale de pommes de terre économiques… 

Romain-et-Julie, Julie-et-Romain… Et cet enfant qu’ils traînaient avec eux… d’après son âge ils avaient dû l’avoir très tôt, juste après le lycée… c’était sans doute ce qui expliquait tout. Je veux dire, pourquoi tout devait mal tourner. Un enfant né trop tôt, pas d’études, des petits boulots, le chômage… Bien sûr, tout s’expliquait… Leur merveilleux amour ne les avait pas menés à grand chose, finalement… 

Il ne leur ressemblait guère, d’ailleurs, cet enfant triste. Ou plutôt, si, il leur ressemblait trop. J’avais besoin de leur parler… C’était absurde, et peut-être cruel, mais je souriais quand je me suis approchée.

    « Julie ? Romain ? vous ne me reconnaissez pas… ?

Ils se sont retournés tous les deux, m’ont regardée un instant, indifférents, inexpressifs. Leurs cheveux à tous deux s’étaient déjà décolorés, Julie était devenue maigre et sèche, Romain avait un peu de ventre, il ne restait plus rien dans leurs yeux de cette flamme qui les avait si merveilleusement éclairés, quand ils erraient dans les couloirs du vieux lycée comme s’ils avaient eu à explorer tous les territoires fabuleux de la passion, cette année-là, à V.

    —Vous ne me reconnaissez pas ? Julie, Romain ? Julie-et-Romain, Romain-et-Julie, c’est bien vous pourtant, n’est-ce pas, vous vous souvenez ? C’est bien vous ? Vous vous souvenez, forcément? Le lycée de V… ?

Julie a eu un sourire vague. Romain a secoué la tête, embarrassé. Il a bredouillé quelque chose d’incompréhensible. Puis, baissant les yeux, ensemble ils ont poussé leur chariot, un peu plus loin, un peu plus vite, du côté des abats… Ils se serraient l’un contre l’autre maintenant, et Julie avait pris son enfant par la main. J’ai bifurqué poliment vers le vaste rayon des surgelés. J’achète beaucoup de surgelés, de toute façon, comme toutes les femmes très prises par le travail…

De toute évidence ils n’avaient pas envie de me parler. Ce n’était pas si étonnant : qui se parle, ici, à Banalité ? Ou alors ils n’avaient pas voulu protester, mais en définitive, ce n’était pas eux, c’était simplement une erreur… tout le monde se ressemble tellement, à Banalité… Quoi qu’il en soit j’aurais dû m’y attendre.

Je les ai regardés se diriger vers la sortie, poussant leur chariot presque vide comme leur vie ratée. L’enfant les suivait, toujours triste, un peu à distance. De loin, à la caisse, je les ai vus qui payaient lentement, avec des pièces de monnaie, et des bons d’un vert grisâtre que la caissière triait péniblement. La vie est dure à Banalité, très dure pour la plupart de ceux qui affluent pleins d’espoir – qui pourrait l’ignorer ?

A la caisse, là-bas, l’hôtesse comptait et recomptait les bons et la monnaie. Je me sentais triste comme si un pickpocket était venu dérober dans mon coeur ma lumineuse adolescence. Un intrus malveillant qui aurait emporté avec lui mes rêves et mes poèmes d’amour.

Je suis encore passée par le  rayon cosmétiques, avant de me rendre à mon tour à la caisse. Eux s’en allaient déjà, traînant leurs grands sacs de provisions premier prix à travers le parking, en direction de l’arrêt d’autobus. Je les apercevais très nettement à travers les vitres… Julie-et-Roméo, Romain-et-Juliette ! Non, je n’ai pas crié. Je les ai seulement regardés s’éloigner, là-bas. Ils avançaient ensemble, avec l’enfant, dans l’air léger des beaux soirs de Banalité, et leur groupe bien dessiné se découpait au loin, de plus en plus menu, sur les façades assombries où se posaient des lueurs fugitives. Ils étaient bien encore finalement Romain-et-Julie, Julie-et-Romain, ils étaient même devenus Julie-et-Romain-et-l’enfant, l’enfant-et-Romain-et-Julie… deux qui marchaient encore l’un près de l’autre, trois qui s’aimaient toujours dans le désastre de leur pauvre existence. Soudain, tandis qu’ils disparaissaient tout à fait dans le soir bleu, soudain, dans un élancement de toute mon âme, le même élancement qu’autrefois, je les ai enviés,  je les ai aimés. D’un amour âpre qui me déchirait. D’une jalousie aiguë. Désespérée. D’une passion intense et douloureuse, insupportable, qui secouait tout mon être.

C’était tellement idiot. Car après tout c’était moi qui étais à envier… c’était moi qui avais tout. Eux… eux, ils n’étaient plus rien, ils ne représentaient plus rien pour personne, ils étaient tombés dans la boue de Banalité comme des astres morts… Et puis ils n’étaient peut-être même pas Julie-et-Romain, Romain-et-Julie… Comment aurais-je pu être sûre après tant d’années ? Ils n’avaient pas vraiment paru me reconnaître… De toute façon, ce n’était pas d’eux que j’étais jalouse… Comment auraient-ils pu me bouleverser ainsi, eux ? Ils n’étaient rien, plus rien… des minables qui avaient tout raté, même l’amour… Qui aurait encore pu croire en eux ? Roméo et Julie, Juliette et Romain, tu parles… ils avaient toujours fait semblant… c’était un rôle qu’ils avaient joué pour nous faire croire… pour se faire croire à eux-mêmes… non, pour nous faire croire à tous que nous marchions dans la lumière vers ce qui nous serait toujours refusé… Certes, ce n’était pas eux, ces ratés, ces victimes peut-être, cela ne pouvait pas être eux qui m’infligeaient cette douleur acérée, insupportable… Celle dont j’étais jalouse… c’était bien plus absurde encore… celle qui me bouleversait, celle qui s’imposait à moi dans la douleur de la dépossession, celle qui précipitait à cet instant mon âme dans le vertige des sentiments inexprimables… c’était elle… elle, l’autre, celle qui suivait toujours du regard, fascinée, le souverain fantôme de Roméo et de Juliette errant dans les couloirs décrépis d’un lycée de province, celle qui recopiait dans le creux de sa main d’écolière des vers d’Eluard et des maximes de Nietzsche, celle qui rêvait d’amour fou et de vie sans limites en révisant son bac. 

Quand je suis sortie du supermarché, je me suis retrouvée, je ne sais comment, tout au bout de la galerie commerciale, devant cette sortie que j’évite toujours, parce qu’elle vient après ce long mur vide recouvert d’un immense miroir. Une femme un peu grasse, au regard fatigué sous le masque léger d’un maquillage soigné, avec de beaux cheveux d’un blond parfait où repoussait déjà, si mince encore qu’on aurait presque pu l’oublier, la raie haïe, grise et obstinée comme un chiendent… une femme aux épaules voûtées dans son manteau bien coupé, d’une élégance un peu vulgaire et déjà fanée, me regardait, très lasse, en poussant son chariot trop rempli. Et cette fois, j’en étais sûre, je ne me trompais pas, je la connaissais, celle-là, je la reconnaissais parfaitement. C’était bien elle, c’était bien moi.

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21 commentaires pour L’image dans le miroir

  1. jill bill dit :

    Ah inutle d’insister, ls n’ont rien à raconter, panier vide contre panier plein, la réussite des uns et le malheur des autres, mais ils l’ont cherché non… merci Carole !

  2. almanito dit :

    La froide lucidité d’une femme qui découpe sa vie au scalpel de ses regrets..
    Elle, pour avoir trop bien suivi les lignes tracées à l’avance, Romain et Julie pour s’en être écartés, tous ont vu leurs rêves broyés par la machine infernale de la société de consommation.
    Aucun ne méritait pourtant cette vie incolore dans la ville de Banalité qu’on leur a fabriqué.

  3. carolechollet dit :

    Merci, Almanito, pour ta lecture, précise et parfaite comme toujours. Un bonheur pour moi à chaque fois.

  4. flipperine dit :

    un texte bien émouvant la chance ne sourit pas à tout le monde et sans doute tes amis avaient honte de leur sort

    • carolechollet dit :

      Ce n’est pas autobiographique (même si j’ai pu utiliser divers détails vécus). Je n’écris que très peu de récits autobiographiques, en fait ( le précédent, « Une visite à pépé », en faisait partie d’ailleurs).

  5. Sombre.
    Comme l’été que nous n’avons pas vraiment eu.
    Comme la Vie que l’on n’a pas toujours vraiment …

  6. Michèle F. dit :

    Il existe aussi des vies en zigzags, des vies où l’on s’est rattrapé aux branches, où l’on a beaucoup ri et beaucoup pleuré et où, finalement, l’on a appris des choses qui ne s’enseignent nulle part.

  7. gadgio dit :

    Beau texte sur la vie.. la vie et ses banalités..
    Ne sommes nous donc pas tous banals..
    Lorsque nous nous regardons alourdis du poids des ans
    dans les glace du Super Marché

  8. chateux23 dit :

    C’est peut-être ça, vieillir: se voir, grossi(e) et fatigué(e) dans un miroir de grande surface et se rendre compte qu’on a renoncé à tous ces rêves….

  9. les cafards dit :

    c’est superbe d’amertume, de regrets et de moments pétillants comme un bref feu de joie. Bravo ! On peut s’y reconnaitre

  10. mansfield dit :

    Bonsoir Carole,
    Un très beau texte et ce constat : on envie toujours un peu le fantôme de soi, innocent, vierge et fougueux, qui ,s’il avait su, aurait orienté différemment sa vie!

  11. G.Policand dit :

    Un texte puissant, comme d’habitude.
    Triste pour les rêves et les pulsions de jeunesse que le calme raisonnable des institutions tâche de canaliser… Dans mon enfance, j’aurais entendu : »Ils ont été punis par où ils ont péché ».
    Une vie est-elle ratée quand on a passionnément aimé?
    Le miroir qui nous renvoie à nos passions d’antan nous permet de moduler… Quand cinquante ans plus tard, je rencontre telle beauté sublime qui ne m’aurait jamais regardé, je vois ses cheveux gris et rares, ses rides et sa canne… et même si dans la glace, je ne me reconnais pas, je me dis que j’ai de la chance… De lui avoir échappé!

  12. Cardamone dit :

    Un texte très fort, poignant, où se cognent et se brisent nos rêves et aspirations à la dureté de la vie comme elle va, comme elle passe à Banalité… Mais tant qu’il y aura des gens aussi doués que toi pour faire de cette tristesse une aussi belle nouvelle, on gardera espoir!!

  13. Quichottine dit :

    J’avoue que je ne sais que dire après cette lecture… Sommes-nous donc tous condamnés à vois nos rêves s’écraser dans la banalité du quotidien ? Quoi qu’on fasse pour les réaliser ?

  14. Corine dit :

    Le mal, qu’ils font, eux qui reçoivent un jugement assez dur, ce mal qu’ils font de montrer que rien du miracle n’a fait de source, que le doute d’un choix dans choix n’avait pas davantage lieu d’être chez une de celles qui les regardait, qu’il n’y avait pas à rêver plus loin. Peut-être a-t-on besoin de regretter ? Je ne sais pas si ce sont des ratés (ce mot pour moi ne veut rien dire) , mais que leur amour n’ait rien prouvé n’est pas supportable ; que l’exemple déçoive.. « Deviens ce que tu es ». Ils ont jeté ça et ont signé à deux pour une vie à Banalité. Il a fallu regarder et voir, mesurer ce temps blessé, un bout de miroir du coeur abîmé, poursuivre loin d’eux, en sachant, maintenant. un grand bout d’Absolu violé.

  15. Corine dit :

    Ps : rah ces claviers ! D’un choix Sans choix !!!! (« dans choix » !) Quelle idée de mettre le « d » à côté du « s » ! 🙂

  16. Corine dit :

    2014 ?! Ah mais, je savais bien que j’avais le sens de l’heure, mais à ce point !!!

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