Le candidat

Si on avait demandé à Géo Dubeaussage pourquoi il s’était inscrit au bac, à quatre-vingt-six ans passés, alors qu’il était pensionné de l’État, et qu’il n’avait plus, en fait de curriculum vitae, qu’à s’occuper de celui qu’il allait bientôt devoir fournir à Dieu… il n’aurait pas bien su quoi répondre. 

Il y avait tant de raisons, qu’au fond, il n’y avait plus de raison.

Si quelqu’un lui avait demandé pourquoi, contre tout espoir et à son âge, il s’était inscrit au bac… quelqu’un… disons, par exemple, ce journaliste du Phare, assis là, en face de lui sur le canapé, ce petit gars à peine bachelier lui-même qui était venu pour l’interviewer… s’il lui avait, ce journaliste venu exprès, si seulement il lui avait demandé pourquoi, contre toute raison, il s’était inscrit… il aurait dit… ah, qu’est-ce qu’il aurait dit ? Il aurait dit d’abord qu’on ne pouvait pas s’appeler Géo et ne pas même tenter d’avoir son bac. Il aurait dit ensuite qu’il avait, autrefois, rêvé d’aller au lycée, rêvé, oui, comme on rêve lorsqu’on est jeune, et que ç’avait été pour lui un crève-cœur d’arrêter la classe après son certificat, pour aller aider son père dans sa boutique de bois-charbons. Il aurait dit encore qu’une belle Odette l’avait ignominieusement refusé, un soir après le musette, au 14 juillet de ses dix-sept ans, parce qu’il n’était pour elle qu’un pauvre type aux ongles noirs. Il aurait raconté qu’après la faillite de la boutique de bois-charbons il était entré comme simple chauffagiste au palais de justice, que jamais il n’avait pu obtenir la moindre promotion, qu’il ne s’était jamais marié, qu’il avait toujours espéré pouvoir rebattre ces pauvres cartes recouvertes de la poussière des bois-charbons qu’il avait reçues en baptême, mais qu’il lui avait fallu moisir et remoisir dans l’ombre de sa cave jusqu’à sa retraite, comme s’il avait lui-même été l’un de ces condamnés qu’il voyait sortir menottés. Il aurait expliqué que c’était un si joli nom, le bac, qu’il l’avait toujours imaginé comme une sorte de bateau couronné de lauriers permettant de passer d’une rive à l’autre. Il aurait peut-être même avoué, si l’interrogatoire s’était vraiment fait plus pressant, qu’il avait longtemps espéré qu’un journaliste vienne s’asseoir sur le canapé déhoussable de son salon-séjour-cuisine pour lui poser des questions, à lui, Géo le chauffagiste en retraite, pour qu’on imprime ses réponses, à lui, Géo le pauvre gars sans instruction, dans un journal que tous les voisins lisaient, et qu’on s’exclame à la ronde, en masquant sous la blague un brin d’admiration, qu’il était, décidément, lui, Géo le modeste, Géo le discret, Géo le rien du tout, un vieil original. Enfin il aurait reconnu sans peine qu’on pouvait s’appeler Dubeaussage, avoir été prudent et raisonnable toute sa vie, et n’être plus, au bout du compte, qu’un vieux bonhomme irrationnel, amoureux fou de la folle du logis. Cependant… cependant, certainement il n’aurait pas dit encore alors toute la vérité… car il y avait autre chose… il ne savait quoi lui-même… oui, un je ne sais quoi, un obscur, indicible désir, une autre raison plus profonde que toute raison, bien plus inconcevable et insensée que tout ce qu’il aurait osé exprimer…

Franchement, si on lui avait demandé pourquoi il s’était inscrit au bac sans le moindre espoir de réussite et à quatre-vingt-six ans passés, il aurait été bien embarrassé, c’est sûr, il aurait probablement bafouillé. Mais il aurait tout de même eu à dire toutes sortes de choses plutôt intéressantes, qui auraient en tout cas certainement intéressé les voisins, quand ils seraient tombés sur sa photo après avoir ouvert le journal aux pages locales. Seulement, voilà, à aucun moment, aucun, le journaliste n’avait posé la question qu’il fallait.

Il l’avait pourtant interrogé longuement, en prenant des notes détaillées sur un carnet à spirales. Il lui avait demandé s’il était « stressé ». S’il avait fait des révisions approfondies. S’il n’avait pas fait l’impasse sur l’une des matières. S’il croyait réussir. S’il redoutait d’échouer. S’il encadrerait son diplôme. S’il avait l’intention de retenter l’examen l’année suivante. Dans quelle voie il pensait s’orienter par la suite. Enfin, il avait posé toutes sortes de questions oiseuses et contradictoires, mais à aucun moment il ne lui avait demandé pourquoi il avait voulu, tout simplement, s’inscrire et passer l’examen. C’était un brave jeune homme appliqué et sérieux, qui notait tout ce qu’on lui répondait, même les blagues un peu sottes que Géo avait tentées pour se tirer d’affaire. Mais poser les bonnes questions, ce n’était pas donné à tout le monde, évidemment. Et puis, Géo en avait le soupçon, le journaliste était de ceux qui le réprouvaient sourdement, de ceux qui soupçonnaient son vieux cerveau déboussolé d’avoir perdu le nord, de ceux qui trouvaient définitivement absurde, anormal et pour tout dire suspect, ce projet de passer son bac à quatre-vingt-six ans passés, aussi ne lui était-il pas même venu  à l’idée qu’il pouvait y avoir des raisons, de vraies raisons, des raisons profondes, si profondes, qu’au fond, au plus profond, elles se jouaient de la raison…

Le lundi de la semaine suivante, malgré tout, il avait été satisfait de retrouver dans le journal sa photo et son nom, sous le gros titre : « A quatre-vingt-six ans il prend la direction de la salle d’examen. »

La photo n’était pas vraiment réussie, il avait l’air de grimacer plutôt que de sourire, parce qu’il avait voulu cacher ce trou qu’il avait, depuis peu, devant, à la place de la grosse canine qui était tombée toute seule un matin dans sa tartine beurrée. Quant au texte, il était assez long, et d’une lecture agréable, mais truffé de citations qui l’étonnèrent, car jamais il ne se serait souvenu d’avoir dit tout cela. Il relut plusieurs fois l’article, buta sur la formule « Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas », dont il était bien certain de ne pas être l’auteur, mais qui lui plaisait énormément, hésita, puis décida que le billet était excellent malgré tout, et finalement très juste. Il le découpa soigneusement pour le ranger dans son album. L’article lui plut davantage encore quand, dans chacun des magasins où il passa ce matin-là, on le félicita, en vantant malicieusement la verve et l’intelligence de ses réponses fantaisistes au petit journaliste, et en lui demandant s’il allait vraiment tenter Sciences-Po, après son bac, ou essayer plutôt médecine.

Il avait révisé fiévreusement, la semaine qui précédait les épreuves. Il se sentait prêt, finalement, presque calme.

Et pourtant… pourtant, le voyage en autobus, au milieu de jeunes gens anxieux qui ne parlaient que des épreuves, l’attente dans la foule bavarde, devant les grilles encore fermées, la recherche de la salle, et l’attente à nouveau, devant la porte close, face à la liste des candidats chacun pourvu d’un numéro matricule, tout cela avait été bien plus difficile qu’il ne l’avait imaginé.

Il avait tout de même fait bonne figure. Les lycéens ne paraissaient pas s’étonner de sa présence dans les couloirs, le prenant sans doute pour un vieux surveillant arrivé trop tôt. Mais quand ils le virent chercher son numéro sur les tables, s’asseoir parmi eux, chercher en tremblant sa convocation, ramasser à grand peine sa carte d’identité tombée à terre dans l’émotion du moment, il y eut des ricanements, des chuchotements pénibles. Il se força à rester impassible quand le surveillant, le regardant les yeux écarquillés, prit ses papiers pour les passer à son collègue en murmurant des paroles qu’il ne parvenait pas à entendre, avec ses mauvaises oreilles, mais qui semblaient beaucoup amuser l’autre. Il s’efforça de garder les yeux fixés sur les feuilles de brouillon roses qu’on avait déposées sur sa table, griffonna un petit oiseau dans un coin, un arbre dans un autre, et au milieu un gracieux visage féminin. Les deux surveillants, maintenant immobiles et graves, semblaient monter la garde autour du paquet noir qui trônait comme une bombe sur leur bureau. C’était bien long, décidément. L’attente semblait s’être matérialisée, comme un nuage d’air poudreux au-dessus d’un champ de bataille, dans la chaleur de juin qui s’alourdissait. Il en oublia les ricanements et les chuchotements de tout à l’heure. L’angoisse qui pénétrait jusqu’au fond de son être n’était-elle pas la même angoisse que celle que chacun de ces jeunes réunis dans la salle éprouvait, avant le combat décisif ? Enfin, une sonnerie stridente vint percer le silence. Il sentit son pouls engourdi tressauter délicieusement. L’enveloppe de plastique épais contenant les sujets fut ouverte à grand peine. On distribua rapidement le paquet de feuilles…

« Doit-on tout faire pour être heureux ? »

La question fit battre aussitôt comme un coeur de jeune homme son vieux coeur fatigué.

Tout faire pour être heureux ? Bien sûr qu’il fallait tout faire pour être heureux ! Est-ce qu’on emportait autre chose, dans ses bagages, au dernier jour, que le fragile et fabuleux trésor des jours heureux ? Bien sûr… c’était un peu plus compliqué, il ne s’agissait pas seulement de cela, non, non, pas seulement de tout faire pour être heureux, mais de tout faire pour pouvoir se dire, au dernier jour : « J’ai tout essayé, de toutes mes forces j’ai voulu, de tout mon être j’ai cherché le bonheur… » Et pour cela on pouvait faire… des choses incroyables, insensées… oui, on pouvait tout faire ou presque !

Il allait expliquer cela à l’examinateur. Lui révéler ce qu’il savait. Ce qu’il avait découvert à la fin de sa vie. Car en matière de bonheur, il était devenu un spécialiste, oh, oui, il s’y connaissait, à son âge… il avait fait tant d’erreurs… il avait laissé derrière lui un tel gâchis de labeur morne, d’immobilité raisonnable et d’épargne parcimonieuse qu’il pouvait en remontrer aujourd’hui à tous les professeurs de philosophie du baccalauréat. Qu’est-ce qu’ils en savaient, de la vie, ces petits jeunes, hein ? Tandis que lui… oh, lui, il savait, il savait tout, il en avait, des choses à expliquer… D’ailleurs… d’ailleurs, c’était décidé, dès qu’il aurait son bac, dès le soir des résultats, il allait commencer un livre. Un livre sur l’amour. En six cents pages. Au moins. Il en avait, des choses à dire, aussi, sur l’amour, il en avait, des révélations à faire… sur l’amour, sur le bonheur, sur la vie, sur tout, tout, tout…

La veille main tremblait en alignant les mots qui trébuchaient, les phrases maladroites qui vacillaient sur leurs bases grammaticales…

… et puis bientôt le poignet s’allégea, la syntaxe se disciplina et le vocabulaire se clarifia… le stylo courait sur le papier après la pensée qui galopait… il avait tant, tant de choses à expliquer… tant de conseils à donner au jeunot qui allait corriger la copie… c’était si facile, maintenant, maintenant qu’il savait… 

Il sursauta quand la voix du surveillant qui passait dans l’allée prononça, indifférente et lasse : « Il vous reste cinq minutes. » Jamais il n’aurait cru que quatre heures pouvaient passer aussi rapidement. Il conclut hâtivement le devoir, vérifia les pages éparpillées, numérota au hasard, fébrilement, se leva de sa chaise plus légèrement qu’il ne l’avait fait depuis des dizaines d’années, et courut déposer son épaisse copie sur le bureau des surveillants. Il signa la feuille d’émargement d’une main ferme et lisse d’où toute arthrose avait bizarrement disparu, se pencha sans douleur pour attraper son petit cartable de cuir usé, voulut y fourrer en boule son brouillon de papier rose, se ravisa, fit un petit bateau qu’il lança à travers un couloir si habilement qu’il s’enfuit comme un avion dans le ciel par la fenêtre ouverte.

—T’es content ? lui demanda un jeune qui portait un clou d’argent sur la lèvre supérieure et arborait une grande tête de mort pailletée sur son T-shirt noir. T’as pris quoi ?

—Le bonheur…

—Ouais, moi aussi… comme tout le monde, c’est sûr… on le disait, que ça allait tomber, le bonheur, sur fantasy.com, hier…  j’avais tout appris, j’ai recraché mes fiches en mode robot… parce que le bonheur, moi, tu parles… j’y crois pas, au bonheur !  y a que la liberté qui compte… Je suis un gothique, moi, genre tout-faire-pour-rester-libre, vivre-libre-ou-mourir… le bonheur, pff, tu parles, c’est un truc pour les faibles ou pour les vioques, le bonheur…

—La liberté, oui, pour ça oui, tu as raison, pas de vie possible sans liberté, je le sais, je ne le sais que trop… mais le bonheur, je t’assure… ne méprise pas le bonheur… le bonheur, c’est… le bonheur qu’on a eu, au moment de partir, c’est… ce sera… le seul bagage…

—Bagage toi-même… j’ai pas besoin de bagage, moi. Et toi, t’es ouf ou quoi ? Pourquoi tu parles comme un vioque ! T’en fais des discours, t’es genre intello, toi, dis donc ! Mais on va pas recommencer le devoir de philo, hein ?  

—Non, bien sûr… mais je t’assure, le bonheur… il faut tout faire, tout…

—Laisse béton. On se met en mode pause, là. Comment tu t’appelles ?

—Géo.

—Jo ? Marrant, moi c’est Jim. Ouais, Jim comme Morrison. La faute à ma mère. Même pas un pseudo, t’inquiète. Avec mes potes on a décidé d’aller prendre des bières au Mambo pour fêter la fin de la philo. Tu veux venir ?

C’était drôle, cette invitation. Ce garçon ne se rendait-il pas compte de… enfin de son… disons, de son erreur ? Avait-il la vue basse ? Ou alors est-ce que vraiment…? Il l’avait secrètement imaginé, espéré… évidemment… mais… mais… comment… comment cela aurait-il pu se… ? Il lui semblait bien en effet que sa voix avait beaucoup rajeuni… il n’avait plus dans le dos cette raideur lancinante… sur son front battait de nouveau la mèche légère de ses cheveux de paille, et chacun de ses gestes, sous l’enveloppe de sa peau souple et de ses muscles vigoureux, lui semblait libre et empli de joie… Il suivit, sans plus réfléchir, le groupe bruyant qui se rassemblait déjà autour de Jim. C’était si agréable de marcher au milieu des autres, les cheveux dans le vent, le front dans le soleil, sans cligner des paupières, et d’avancer léger, triomphant, le buste droit, heureux, heureux… savourant le plaisir de ne plus sentir ses articulations grincer et dérailler comme un vieil embrayage déréglé. Il y avait tant d’années, tant de dizaines d’années qu’il n’avait pas marché, ainsi, debout dans le soleil, comme s’il allait vers… mais vers quoi, au fait, vers quoi s’en allait-il ? 

C’est au Mambo qu’il comprit. Qu’il comprit vraiment. Quand il passa devant le grand miroir qui ornait le mur du fond, et fit face à ce blond jeune homme aux longs cheveux qui lui souriait d’un air entendu, en esquissant quelques pas de danse au bras d’une gamine en short qui ressemblait tout à fait à Odette – à la belle Odette dédaigneuse du musette…

Il aurait bien voulu appeler le journaliste du mois précédent, pour lui montrer le garçon du miroir. Et Odette à son bras. Elle s’appelait Sofia, maintenant. Dire qu’elle l’avait refusé, dans le temps ! Mais elle ne semblait pas s’en souvenir… Il aurait bien voulu la refaire là, au Mambo, maintenant, l’interview du Phare. Il lui en remontrerait, cette fois, à cet idiot de journaliste, il n’aurait plus besoin d’inventer des répliques futées pour son article. Et, certes, lui, Geo, il n’attendrait plus, pour répondre orgueilleusement et abattre son jeu, qu’on la lui pose enfin, cette question essentielle que l’autre avait trouvé absurde de lui poser. Car s’il avait voulu, à quatre-vingt-six ans passés, s’inscrire au bac, s’il avait eu le courage d’imaginer et d’accomplir ce projet, hors de toute raison, c’était… voilà, il le savait, maintenant, c’était parce qu’il était prêt à tout faire pour être heureux, prêt à tout faire pour être, enfin, ici, au Mambo, sous la sono trop forte, au milieu d’une bande agitée et dansante, ce jeune homme rieur que jamais il n’avait pu être, ce gamin pas sérieux, qui parlait, les cheveux dans les yeux, une chope de bière mousseuse à la main, de ses dix-sept ans, de l’amour, de l’avenir, de la vie, du bonheur, et des épreuves du lendemain…

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20 commentaires pour Le candidat

  1. flipperine dit :

    un monsieur qui a bien du courage

  2. jill bill dit :

    Il me semble que l’âge allait de 13 à celui de ce monsieur… Du surdoué à celui que ne l’a pas eu en son temps pour aider papa à la boutique…. ah une bien belle histoire que celle de Géo… 😉

  3. C’est beaucoup plus qu’une « bien belle histoire » !
    C’est une allégorie eschatologique, une sorte de parabole sur la fin d’un temps, celui d’un Géo, – « gentil organisateur » ? -, qui ne put jamais se révéler tel qu’il aurait voulu être, d’un Géo, – « grand oublié ? -, que la Vie avait dévoyé de ses espoirs.

    C’est si facile de prendre la mauvaise voie ; si facile de manquer le train du bonheur simple et vrai ; si facile de ne monter que dans le train-train du banal quotidien …

    C’est difficile d’être conducteur de la locomotive.
    Beaucoup préfèrent être assis dans le wagon des voyageurs …

  4. Anonyme dit :

    Une belle nouvelle, dont l’écriture coule comme de l’eau. Et qui m’a interpelée à double titre, c’est pourquoi dans mes coordonnées, je choisirai de me dire « anonyme ». Ne m’en veuillez pas. Cette expérience, je l’ai faite. Pas à 86 ans mais à 46, ce qui est déjà un âge avancé pour se retrouver sur les bancs de l’Université au milieu de petits jeunes. Pourquoi? Parce que vers l’âge de trente ans, mon père m’avait traitée de « ratée ». Or pour lui, être ratée, signifiait n’avoir aucun diplôme en poche. Alors je l’ai fait, cinq ans d’études, qui ne m’ont rien apporté au plan professionnel mais qui m’ont permis de dire à ce père décédé depuis quelques années : t’as vu?

    • carolechollet dit :

      Votre récit me frappe beaucoup. J’ai souvent surveillé le bac, et j’ai parfois rencontré de « vieux » candidats (plus ou moins vieux, mais qui tous le paraissaient dans cette cérémonie initiatique de la jeunesse). Chaque fois je me suis demandé quelle force les poussait, et je les ai toujours admirés.

  5. OLd Nut dit :

    Oui le but de la vie doit être de tout faire pour être heureux et pour rendre les autres heureux ! Votre texte est très émouvant

  6. mansfield dit :

    Comme je me retrouve dans ton vieux monsieur! Dans une moindre mesure bien sûr, mais j’étais tellement sage et sérieuse à 17 ans que maintenant ,à 55 ans, je me sens redevenir adolescente comme si j’avais la vie devant moi! Une très belle illustration de « si jeunesse… si vieillesse… »

  7. almanito dit :

    Et bien je trouve que ce Monsieur Geo Descartes carte de géo, ne perd pas le Nord: en voulant apprendre encore et encore, il se prouve qu’il est « capable de », il rattrape le temps perdu, et démontre à tous et à lui-même en premier lieu, qu’il est toujours jeune.

  8. hamza dit :

    C’est un très beau texte qui m’a envoyé à soixante ans plus tôt. Le jour où je suis allé passer mon certificat d’études primaires. Seul diplôme qui m’a rendu toute la vie. Je trouve que Mr Descartes a été finalement heureux en fin de vie. Bravo

  9. Quichottine dit :

    Je suis émue.
    Le nom que tu lui avais donné précédemment me plaisait bien. 🙂
    Une belle remontée dans le temps.
    Si mourir est comme cette page, je signe tout de suite le bon pour ce bac.
    Merci pour ce très beau texte Carole.
    Passe une douce journée.

    • carolechollet dit :

      Merci Quichottine, tu sais que j’apprécie toujours beaucoup tes visites.
      Pour le nom, je reste hésitante. Mais j’avais déjà utilisé Descartes dans un autre texte. On verra. J’ai toujours un peu de mal à « fixer » mes textes.

  10. … ou comme Géo trouve tout qui trouve le bonheur ici.
    J’aime beaucoup cette nouvelle-dissertation sur le thème du bonheur !
    Le bac aux lauriers, le presque dernier bonheur de Géo, peut-être…
    Contente d’être repassée par ici, pour y dénicher une petite leçon de vie, à travers ce très beau texte ciselé
    Amitiés !

  11. cathycat33 dit :

    Une belle leçon de courage. D’autant que le bac pour moi n’est pas un bateau recouvert de lauriers mais quelque chose de très sombre en forme d’entonnoir… le bac n’est pas mon ami. Comment peut-on à 86 ans se remettre dans les logarithmes et les théorèmes ? Une belle histoire en tout cas à la fin surprenante…

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