Marirosa fée des elfes

Surveiller le rayon jouets, avant Noël, c’était toujours une tâche difficile. La foule, les enfants qui prenaient des objets et les mettaient dans leurs poches, à l’insu des parents, ou avec leur complicité – et comment savoir quelquefois ?  Il n’avait pas à savoir. Pas d’états d’âme. Pas son boulot, les âmes… Lui, son boulot, c’était la surveillance. Un métier de chien, exigeant. Ce n’est pas donné à tout le monde d’être un bon vigile. Et il était fier d’être un bon vigile. De bien faire ce qu’il avait à faire. Ce pour quoi on l’avait engagé. Interpeller les voleurs, parents, enfants, indistinctement, ensuite en référer au chef, qui décidait lui-même. Quelquefois, dans le bureau, là-bas, ça s’arrangeait, d’autres fois non, alors la police venait… C’était désagréable, évidemment, mais qu’est-ce qu’il avait à voir avec tout ça, lui ? il faisait son boulot, point barre, comme on dit, et la barre, on sait qu’il faut la tenir ferme. Une fois, il en avait attrapé pas moins de vingt-quatre en une seule journée, et la police était venue onze fois. Onze fois, c’était beaucoup, évidemment, c’était tout à fait regrettable, mais il n’y pouvait rien. A l’approche de Noël, la tension montait, forcément, et les désirs s’exaspéraient. Lui, il faisait son métier. Rien d’autre à dire. Ce matin-là, il en était déjà à trois… Les policiers en avaient emmené deux. Il s’en souvenait très bien. Et sans regret. C’était comme ça. Le magasin attirait les convoitises. Lui, il était là pour surveiller, maintenir le bon ordre des choses, qui voulait qu’on règle à la caisse tout ce qu’on avait envie de prendre, ce n’était pas son genre d’avoir des états d’âme. Pas un boulot, ça, l’âme, rien que du rêve et du vent. Et il n’était pas de ceux qui perdent leur temps avec du vent. Cuirassé par la routine, voilà ce qu’il était, dur comme sa consigne, net comme son casier judiciaire, limpide comme la confiance que mettait en lui le magasin, droit comme les lignes de chiffres qu’on inscrivait chaque mois sur sa feuille de paie.

Alors pour ce qui était arrivé ce 23 décembre, juste avant sa pause de midi, il n’avait pas d’explication. Absolument aucune explication.

Il avait remarqué immédiatement la femme avec sa gosse – vêtues en pauvres –  il avait l’oeil après toutes ces années, vêtues de vêtements qu’on leur avait donnés. Il savait distinguer ces détails – dans son métier, c’était indispensable : des vêtements donnés, cela ne se reconnaît pas seulement à l’usure – une quantité de gens portent des vêtements élimés – , non, cela se reconnaît surtout à ce qu’on pourrait appeler des erreurs d’appréciation : une veste un rien trop courte un pantalon un brin trop long, un pull-over terni qui jure avec la pétulance d’une jupe trop vive. Ces petits détails disparates qui signent les gardes-robes qu’on se procure dans les « vestiaires » de la Croix Rouge, dans les vides-greniers des cités, ou même dans les poubelles des voisins…

La femme portait un anorak trop serré sur un pantalon jaune qui plissait aux chevilles – et la gamine avait un gilet blanc élimé, sur une jupe rose trop longue dans laquelle ses chaussures accrochaient lorsqu’elle marchait. Deux pauvres, qui vivaient de charité. C’était une évidence. Elles poussaient un chariot qui ne contenait que du pain – deux baguettes blanches et déjà sèches, qui s’émiettaient sur leur parcours, le premier prix du rayon boulangerie. Elles n’avaient pas besoin d’un chariot, évidemment, pour si peu… mais les pauvres, il l’avait remarqué, depuis le temps… aiment bien, aux jours de presse, pousser leur chariot vide en passant lentement devant les rayons, prendre un article, le reposer, faire comme si… après tout, pourquoi pas ? tant qu’on en reste là… mais parfois la main s’attarde sur l’objet qu’on ne remet pas en rayon, sur le paquet de gâteaux qu’on avale derrière un pilier, sur la paire de gants qu’on enfouit dans sa poche… c’était bien pour cela qu’il les avait à l’oeil, ceux qui s’attardaient derrière des chariots vides.

Et elles s’attardaient, ces deux-là. La petite essayant les jouets, caressant les cheveux des poupées, leurs habits neufs, leurs yeux étincelants de joie, et la mère heureuse d’être là, au chaud, parmi les lumières de la fête. Dans le petit sac à main de plastique noir qui pendait à son épaule, il n’y avait, c’était certain, pas de quoi payer le moindre de ces jouets. Peut-être même pas de quoi payer les deux baguettes. Un peu de monnaie, quelques bons alimentaires, tout au plus. C’était une femme encore très jeune, avec un visage déjà gris et fané – un étrange visage de jeune vieille, un visage de pauvre, bien sûr, usé sans avoir pris d’âge, cela aussi, il savait le reconnaître, un de ces visages que la vie vous façonne à petits coups de soucis, de repas de pain et de nouilles, de queues pour l’aide alimentaire, et de ce froid humide hanté de terreurs vagues qui la nuit vous réveille. Il connaissait. Après tout n’avait-il pas été lui aussi un pauvre, avant d’obtenir ce travail de vigile ? Il savait bien ce que c’était… ça l’avait toujours aidé, dans son emploi, de connaître… La petite était extrêmement blonde, avec un visage mat un peu crasseux, mais très délicate, gracieuse et fine, pas encore touchée par la conscience de sa misère. Elles se tenaient tout près l’une de l’autre, un peu anxieuses dans la foule. De temps en temps la mère caressait les cheveux de la petite fille, qui caressait les cheveux des poupées.

Tous les voleurs ne sont pas pauvres, loin de là… On voit même des gens très chics qui… Oh oui, il en avait souvent vu, de ces gens bien sous tous rapports qu’on emmenait au bureau du chef, aussi stupéfaits et bouleversés d’avoir été découverts, que s’ils venaient de se découvrir eux-mêmes… Mais ces deux-là, elles avaient une façon de s’attarder dans les allées, de caresser du regard les objets qui brillaient… Ah, ces deux-là, il avait assez de métier pour savoir qu’il fallait vraiment les tenir à l’oeil. Alors, quand il avait vu la petite fille traîner dans le rayon jouets, émerveillée, puis se balancer rêveusement face aux poupées qui fixaient sur elle leurs yeux ronds, il avait redoublé d’attention. Et quand enfin il avait vu l’enfant se dresser dans sa jupe rose et tendre ses petits doigts vers « Marirosa fée des elfes » – la plus petite, la plus jolie des poupées du rayon, celle qui avait des ailes pailletées, de longs cheveux semés d’étoiles, et deux mignonnes oreilles pointues et phosphorescentes – , il n’avait pas été surpris. Pas surpris non plus quand il avait vu la fillette retirer la poupée de son emballage, l’admirer longuement, en caresser les ailes avec douceur, puis la prendre enfin par la main, comme si elle avait voulu se laisser conduire par elle. Encore moins surpris lorsqu’il avait vu la mère fixer sans rien dire la main de la petite fille fermée sur la main minuscule de la poupée merveilleuse, puis replacer dans le rayon l’emballage vide, après s’être retournée pour vérifier qu’on ne la voyait pas – quelle sotte ! Et il avait hoché la tête, presque satisfait de voir se réaliser toutes ses prédictions, lorsqu’il les avait vues toutes deux s’éloigner, abandonnant le chariot et les deux baguettes, pour se diriger vers la sortie « sans achats ». Enfin il avait souri quand la petite fille avait enfoui dans la poche de son gilet sa main toujours serrée sur « Marirosa fée des elfes », ne laissant dépasser de la poupée qu’un bout d’oreille phosphorescent qui luisait dans l’allée envahie par la foule comme un mince sillage féérique…

Il connaissait son métier. Le portique de détection ne sonnerait pas parce que la poupée, sortie de son emballage, n’était plus équipée d’aucun marqueur. Elles le franchiraient, serrées l’une contre l’autre, la mère placée de façon à masquer la poche de l’enfant. Elles avanceraient, rapides, un peu raides et le coeur battant, un instant elles se croiraient sauvées, et lui, une fois le portique franchi et le délit clairement établi, il les arrêterait. La petite serait bien obligée de sortir la poupée de la poche de son gilet, la mère dirait comme elles disent toutes, qu’elle ne savait pas. Elle se mettrait à pleurer, craignant qu’on ne lui prenne l’enfant… Mais, lui, sans état d’âme, il les amènerait au chef, qui appellerait la police parce qu’elles étaient de toute évidence des pauvres qui ne pourraient pas régulariser, peut-être même des étrangères, des sans-papiers. Ce serait vite arrangé. Tant pis pour elles. Il avait l’habitude.

Elles ne marchaient pas bien vite, pour l’instant. La petite s’embarrassait dans sa jupe trop longue, et la foule était dense dans les allées. Il avait largement le temps d’atteindre le portique avant qu’elles ne sortent. Au besoin il ferait signe au collègue qui surveillait l’entrée. Peut-être qu’il aurait déjà dû l’avertir d’ailleurs, pour ne leur laisser aucune chance… mais, bah… le collègue avait assez à faire avec les gamins qui avaient envahi le parking… et après tout ces deux-là n’étaient pas bien dangereuses, elles se laisseraient arrêter sans peine, elles se contenteraient de geindre, et pour un simple vol de poupée, on n’allait pas rameuter tout le personnel, il s’en débrouillerait bien tout seul…

Elles allaient de plus en plus lentement. La mère s’attardait devant le kiosque à bijoux qu’on avait monté devant les caisses, pour les fêtes. Elle avait pris un collier de pacotille, qu’elle avait essayé devant le petit miroir, puis reposé à regret. Il l’observait de près. De toute façon, une vendeuse s’était déjà approchée, méfiante. La femme essaya d’autres colliers, des bagues aussi, admira, ne prit rien, sourit à la vendeuse impassible, puis à l’enfant, et reprit sa route. Bien sûr elle fit un détour jusqu’à la confection femme. Elles font toujours un détour par la confection, ces femmes là. Essaya un manteau, se regarda dans la glace. Essaya une veste de cuir rouge, puis une autre de cuir vert. Elle faisait des manières devant le miroir, se donnait l’air hautain que prennent les mannequins des magazines. La petite cependant, grave, indifférente aux  déguisements successifs de sa mère, avait sorti de sa poche la poupée qu’elle regardait, muette et fascinée, luire doucement sous les néons. La mère tenta encore une incursion dans le rayon de la confection enfants… mais la petite ne semblait pas intéressée. Pendant que la mère décrochait des cintres des robes de fête et des corsages de velours, elle s’était assise sur le sol, avait placé la poupée en face d’elle. La poupée éclatait de lumière, et l’enfant avait l’air de lui parler. Ou peut-être que c’était la poupée qui parlait à l’enfant… Enfin cela dura ainsi un bon moment, et il se demanda ce qu’elles avaient bien pu se dire.  Mais c’était sans aucune importance, ce n’était pas son boulot, de deviner ce que pensent les petites filles quand elles parlent à des elfes. Son boulot, c’était seulement d’arrêter celles qui volent des poupées… Par jeu, la mère posa sur les épaules de sa fille un ensemble pailleté d’or… Il fut surpris de la drôle de ressemblance… enfin de remarquer combien elles étaient semblables, la fée et l’enfant… Mais, encore une fois, ce n’était pas son boulot, vraiment pas son boulot, de penser à de pareilles bêtises, et du reste la mère replaça soigneusement sur le cintre l’ensemble pailleté. Au moins les vendeuses du rayon confection enfants n’auraient pas à souffrir du passage des deux énergumènes… Elles reprirent la direction de la sortie, en passant tout de même par le rayon des cosmétiques. La mère essaya tous les échantillons de parfum que proposait une démonstratice résignée. Elle en vaporisa même sur les cheveux de l’enfant, qui souleva ses boucles blondes pour en respirer l’odeur, puis demanda qu’on en offre un peu aux cheveux de Marirosa fée des elfes. Une vulgaire eau de Cologne, sans doute… Comme si les elfes n’avaient pas l’odeur âpre des nuits glacées d’étoiles et des animaux calmes de la forêt lointaine… elle ne savait donc pas cela, la petite ? Et la mère qui continuait à vaporiser ses parfums, comme si elle avait été elle-même une enfant… Idiotes, elles étaient, ces deux là. Exaspérantes. Mais il était patient, il les coincerait, tout à l’heure, derrière le portique de détection. Il était prêt. Le collègue qui faisait les cent pas dans le hall, devant les portes, lui prêterait main forte au besoin. Si on se débattait, si on criait.

Elles paraissaient hésiter cependant. Après tout, elles pouvaient encore renoncer, laisser la poupée dans un coin, la jeter n’importe où. Il aurait préféré, évidemment. Il aurait été prêt à passer sur le préjudice déjà assez considérable causé au magasin par la destruction d’un emballage, par l’abandon d’un chariot au milieu du rayon jouet, par le temps anormal qu’il avait gaspillé à suivre leur périple, par… Ah ! Dire qu’en plus il avait sacrifié pour les suivre sa pause de midi… mais ça arrivait souvent, après tout… Alors, oui, il  aurait pu, lui, fermer les yeux… si seulement elles, elles avaient pu renoncer… Mais la mère murmura quelque chose à l’oreille de sa fille, et celle-ci replaça la poupée dans sa poche. Bon… si c’était vraiment ce qu’elles voulaient, après tout…

Elles s’arrêtèrent encore un peu, cependant, à quelques pas du portique, pour regarder la girafe en peluche géante qui occupait l’entrée de l’allée. Une belle attraction, c’était certain. La petite sortit même un instant sa main de sa poche pour caresser le cou de la girafe. Dressée sur la pointe des pieds, le bras tendu, elle paraissait si légère. Elle avait l’air de vouloir s’envoler dans sa jupe rose que les guirlandes électriques repeignaient d’étincelles clignotantes. Puis elle revint sur terre, et remit sa main dans sa poche, bien serrée sur la poupée dont le petit corps de plastique bombait sous la laine usée du gilet, tandis qu’une bordure de paillettes dorait ses doigts menus. Elle avait vraiment l’air de l’aimer, sa poupée. Bien plus que la girafe. Alors la mère se décida. Comme ça, d’un coup. On aurait cru une gamine faisant une grosse bêtise, et le sachant, et préférant se dépêcher, pour en finir avec la tentation. Elle accéléra le pas, franchit le portique, les bras tendus, les yeux baissés. Absurdité. Comme si ne pas voir pouvait empêcher d’être vu. Elle manquait vraiment d’expérience, cette sotte.

Comme elles y allaient maintenant… La petite trottait aux côtés de sa mère, elle avait l’air heureuse, elle souriait. Un éclair rose tomba de la grande guirlande électrique suspendue sur l’allée sur ses cheveux si blonds, très longs, où quelques étoiles scintillèrent. Elle courait à pas légers de danseuse, les pans de sa longue jupe se déployaient en corolle autour de sa taille si fine, aérienne. Dans la poche du gilet trop court on voyait briller aux lumières de Noël les ailes de la fée que serraient les petites mains très frêles.
Et jamais il ne put comprendre ce qui arriva alors, et qu’il se reprocherait toujours. Ce qui n’était jamais arrivé, ce qui jamais n’aurait dû arriver, ce qui n’arriverait plus jamais. Non, jamais, jamais il ne sut, jamais il ne comprit. Au lieu d’avancer vers la femme pour lui barrer le chemin, de demander à l’enfant de vider sur le champ le contenu de ses poches, il se mit à sourire, suivit du regard l’envol de la petite fille, hocha la tête d’un air d’assentiment, et la regarda disparaître, silhouette mince et lumineuse, emportant son larcin scintillant dans la rue grise et froide.

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14 commentaires pour Marirosa fée des elfes

  1. Quichottine dit :

    Je l’aurais laissée partir aussi…
    Merci pour ce très beau conte de Noël, Carole… Je voudrais qu’il y eût plus de fées dans notre monde à nous.

    Passe une douce journée et un très beau Noël.

  2. almanitoo dit :

    Pas si méchant que cela ce vigile qui essaie de se persuader qu’il ne fait que son boulot, puis espère que la maman et la fillette vont poser la poupée pour finalement, peut-être touché par la magie de Noël, les laisser filer. Mais son regard reste dur, parfois il n’y a pas pire qu’un ancien pauvre pour juger les pauvres.

    Je te souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, Carole.

  3. louv' dit :

    Même s’il est très peu probable qu’un agent de sécurité piste une petite voleuse aussi longuement sans avertir ses collègues à la porte….C’est un très joli conte de Noël. Merci Carole.

  4. Ah il a bien fait… Esprit de Noël, certes dans la vraie vie il n’en va pas de même, merci Carole et bon Noël de la part de jill

  5. ADAMANTE dit :

    Un sourire pour accompagner l’en-vol, et voilà que l’on reçoit le parfum d’une rose en plein cœur de l’hiver, tu as assouvi notre besoin de voir et de revoir l’éclat des étoiles dans les yeux d’une enfant.
    Joyeuse fêtes Carole.

  6. mansfield dit :

    Ce devait être sa trêve de Noël! j’ai beaucoup aimé le cheminement de sa pensée, cette observation jouissive, presque sadique du larcin, opposée à cette bonté d’homme séduit finalement. Un beau portrait!

  7. Cendrine dit :

    Bonjour Carole,
    C’est une fée qui a écrit ce texte, à la fois conte et miroir de la réalité qui s’amplifie de plus en plus, hélas… Je t’ai suivie pas à pas à travers chaque personnage et tu m’as happée, aspirant mon esprit et ma sensibilité dans le désir ô combien compréhensible de cette petite fille…
    Certains ont tant de choses et d’autres rien, je semble dire un lieu commun mais pourtant…
    Et je n’ai pas honte de dire que j’ai connu, à plusieurs périodes de ma vie, grande précarité, à fleur de pauvreté et que même si ça va mieux, la corde raide est toujours là… Je les vois ces êtres encore plus précaires et je comprends leurs espoirs et leurs rêves fous, dans ces magasins de tentation.
    Tes personnages sont magnifiquement décrits, un grand bravo!
    Gros bisous et de très belle fêtes!
    Cendrine

    • carolechollet dit :

      Pardon de ne pas t’avoir répondu plus tôt : je n’avais pas vu le commentaire. Je voulais en effet évoquer les désirs simples et pourtant irréalisables, des plus humbles. Et le rêve, auquel aucun enfant ne peut renoncer.

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