Le voyage de monsieur Piloquet

Monsieur Piloquet s’était planté comme un arbre maigre au milieu des poiriers, les deux pieds dans la boue. La main en visière sur le front, il scrutait attentivement le ciel…

Du gris, du gris encore et toujours, mais c’était bon tout de même, ce petit soleil ébouriffé là-haut, dans son nid de nuages… On se contentait de peu en ce printemps pourri… un printemps encore pire que celui de 33, où la Charonne avait débordé jusque dans la cuisine de la tante Angèle… Pire même qu’en 1977, où on avait allumé le poêle de l’école en plein mois de juin. « Evidemment, avec tous ces machins, là-haut, qui tournent et qui brassent l’air, avait déclaré monsieur Laboudigue tout à l’heure, quand ils s’étaient salués derrière la haie… Enfin, ça sert à rin de se plaindre, ça  sert à rin… c’est général dans toute la France ! »

Alors, ce matin-là, ce petit sourire en coin du soleil, dans le ciel presque clair, ce goût léger de liberté courant dans le parfum des roses, ça donnait des idées, forcément.

« On pourrait bien… s’était dit monsieur Piloquet, ce serait tout de même possible… et puis zut après tout, puisque ça me fait plaisir, je suis libre, non ? A mon âge il ferait beau voir… »

Justement, Josette avait rendez-vous chez le podologue, et Anita, dont c’était le jour, était allée faire les courses au supermarché voisin. Quant à monsieur Ladibougue, ce crâne d’espion, rentré chez lui pour les informations de midi, il ne le remarquerait certainement pas.

Le moment était propice… Monsieur Piloquet s’était décidé brusquement.  C’était un malin, comme disait toujours Josette. Il avait réussi à retrouver les clés. Il avait démarré presque du premier coup la petite Clio noire d’occasion qu’il s’était résigné à acheter pour remplacer la grosse 404, après l’accident du stop – celui que Josette appelait en tragédienne l’accident mortel. De toute manière c’était une enquiquineuse… toujours à lui cacher ses affaires, à le soupçonner, à faire du drame, à geindre qu’il perdait la tête… à la première petite minuscule infime erreur. Comme si elle n’en faisait jamais, elle, des erreurs… ! Et Anita qui s’y mettait aussi, maintenant… La veille, par exemple, il avait oublié ses clés dans le réfrigérateur. Quelle importance, je vous demande un peu ? quelle importance ? ce sont des choses qui arrivent, de petites aventures originales qui pimentent le quotidien. Il se souvenait très bien d’ailleurs que la même distraction lui était arrivée dans les années soixante, alors qu’il était encore un fort gaillard de quarante ans, et qu’à l’époque tout le monde en avait ri. ç’avait été alors une bonne histoire qu’il avait racontée même à monsieur Gourillon, son collègue du cours élémentaire. Tandis qu’hier…, que n’avait-il pas fait ? Anita lui avait tendu les clés d’un air gêné, Josette avait longuement gémi qu’elle n’en pouvait plus, vraiment plus…. et lui, il s’était senti tout honteux, comme si tout à coup on l’avait mis tout nu, là, devant elles deux. Et en plus Libadougue avait été mis au courant, je vous demande un peu… quelles pies, ces bonnes femmes ! Evidemment Josette lui avait confisqué les clés, après ce bon tour du réfrigérateur. Sous prétexte qu’elle devait veiller sur lui. Veiller sur lui, j’t’en fiche ! Il les avait trouvées tout de suite. Dans le tiroir aux couteaux, quelle idée ! L’imagination et Josette, ça faisait deux. Et lui, c’était un malin…

Tout de même, reculer dans l’allée de graviers n’avait pas été facile. Le virage avait toujours été trop sec. On n’avait pas pu faire mieux à l’époque avec le peu de moyens qu’on avait eu pour acheter le terrain, mais Dieu sait si Josette le lui avait reproché, à lui qui avait toujours fait le maximum, ce virage délicat qu’il fallait prendre pour accéder au portail. Il s’en était heureusement très bien sorti, une fois de plus… il avait bien accroché deux ou trois briques du muret, mais après tout c’étaient des briques qui avaient toujours gêné, et de les avoir un peu rognées était plutôt une bonne chose. Puis il avait fallu s’engager en marche arrière dans la rue des Asphodèles, ce qui n’était pas allé sans appels de phares, coups de klaxon indignés et freinages brutaux de la part des automobilistes qui, monsieur Piloquet ne s’expliquait pas pourquoi, étaient de plus en plus nombreux et de moins en moins courtois dans cette rue des Asphodèles autrefois si tranquille et bien fréquentée.

Bon. Monsieur Piloquet était tout de même parvenu jusqu’au fameux stop, au bout de la rue, et s’était engagé vaillamment boulevard du Massacre – quel nom, disait toujours Josette, quel nom ! Comme il n’était pas sourd, contrairement à ce qu’affirmait constamment Josette, il avait parfaitement entendu le choc contre le flanc du camion qui avait, à sa droite, surgi sans qu’on sût comment. Il avait très bien entendu aussi le cliquetis du verre tombant sur le bitume, et le bruit sourd caractéristique de la tôle qui s’enfonce, mais il ne s’était pas arrêté, ne se souvenant plus très bien si la pédale du frein se trouvait sous son pied gauche ou sous son pied droit, et ne voulant pas risquer de se tromper. Cela avait de toute façon peu d’importance, car en revanche, les gens furieux qui le montraient du poing, et qui relevaient rageusement son numéro, très loin, derrière, il ne les avait pas vus du tout. Il savait bien qu’il valait mieux ne pas regarder. Et puis on ne peut pas sans danger, n’est-ce pas, regarder à la fois devant soi et derrière soi. Maintenant qu’il était parvenu jusqu’au milieu du boulevard, il n’y avait plus à tortiller, ce serait désormais droit devant ! c’était beau d’ailleurs, c’était magnifique, devant lui toutes ces voitures qui viraient, qui pilaient, qui glissaient, se redressaient… il fallait le reconnaître, il y avait des jeunes qui savaient conduire. On aurait cru des patineurs. Et ces lumières rouges qui s’allumaient, très haut, sur son passage, oui, c’était beau, très beau. Il y avait quand même du bon dans le monde d’aujourd’hui, il fallait le reconnaître, les voitures par exemple… Il aimait les voitures, et, si Josette ne s’était pas toujours opposée à tout, il aurait pu devenir pilote de course… certainement…c’était dans les possibles, dans le temps, n’est-ce pas ? si Josette ne s’était pas toujours mêlée de veiller sur lui, comme elle disait… il aurait pu, oui, pas de doute…

Mais monsieur Piloquet n’avait pas le temps de réfléchir plus avant à sa vocation perdue, il devait consacrer toute son énergie à résoudre ce nouveau problème qui venait de surgir dans son esprit : où donc allait-il exactement ? Il était sorti dans un but précis, que diable, il avait toujours été un homme précis, sachant ce qu’il faisait, et voilà qu’il avait entièrement oublié… Il s’arrêta. Derrière lui un bruit de verre cassé, ainsi que quelques cris aigus, lui signalèrent que des événements intéressants venaient de se produire dans le voisinage, mais, refusant résolument, dans la crainte de se laisser déconcentrer, d’ouvrir sa vitre aux personnes aimables qui voulaient l’inviter à la petite fête qu’elles avaient l’air d’organiser sur le trottoir cet après-midi-là, il resta assis, la tête dans les mains, à réfléchir, jusqu’à ce que cela lui revienne. Oui, ça lui revenait… il était sorti pour acheter du vin. Du vin pas trop cher, parce qu’avec les petites pensions qu’on nous verse aujourd’hui, évidemment… du vin au marché noir, pour Noël, pour faire plaisir à Josette qui aurait un beau petit réveillon malgré la guerre, du petit rouge au noir, comme avait dit le marchand, un fantaisiste apparemment, une caisse de vin de Montmortin, tout à fait, qu’il avait commandée par téléphone, la veille. Millésimé 1943… il n’y avait pas mieux. 1943, c’était l’année de son mariage avec Josette, il n’y avait pas mieux, encore que… Il faudrait être discret, avait recommandé le marchand, parce que, vous comprenez, si je me faisais prendre…. Discret, ça oui, ça le connaissait, discret, il avait toujours été un homme discret. Josette le lui avait assez reproché, et on ne pouvait nier que ça avait beaucoup nui à sa carrière… Il aurait sûrement fallu, quelquefois, être moins discret, se faire un peu remarquer… Monsieur Piloquet redémarra. Des gens hurlèrent encore pour le retenir, mais il était bien décidé à ne pas se laisser entraîner dans un de ces spectacles de rue sans doute, un de ces machins criards qu’on monte maintenant sur les trottoirs, et dire qu’on subventionne ces choses-là avec nos impôts… Mieux valait ne plus y penser. Il s’agissait maintenant simplement d’atteindre Montmortin. Ensuite, il verrait pour l’adresse précise du marchand, il l’avait prise en partant sur le bloc des courses, et il l’avait posée sur le siège de droite, il s’en souvenait maintenant, il se souvenait de tout très bien maintenant, elle était tout simplement posée sur le siège passager, la place du mort comme disait Josette qui désormais refusait de s’y asseoir, avec le tarif hors taxe et en gros le mot MONTMORTIN – une drôle d’écriture maladroite, tremblotante… est-ce que c’était Anita qui avait écrit sur le bloc ? ça lui ressemblait, d’écrire en grosses lettres pour qu’il ne se trompe pas… cette Anita, qu’est-ce qu’elle s’imaginait ? Qu’il ne savait plus écrire ? Qu’il avait la tremblante ? Qu’il ne mettait pas ses lunettes, qu’il les laissait au réfrigérateur avec les clés, peut-être ? Il le lui dirait bien, en rentrant, qu’elle sucrerait les fraises avant lui, parfaitement, avant lui !

Où se situait Montmortin, ça, par contre, c’était encore un problème à résoudre, mais ça lui reviendrait en roulant, et puis rouler était plus agréable que rester arrêté, avec tout le vacarme que faisaient ces gens qui s’amusaient à le poursuivre avec leurs auto tamponneuses, et à crier – trop de fêtes aujourd’hui, les gens ne pensaient plus qu’à faire la fête au lieu de travailler. Montmortin, Montmortin… il avait ça sur le bout de la langue, Montmortin sur…. oui, oui, Montmortin-sur-Charonne ! Il se souvenait bien que Montmortin était quelque part au bord de la Charonne, peut-être sur la route de Ténare où il avait été instituteur, ou, non, de Saint-Averne où il avait une soeur. Ténare, Saint-Averne, c’étaient des endroits où il savait aller… mais Montmortin, Montmortin, bon sang de bon soir, nom d’une pipe en terre ! … Ah! mais nom d’un chien ! Montmortin… ! c’était là qu’habitait le père Duchâteau ! Il y était souvent allé, à la pêche avec Duchâteau à Montmortin, dans le temps, le bon temps… ça allait lui revenir… ça lui revenait : Montmortin, Dubateau… c’était la route de Romo ! Bien sûr, réveille-toi, comme aurait dit Josette, rien de plus simple, la route de Domo, tout le monde sait cela, Montmortin est sur la route de Moro.

A ce moment, monsieur Piloquet aperçut le pont et s’engagea résolument à gauche. Il fut tout de suite très satisfait d’avoir pris cette décision, qui était une décision très judicieuse, très judicieuse, absolument, la meilleure décision à prendre, sans aucun doute, et si Josette avait été là, elle n’aurait pas pu dire que son cerveau devenait ramollo, car, elle, aurait-elle su tourner à gauche au bon moment pour gagner la route de Montsortin ? Non bien sûr, elle, elle aurait hésité, elle se serait même arrêtée au milieu du carrefour pour mieux lire les panneaux, elle aurait entravé la circulation. Il répéta plusieurs fois l’expression, hochant la tête, elle aurait entravé la circulation, entravé. Voilà, c’était une femme qui entravait toujours les choses, les gens, de toutes façons. Une enquiquineuse. D’ailleurs il en avait assez. Assez. Il s’en fichait bien, des opinions de Josette. Il était sûr, par exemple, qu’elle n’aurait pas aimé ces zigzags qu’il faisait sur la route en ce moment. Eh bien, si ça lui chantait de faire des zigzags, il ferait des zigzags, il était libre, non ?

Par contre il ne se souvenait pas du tout que la route de Romortin passait par ces terrains gris et marécageux qui s’étendaient maintenant partout autour de lui. On avait dû la déplacer. De nos jours, on avait des idées de ce genre, on déplaçait tout. Est-ce qu’on n’avait pas déplacé, récemment, la boulangerie, par exemple, une boulangerie où il prenait son pain tous les jours depuis trente ans ! Eh bien ce matin, il ne l’avait pas retrouvée. On l’avait déplacée. Voilà, déplacée, comme ça. Sans aucune raison, puisqu’elle était très bien là où elle était. Mais c’était un monde comme ça, un monde moderne, un monde où on déplaçait tout, sans arrêt, pour le plaisir. La boucherie aussi, pendant qu’on y était, on l’avait déplacée, la semaine dernière, et puis, hop, cette semaine, quand Josette avait décidé de l’y accompagner, elle était revenue à sa place. Avant de repartir ailleurs, certainement, ça n’allait pas tarder. Et sans savoir pourquoi. Tout avait la bougeotte, de nos jours. Tous ces machins, là-haut, partout, en train de tourner dans tous les sens, de tout détraquer. Une vraie maladie. Enfin, décidément, le paysage était moche, maintenant, sur la route de Montimportin. Plus du tout comme au temps de Dubateau. Avec leur pollution, leurs satellites et tout ça, ce brouillard qu’il y avait, un brouillard à couper au couteau, et puis ces étangs tout gris, partout, qui avaient l’air de fumer. Pas étonnant si les gens attrapaient le cancer, dans un monde pareil. Et tiens, c’était drôle, voilà que la route s’arrêtait maintenant. Une voie sans issue, en plein au milieu de la route de Montentrin ! Et avec un fleuve au bout ! Incroyable ces idées qu’ils avaient maintenant, un genre d’autoroute peut-être, ou de pont de Tancar… Tancartruc…, avec encore un péage. Toujours payer, c’était ça, le monde d’aujourd’hui, et lui qui n’avait que sa petite pension, ah, je t’en fiche, de toujours payer… Enfin, il était tranquille pour cette fois, il avait encore son porte-monnaie dans sa poche, avec les pièces pour la boulangerie qu’Anita y avait placées ce matin sans savoir que la boutique avait changé de quartier et que les pièces ne serviraient à rien pour la retrouver.

Et, bon, qu’est-ce qu’il avait ce grand type, là, cet espèce de grand esco…esqui…esto… comment qu’ils appelaient ça déjà, dans le temps, estro…striffe…à lui dire de descendre ? Et il avait l’air de le menacer, en plus. Un gars autoritaire, ce type, non mais, pour qui il se prenait ? Pour Josette, peut-être ? Il allait lui dire deux mots. De sa façon. Parfaitement. Lui, monsieur Piloquet, que même l’inspecteur primaire respectait autrefois. L’inspecteur l’avait clairement dit en manière de reproche à ce pauvre Carillon, quand il était venu un hiver et que ce pauvre Godillon… enfin… L’inspecteur ne l’avait pas envoyé dire : « Monsieur Piloquet, lui, sait se faire respecter », et Déraillon avait été confus au point que même son crâne chauve avait rougi. D’ailleurs, lui aussi, lui, Piloquet, aurait pu devenir inspecteur… s’il l’avait voulu, évidemment… mais il n’était pas ambitieux. Josette le lui avait assez reproché. En tous cas, si Josette se permettait encore de dire qu’il était un dégonflé, un raté, un petit bonhomme comme elle l’avait dit l’autre jour en présence d’Evelyne qui d’ailleurs avait eu honte pour elle, il l’enverrait paître cette fois. Et comment ! Il avait toujours su se faire respecter, tout le monde le savait, et dans sa classe, ah mais, on pouvait le dire que ça filait doux. Il n’allait tout de même pas laisser des gamins… il ferait beau voir, à son âge !

Monsieur Piloquet serra le frein à main – si Josette avait vu cela, elle n’aurait rien pu dire, elle qui lui reprochait toujours, exprès pour l’embêter, d’oublier de serrer le frein à main, alors que non, il n’oubliait jamais, presque jamais. Il ouvrit la portière, sortit avec difficulté, glissa sur le sol humide. Le grand type s’approcha, habillé en… en…. enfin en pie comme ils disaient, ou… comment déjà qu’ils appelaient… si, c’était ce qu’il avait voulu dire, en hippie, avec une peau de bique sur ses épaules, ah c’était pour ça que ça sentait si drôle peut-être, une peau de bique ! Et en plus le type tenait au bout d’une laisse un chien énorme, avec trois têtes. ça n’était pas normal, tout de même, de laisser des gens se balader avec des chiens à trois têtes, on n’aurait pas dû laisser faire, on permettait tout aujourd’hui, c’était un bullpitt probablement, le chien… un labradogue, ou un labroudigue tiens, comme celui qui avait mordu une petite fille dans le journal d’hier à la télé. Les gens font vraiment n’importe quoi à la télé avec leurs animaux. Tout ça pour se faire remarquer. Pour qu’on parle d’eux. Décidément ce type, avec son caniche à trois têtes, il le menaçait, il le poussait, qu’est-ce qu’il se croyait ? Il allait lui dire son fait, à ce type dans le poste qui faisait le mariole… Mais avant que monsieur Piloquet ait pu ouvrir la bouche, la lourde barque s’arrima à la rive. Il eut tout juste le temps de sortir de sa poche la petite pièce de monnaie qu’il avait préparée, avant de s’avancer, avec une aisance dont il ne se croyait plus capable, sur l’eau toute noire et lisse comme un morceau de tôle.

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10 commentaires pour Le voyage de monsieur Piloquet

  1. jill bill dit :

    Bonjour Carole…. Sieur Piloquet et sa maladie de l’oubli…amusante lecture dis-je et pourtant !

  2. almanitoo dit :

    Amusant mais aussi déstabilisant et dévastateur que lorsqu’on se trouve face à une personne qui « débloque » dans la vie réelle.
    Finalement, Monsieur Piloquet était peut-être un homme dont la fantaisie n’a pas pu s’exprimer durant sa vie, et il part faire Son grand voyage avec pour cruel bagage, sa vie de raté, sa lâcheté et les reproches incessants de sa Josette.
    Malgré tout, ce jour là, la lumière du soleil apparaissait entre les nuages…

  3. Alain dit :

    C’est à la fois drôle et attendrissant. On a quand même bien le droit d’aller acheter du vin !

  4. mansfield dit :

    Alzheimer et toutes les idées qui viennent à un esprit atteint, à la fois amusant, agaçant et tragique! Un cheminement de la pensée bien restitué

  5. Catheau dit :

    Burlesque et ironie tragique : un savant dosage pour dire le naufrage des êtres.

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