La jeune fille à la rose

J’étais bien trop en avance, une fois de plus. Je m’étais assis sur un banc, au soleil, dans le jardin désert du vieil hôpital psychiatrique où je devais assister à une réunion du SEHISM…  une de ces ennuyeuses réunions administratives où l’on discute crédits et dotations horaires… Pourquoi avait-on choisi de nous faire venir en ce lieu morose aux allures de prison, alors que d’habitude nous nous réunissons dans les bâtiments clairs du nouveau CHOR ?

Le parfum des roses parvenait jusqu’à moi, attiédi de printemps, comme un flot de bonheur tendre, sous les hauts murs gris.

Par une fenêtre ouverte, un homme s’est mis à crier : « A dix-sept ans, j’me faisais du mauvais sang !… » Puis la fenêtre s’est refermée brutalement. La voix de l’homme s’est tue.

Tout près de moi, j’ai entendu quelqu’un courir. Un pas léger, jeune, élastique. C’était une très jeune fille en costume de jogging. Elle courait avec une régularité surprenante, une sorte de grâce mécanique. Ses cheveux longs, d’une blondeur métallique et pâle, rassemblés en queue de cheval, oscillaient sur sa nuque en rythme. Je l’ai suivie un moment du regard.

Elle se dirigeait vers le massif au parfum merveilleux.

Soudain, je l’ai vue se pencher, arrêtant à peine sa course, puis s’accroupir, humer, et cueillir l’une des fleurs, d’un geste sec, précis, rapide comme un coup de ciseaux. Puis elle s’est aussitôt redressée, a repris son élan. Et elle est repassée devant moi sans me voir, le visage fermé. Ses jambes minces fauchaient l’air printanier avec la précision d’un battant d’horloge. Elle tenait la rose dans la main droite. Comme un cierge.

Elle a fait ainsi le tour du jardin, puis elle a pris le chemin qui longe le mur d’enceinte. Son pas s’est éloigné… Quelques minutes plus tard, elle est revenue, toujours courant…puis de nouveau elle a tourné le long du mur d’enceinte, pour s’éloigner encore, de son pas élastique, régulier. Elle tenait toujours sa rose dans la main droite. Comme un flambeau.

-Alors vous, au moins, on peut dire que vous êtes en avance… Comment allez-vous ?

C’était le docteur Aldebaran, du service de pédopsychiatrie. Lui aussi était convié à la réunion. Un homme remarquable, cultivé, délicat. Un homme avec qui j’aime parler. Il s’est assis près de moi sur le banc.

-Vous vous interrogez sur cette jeune fille ? J’ai vu que vous la suiviez du regard… C’est une de mes patientes. Elle aime beaucoup courir. Je la laisse faire, c’est très bon pour elle. Jamais elle n’essaie de sortir de l’enceinte. Sinon, bien sûr, je ne permettrais pas qu’on la laisse sortir seule…

-Elle a cueilli une rose…

-Une rose Felicia, sans doute ? Vous ne saviez pas que ce sont des Felicia ? je m’y connais un peu en roses… Oui… ce sont ses préférées… Les miennes aussi, du reste… C’est moi qui ai demandé qu’on plante ce massif, il y a une dizaine d’années… pour le parfum… c’est important, le parfum des fleurs, dans ces lieux clos…

Cette petite confirme d’ailleurs amplement mon analyse, vous l’avez constaté vous-même… Elle est hospitalisée à « Nausikaa », le service réservé aux adolescents. L’après-midi, quand il n’y a pas d’ateliers thérapeutiques, elle enfile sa tenue de jogging – c’est nous qui la lui avons fournie, nous avons voulu essayer le sport avec elle…  cela a réussi au-delà de toute espérance, vous avez pu le remarquer… Ainsi, dès qu’elle le peut, elle quitte  « Nausikaa » en courant, toujours seule, et elle se dirige aussitôt vers le jardin. Parvenue devant le massif des roses Felicia, dont le parfum l’attire irrésistiblement, elle en cueille une, la prend dans sa main, et poursuit sa course. Cela dure une heure ou deux. Puis elle rentre, et elle offre la rose, à un soignant, à un malade, à la première personne qu’elle rencontre.

-C’est étrange…

-Etrange, ici, vous savez…

Son sourire était aussi malicieux que las.

-Mais ce qui peut sembler étrange est souvent très rationnel au fond, ou du moins nécessaire.

-Vous voulez dire qu’il est nécessaire à cette jeune fille de courir des heures en tenant une rose ?

-En quelque sorte… Elle va beaucoup mieux, du reste. Elle est encore très posttraumatique, c’est vrai, mais je ne désespère pas de la voir tout à fait guérie, bientôt peut-être. Bien sûr le jardinier, lui, désespère d’avoir un jour le parterre Felicia de ses rêves…

Elle revient de si loin, cette enfant… Quand nous l’avons… recueillie… on aurait cru qu’elle sortait d’une grotte… Vous avez assisté à la représentation de La Vie est un songe récemment, je crois, au Grand Théâtre ? Alors vous devez vous souvenir de Sigismond… Un cas très comparable, au fond… Et maintenant… vous avez vu… elle a beaucoup avancé… Si j’osais, je dirais même qu’elle a couru… qu’elle court… vers la guérison, bien entendu, vers son avenir, peut-être. Je blague un peu, mais son cas est extrêmement triste, nous avons rarement affaire à des situations aussi tristes… une histoire mystérieuse aussi, qui vous intéresserait, vous qui écrivez…  inquiétante même… De toute façon, je ne peux rien vous raconter de plus précis, je suis tenu au secret professionnel, vous savez cela.

-Aussi je ne vous demanderai rien. J’inventerai…

-Je vous écoute…

-Voici :

Cette jeune fille était éprise de perfection, mais elle a rencontré le mal. Sous sa forme la plus dense, la plus grossière et la plus sanglante. C’était à Elseneur. Elle s’est enfuie, terrifiée, et maintenant elle court parmi les fleurs des bois, des prés et des rivages…

-Vous préférez Shakespeare à Calderon… je m’en doutais… Une Ophélie, alors, ma pauvre enfant ? Pauvre, pauvre Ophélie…

Il soupirait. Il semblait devenu très vieux.

-Ce n’était pas à Elseneur, non.  C’était ici. Mais Elseneur est partout sur la terre, évidemment… Vous n’êtes pas si loin de la vérité, après tout… De toute façon, vous savez bien que je ne vous dirai rien.

Dites-moi, que comptez-vous faire, ce soir ?

-Ce soir ? Ce que je compte faire ? Rentrer chez moi, probablement…

-Vous n’avez rien prévu de particulier, alors ? Et si je vous invitais au cirque, est-ce que cela vous intéresserait ?

-Au cirque ?

-Oui, au cirque ! Vous n’avez pas remarqué les affiches ? Le cirque Vogel ! Il est installé sur l’île Clémentine depuis avant-hier, et il repart dès dimanche. Ce n’est qu’un petit cirque gitan, allez-vous dire, mais savez-vous qu’il est très réputé ?  Célèbre même. Il tourne dans toute la France et même au Canada. Il y a un excellent numéro de clown, quelque chose de très fin, et un admirable numéro de trapèze. Je vous recommande aussi le funambule. Seulement, ce qu’il faut voir surtout, c’est le numéro d’ombres de Tony Vogel.

Je l’ai vu hier.  Je voudrais le revoir. Accompagnez-moi, je déteste sortir seul. Mon collègue Retureau, qui m’a accompagné hier, ne peut pas revenir ce soir, et ma femme déteste le cirque… Ce Vogel m’intéresse énormément, et je suis sûr qu’il vous intéressera vous aussi…

-Expliquez-moi cela, si vous voulez que je vous accompagne.

– Il faut d’abord que je vous raconte son histoire. Vous vous souvenez peut-être de cet accident effroyable… A l’époque, cela avait fait la une des journaux : Vogel, le gitan érudit qui publiait des poèmes, Vogel, l’acrobate exceptionnel qui bondissait d’un trapèze à l’autre, Vogel l’amoureux qui avait rencontré sa femme sur un trapèze, Vogel l’extraordinaire était tombé du toit de sa caravane qu’il réparait ! Un accident stupide, absurde. Deux mètres de hauteur. Il est tombé sur la tête de tout son haut. Lui qui volait sans filet à dix ou quinze mètres au-dessus de la piste… Hématome crânien. Cérébral plus précisément. Inopérable. Coma et tout ce qui s’ensuit, je vous épargne les détails… Toujours est-il qu’il est resté entièrement paralysé. Tétraplégique, et muet. Un de ceux qui ne savent plus remuer que les paupières… cela fait peur, oui. On ne peut pas y penser sans frémir, même lorsqu’on est habitué, comme on l’est ici, à voir le pire.

Il a été soigné ensuite dans cet hôpital… dans le service de rééducation fonctionnelle, évidemment. J’ai eu souvent l’occasion de le voir et de m’entretenir avec lui, c’est mon ami Retureau qui s’occupait de lui…

Il lui a fallu des mois pour apprendre à remuer lentement les bras, puis les doigts ont repris vie peu à peu. Et pour finir ils ont conquis une agilité stupéfiante, qu’ils n’avaient jamais eue auparavant. Avec ses doigts, rien qu’avec ses doigts, cet homme-là désormais vivait, parlait, écrivait… Un miracle, obtenu au prix d’une volonté de fer, et de cette énergie du trapéziste qui avait tout pouvoir sur son corps. Mais jamais il n’a pu retrouver l’usage de ses jambes Et il est resté tout à fait muet, enfin, je veux dire, incapable de parler avec les lèvres…

-Et il donne de nouveau des spectacles… de cirque ?

-Plus des numéros de trapèze, naturellement. Il s’est entièrement reconverti. Ou plutôt, il a imaginé une autre version de ses numéros précédents, une sorte de trapèze sans trapèze, sans corde et sans filet…

-Mais… de quel genre de spectacle peut-il s’agir ? Je ne comprends pas…

-Je vais tenter de vous l’expliquer, mais vous n’allez pas comprendre en effet. Vous n’allez pas vraiment comprendre. Je vous dis qu’il faut aller le voir… Je vais essayer de vous raconter malgré tout.

Son numéro vient juste après celui de la trapéziste… – c’est-à-dire sa femme, Alice, celle qu’il a rencontrée jadis sur un trapèze…- Donc, cela se passe ainsi, à peu près : la trapéziste vient de sortir de scène… après une performance très intense, très poétique…  Murmures d’admiration… Emotion… La salle est plongée dans l’ombre… La musique fait silence. Puis la lumière revient, et les trompettes saluent l’entrée du second trapéziste : Vogel le paralytique ! Le public ému applaudit. Chacun sait son histoire…  Ce sont ses deux fils qui le portent, le grand clown, et le funambule – ces petits cirques sont des entreprises familiales, Vogel travaille depuis toujours avec sa femme et avec ses enfants… Il est vêtu en acrobate, ou peut-être en magicien – maillot brillant recouvert d’étoiles pailletées, cape assortie- , et il se tient assis sur un fauteuil très haut, très bleu. Ses fils le portent sur leurs épaules, comme on porte les morts, c’est très impressionnant à voir. Vogel  force peut-être un peu sur les effets, mais je crois qu’il a besoin de cette emphase…

Puis la musique se fait très douce. Un air de flûte piccolo, quelques accords de bandonéon. Avec précaution les deux fils posent sur le sol le fauteuil peint de ciel. Ils apportent ensuite un grand écran de toile blanche, et toutes les lumières s’éteignent. Un seul projecteur, très puissant, se braque alors sur le paralytique, dessinant sur l’écran un grand cercle de lumière. La musique s’élève, doucement. C’est l’accordéon du clown qui joue désormais pour lui, accompagnant tous ses gestes.

Tony Vogel, seul en scène désormais, soulève avec peine ses deux poignets qu’il cale sur les bras du fauteuil – il semble encore très lourd, prisonnier de son corps blessé. Mais voilà qu’il parvient, dans un incroyable effort de volonté, à dresser ses deux mains dans la lumière. Il commence à remuer les doigts face à l’écran, lentement d’abord, presque maladroitement, et puis… et puis, c’est comme s’il entrait en extase, comme s’il s’arrachait, de toute la force de son esprit, à la pesanteur de ses membres….  ses doigts se mettent en transe, en quelque sorte, je ne sais comment vous expliquer cela… c’est presque impossible à décrire. L’ombre de ses mains qui dansent s’étend, immense, incroyablement agile, sur la toile blanche, et se met à jouer, comme jouent les acteurs ou plutôt les mimes… Vous avez dû voir déjà, à la télévision par exemple, des jeux d’ombres ordinaires, ce qu’on appelle des jeux d’ombres à la main… vous savez à quel point c’est primitif en général : quelques figures banales, qui se succèdent sans lien – un visage, un cheval, un lapin… Mais là, rien de tel, la main fait naître dans son ombre des silhouettes vivantes, des caravanes et des chapiteaux… le monde du cirque. Puis dans ce monde surgit un clown… un funambule entre en scène ensuite, une trapéziste enfin, et face à elle un trapéziste… et ils s’envolent ensemble d’un trapèze à l’autre… Comment décrire cela ? Les mains agiles racontent des prouesses toujours nouvelles. Les doigts sauvés de la paralysie, devenus d’une  souplesse invraisemblable, façonnés à tous les tours et aux sauts les plus périlleux par un entraînement incessant, racontent et parlent. Et ce qu’ils montrent, ils le font vivre.

Il paraît que ce soir Vogel ira jusqu’au bout de son histoire. Il va non seulement mimer sa existence perdue, mais aussi son accident, puis son effondrement, et sa lente guérison. C’est ce qui a été annoncé hier par ses fils. Il ne le fait que rarement, tant le souvenir de sa chute est douloureux pour lui. On dit que ces séances exceptionnelles sont sublimes. Je veux absolument voir cela.

J’étais dubitatif.

-C’est vraiment intéressant, ce théâtre d’ombres ? Ce n’est pas un peu… ennuyeux… enfin, un peu… mince ?

-C’est d’une beauté infinie. Comme si toute la force d’un homme se concentrait dans ces gestes de la main, dans ces ombres qui redessinent devant nous la vie.

Vogel était un excellent trapéziste et un poète passable, il est devenu un grand artiste, un véritable artiste. Certes son travail est modeste en apparence, ses créations sont éphémères et impalpables, pourtant, je vous l’assure, c’est un grand artiste. Car ce n’est rien d’autre, un artiste : quelqu’un qui peut concentrer tout son être dans une page, sur une toile, ou dans ses deux mains sculptant les lumières et les ombres. Peu importe au fond la forme que prend la création : ce qui importe c’est qu’en elle un être soit tout entier lui-même, ou plutôt tout entier tendu sur ce qu’il veut accomplir.

La jeune fille de tout à l’heure repassait devant nous en courant, toujours droite, tenant toujours sa rose…  J’avais cessé d’écouter Aldebaran.

-Elle vous intrigue beaucoup, ma petite patiente, n’est-ce pas ? Que voulez-vous que je vous dise de plus ? Il y a des chutes de l’âme, comme il y a des chutes du corps. Et des blessures de l’esprit qui paralysent la psyché, comme il y a des blessures du corps qui paralysent les membres. Vous vous êtes étonné tout à l’heure de voir cette jeune fille courir avec sa rose… et vous l’avez comparée à Ophélie. Eh bien cette rose, c’est son théâtre d’ombres. Et la course impeccablement maîtrisée qu’elle impose à son corps tourmenté et à son esprit souffrant, c’est son art du trapèze, en somme. Je ne dirai pas, comme l’a récemment écrit un philosophe, que la beauté nous sauve. Je n’irai pas jusque-là, car j’ai connu des échecs, mais je crois que la beauté nous conduit… Cette Ophélie ne se noiera pas, il me semble. Je crois même qu’elle vivra, qu’elle revivra, plus exactement…

Mais je vois, là-bas, arriver nos collègues du SEHISM. Il est temps de gagner la salle du conseil, afin de passer, comme on dit, aux choses sérieuses. Je n’oublie pas que vous m’avez promis de m’accompagner ce soir au cirque Vogel. La représentation est à vingt heures trente. Sur l’île Clémentine.

Sentez-moi donc ces roses… que leur parfum est doux aux premiers soleils du printemps ! Nous avons eu aussi de merveilleux lilas, la semaine passée, mais la tempête a balayé toutes les fleurs…

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14 commentaires pour La jeune fille à la rose

  1. Anne-Marie dit :

    La beauté sauve les corps et les âmes meurtris…Très jolie nouvelle, merci Carole!

  2. jill bill dit :

    Bonjour Carole… j’ai pénétré ce lieu en ton caompagnie avec un plaisir de lecture et d’espoir…. merci !

  3. Carole ! J’adore cette nouvelle je crois en la beauté, à l’effort afin que nos âmes puissent s’élever pour oublier le passé.

  4. almanitoo dit :

    Tes deux héros ont su compenser, chacun à sa manière, leur handicap et ils nous montrent de façon très poétique que la beauté est partout, que c’est à chacun d’entre nous de la voir.
    Une belle histoire de vie et d’espoir.

    • carolechollet dit :

      Le handicap est un sujet qui m’importe beaucoup. En effet j’ai choisi ici, pour les envisager symétriquement, deux formes de handicap, le handicap visible, que la société admet mieux aujourd’hui, et le handicap invisible, qui reste si souvent « honteux ».

      • Lania dit :

        Bonjour Carole; J’apprécie moi aussi ce parallèle que tu établis entre les handicaps. J’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce texte. Il nous invite au beau et à l’espoir. Parfait.

      • carolechollet dit :

        Merci, Lania. Le handicap emprisonne, l’espoir libère.

  5. Catheau dit :

    « Il n’est aucune beauté qui n’ait sa tache noire. Même le coquelicot, au cœur, porte la sienne, que chacun peut voir. » Merci, Carole, pour cette nouvelle.

  6. mansfield dit :

    Un beau récit, un beau dialogue, et tout au bout la résilience, une belle leçon d’optimisme, merci Carole!

  7. Oui Carole la Beauté peut sauver les coeurs et âmes les plus meurtries et comme tu sais bien le dire ! Merci. Amitiés.Joëlle

  8. zadddie dit :

    je me souviens du post, ailleurs, ou tu racontais une « histoire » de petite fille au fond de la classe, qui avait écrit une « rédaction », qui avait écouté la « rédaction » modèle avant de se rendre compte qu’il s’agissait de la sienne…..
    C’est bien aussi de se trouver dans la position du prof, et de trouver une perle ( dans le bon sens du terme) parmi tous les écrits médiocres à moyens, et d’en tirer du réconfort, un réconfort très bien venu…merci de me mettre souvent dans cette position…

    c’est un peu alambiqué, c’est juste pour dire que j’aime comme tu écris

  9. Valentine dit :

    Extraordinaire, cette situation étrange dans un hôpital psychiatrique ; et cette relation établie entre la course d’une jeune fille et ce trapéziste aux doigts agiles. Et puis ces sous-entendus suscités par la situation de conversation avec secret professionnel. C’est magnifique, captivant…

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